“Les pirates du temps”, de Raymond Milési

Les pirates du temps est le troisième tome des aventures de Delcano, signé Raymond Milési, dont je vous avais déjà parlé précédemment. Pour ceux qui prennent l’histoire en route, Delcano est un agent indépendant des services secrets terriens, dans un 49e siècle multiplanétaire. Du bon vieux space-opéra des familles avec un héros mâtiné San-Antonio.

Vous aurez noté que je n’ai pas chroniqué ici le deuxième tome, Futur sans étoiles; la raison en est principalement qu’il m’avait déçu. La faute surtout à un rythme bancal, qui commençait par deux chapitres de digressions, se concluait à peu près aux deux-tiers de l’ouvrage (en plus avec à peu près la même ficelle que dans le premier volume) et finissait le reste du bouquin en roue libre.

Lire plus

Formicapunk (Boulet: Notes 7)

Cruel dilemme, épisode N+1 : soit je vous parle des choses que je n’aime pas dans Formicapunk, le septième tome des Notes de Boulet, et je fais le billet le plus court de l’histoire de ce blog, soit je vous en dis tout le bien que j’en pense et je répète à l’envi les articles précédents.

Ce nouveau volume couvre une année, entre juillet 2010 et juillet 2011, de son blog-BD avec, comme fil rouge, la question des univers parallèles. À la sauce Boulet, bien entendu: l’homme qui met le doigt sur les absurdités des trucs à la mode, de préférence si c’est geek.

Genre, pourquoi le steampunk est un genre qui n’a pas vraiment été pensé avec un aspect pratique à l’esprit. Sans même parler du “formicapunk” qui donne son nom à ce tome, basé sur la technologie des années 1970-1980.

Lire plus

“Les livres maudits”, de Jacques Bergier

J’aurais dû me méfier. J’ai cherché un peu partout, puis fini par trouver au détour d’un étal du marché aux puces, Les livres maudits, livre de Jacques Bergier que Ghislain m’avait vanté dans la foulée du Matin des magiciens.

En fait, j’avais un peu tiqué en notant qu’il avait été publié dans la collection “Aventures mystérieuse” de J’ai Lu, fameuse pour ses couvertures bordeaux et son contenu hautement pipologique, à base d’extra-terrestres, d’anciens astronautes et d’occultisme. J’en ai lu pas mal quand j’étais jeune.

Lire plus

John Carter of Mars

Nouvelle séance de rattrapage cinéma hier soir avec, pour une fois, un film que j’ai regretté de ne pas avoir pu voir au ciné: John Carter of Mars. On va résumer l’intrigue simplement: un Terrien de la fin du XIXe siècle, ancien soldat de la Guerre de Sécession, se retrouve sur une planète Mars habitée (et nommée par les autochtones Barsoom), impliqué dans une guerre civile.

Alors c’est de l’aventure edwardienne (le bouquin originel, A Princess of Mars, a été écrit il y a pile cent ans), signée Edgar Rice Burrough, ce qui signifie que c’est truffé de clichés (princesse à sauver, bons sauvages, héros ancien militaire confédéré, etc.) et de bons sentiments. Mais, si on rentre dans l’histoire, ça a un côté voltigeant et grande aventure plein la gueule qui est très plaisant et même plutôt enthousiasmant.

Lire plus

Total Recall

La séance de cinéma d’hier soir a été précédée des dialogues suivants, d’abord jeudi: “On devait pas aller voir un film ce samedi?” – “Oui, mais j’ai oublié quoi.”; puis vendredi: “Ah, ça y est, je me souviens de ce qu’on voulait aller voir au ciné et c’est normal qu’on est oublié: c’était Total Recall.” Logique.

Si j’étais méchant, je dirais qu’on aurait mieux fait de ne pas s’en rappeler: ce film est plutôt médiocre. En fait, pour être très précis, il est décevant. Il prouve que s’il est possible de faire un bon film avec un blockbuster décervelé, il est beaucoup plus difficile de faire du blockbuster avec un minimum de cerveau, parce que juste un minimum, ce n’est pas assez.

Lire plus

Ce Roland C. Wagner que je n’ai jamais connu

Donc, aveu: je ne connaissais pas Roland C. Wagner, un des grands noms de la science-fiction française, disparu dans un accident de voiture il y a deux semaines. Et, après avoir lu l’article du Monde Roland C. Wagner : une vie de musique et de science-fiction, j’en viens à le regretter.

J’ai failli mentionner que je n’avais même jamais lu un de ces textes avant de me rappeler que “L’été insensé”, première nouvelle du recueil U-chroniques, était de sa plume. Je découvre également qu’il avait signé, sous le pseudonyme évocateur de “Red Deff”, le délirant diptyque SF La Sinsé gravite au 21, chez Fleuve Noir Anticipation.

Lire plus

“Boneshaker”, de Cherie Priest

Du steampunk, du western et des zombies, c’est le cocktail que propose Boneshaker, roman de l’Américaine Cherie Priest dont j’avais entendu parler via BoingBoing et io9 et que j’ai acheté à Dublin. Soyons honnête : je n’aime pas les zombies et je ne raffole pas du western, mais la mention « steampunk » est souvent suffisante pour me faire acheter un peu n’importe quoi.