The Pineapple Thief: Tightly Unwound

Progressif, post-rock ou les deux? Post-prog, peut-être? Au grand jeu des étiquettes stylistiques, il y a des groupes qui défient toute catégorisation, pas tant parce qu’il sont dans un genre à eux tous seuls, mais plutôt parce qu’ils sont à cheval entre deux genres raisonnablement bien établis. C’est le cas des Anglais de The Pineapple …

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Phideaux: Doomsday Afternoon

Ce n’est pas sans une certaine hésitation que j’ai fini par acheter Doomsday Afternoon, le dernier album de Phideaux. Ce que j’en avais entendu ne m’avait pas convaincu outre mesure, mais c’est parce que cet album mérite d’être écouté dans son intégralité.

Phideaux (nom du compositeur principal, un New-Yorkais du nom de Xavier Phideaux) est une nouvelle preuve que le renouveau du rock progressif passe par un retour aux sources: les années 1970. Moderne dans sa structure et sa production, l’album s’inspire franchement des sonorités des groupes de rock prog de la grande époque: Genesis, Kansas, avec des touches d’Alan Parson. J’y entends même des touches des premiers albums de Marillion (Grendel!).

Les compositions sont majestueuses, avec des morceaux de bravoure tant instrumentaux que chantés; la présence de voix masculines et féminines apporte également une originalité et une fraîcheur bienvenues. À noter que Doomsday Afternoon est le deuxième album d’une trilogie.

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Pure Reason Revolution: Live at NearFEST 2007

Dernier papier sur les albums en concert (je ne vais pas vous parler de celui d’Änglagård, parce que j’ai même du mal à me souvenir de ce que c’est, même après l’avoir écouté) récemment achetés, mais pas des moindres. Le Live at NearFEST 2007 de Pure Reason Revolution est un aperçu intéressant de ce que sait faire ce quatuor britannique en matière de prestation en concert.

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Rush: Snakes and Arrows Live

J’ai pris sur moi et acheté le dernier album de RushSnakes & Arrows Live. Je dois en effet avouer que Rush n’est pas exactement ma tasse de thé. Certes, c’est un groupe difficilement contournable et qui reste une influence majeure pour toute la scène prog US, y compris (voire surtout) Dream Theater et, partant, les autres prog-métaleux. Mais j’ai du mal avec la voix du chanteur et certaines compos, qui me semblent plus calibrées pour cartonner sur les radios que pour jouer dans l’originalité.

Sylvan: Leaving Backstage

Quelques jours à Paris et, une visite ou deux chez Gibert plus tard, me voici avec une quinzaine d’albums de rock progressif à écouter. C’est dur, la vie!

En conséquence, je vais être plutôt bref sur ceux dont je vais parler sur ce blog. Le premier, c’est Leaving Backstage, le nouvel album live de Sylvan. Commençons déjà par éliminer le négatif: j’ai connu des albums live plus, comment dire… plus live, en fait. Ça manque de public et de folie brute.

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Dawn: Loneliness

Le terroir, il n’y a que ça de vrai et de frais — même si, dans le cas présent, il s’évertue à jouer sur des registres inventés en Grande-Bretagne entre la fin des années 60 et le début des années 70. Je veux parler de Loneliness, premier album de Dawn, groupe de rock progressif suisse romand.

Les ceusses qui sont allergiques aux sonorités des premiers albums de Yes ou de Genesis feraient bien de passer leur chemin: Dawn baigne clairement en plein dedans et livre des compositions qui fleurent bon la campagne anglaise, notamment sur des morceaux comme Dawn ou The Brook. Fort heureusement, on n’est pas dans le plagiat pur et simple; Dawn s’inspire, mais ne copie pas.

Perso, j’adore; ça me rappelle aussi les tous premiers morceaux de Marillion, genre Grendel ou d’autres joyeux du néo-prog. Certes, ce n’est pas jeune et ça manque d’une touche d’originalité ou, à tout le moins, de modernité. Cela dit, pour un premier album, c’est du beau, du propre, du ciselé. On gagne toujours à privilégier les productions locales.

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The Tangent: Not As Good As the Book

Je viens de finir, non pas le dernier album des prog-pasticheurs The Tangent (qui tourne sur ma playlist depuis plus d’une semaine), mais la grosse nouvelle illustrée de science-fiction qui allait avec le CD “Not As Good As The Book”. Ni l’un ni l’autre ne révolutionneront le genre et je pense même que l’album est un …

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Ayreon: 01011001

En général, le rock progressif ne fait pas trop dans le style rentre-dedans. En général, parce qu’en particulier, Ayreon ne fait pas exactement dans le subtil et le délicat — à part peut-être au niveau musical, et encore — et le dernier opus, sobrement intitulé 01011001, ne fait pas vraiment exception.

Arjen Antony Lucassen, le grand malade derrière Ayreon (ainsi que les projets Star One et Stream of Passion), est un peu le Jerry Bruckheimer du rock progressif: gros son, grosse production et casting pléthorique. On trouve des membres (entre autres) de Pain of Salvation, Dream Theater, Evergrey, ainsi que Bob Catley (Magnum) et Anneke van Giersbergen (ex-chanteuse de The Gathering), etc. À la limite, on pourrait dire qu’il manque Hans Zimmer…

Donc, les ingrédients sont de premier choix, qu’en est-il de la tambouille? Là encore, c’est un peu du Jerry Bruckheimer, en ce sens qu’Ayreon nous ressert un peu les mêmes recettes que sur The Human Equation ou The Electric Castle: du prog-métal symphonique à grand spectacle, de l’opéra-rock à thème SF et de l’emphase par wagons entiers. Ce n’est pas exactement désagréable, au contraire, mais il ressort de ce double album une impression bizarre: il y a de grands moments musicaux, mais l’ensemble manque sérieusement d’originalité. Ayreon fait de l’Ayreon, point-barre.

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Black Bonzo: Sounds of the Apocalypse

Avec un nom qui évoque plus la version goth d’un clown à la Stephen King, on pourrait s’attendre à un groupe punkoïde. Raté: Black Bonzo donne dans le rock progressif, tendance dinosaurien, revu et corrigé début de 21e siècle. Avec un tel descriptif, on pourrait également s’attendre à un clone de The Tangent, qui donnerait …

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2007, l’année Sylvan

Cet article est le numéro 2 d'une série de 15 intitulée Albums de l'année

L’année qui s’en est allée a surtout été, musicalement, l’année des déceptions: beaucoup d’attentes, peu de réussites. Au final, il ne me reste que quelques belle découvertes: Quantum Fantay et Maserati, par exemple. Ou Sylvan. Du coup, je pense que je vais accorder le titre d’album de l’année 2007 à Presets, de Sylvan. Ce n’est …

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Glass Hammer: Culture of Ascent

Que je vous explique: vous allez voir pas mal de ces mini-critiques, parce qu’à Paris, j’ai profité du séjour pour sérieusement piller le rayon prog du magasin qui sonne comme un croisement entre Gibet et Bébert. Parmi les bidules que j’ai ramené, le dernier album de Glass Hammer, “Culture of Ascent”. À la première écoute, ça …

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Starcastle: Song of Times

Les groupes de prog ne vieillissent pas: ils engagent juste de meilleurs producteurs. C’est la réflexion que je me suis fait en écoutant Song of Times, le dernier album de Starcastle. Il s’agit d’un groupe américain, dont les débuts remontent au milieu des années 70 et qui a pondu quelques albums avant de complètement disparaître des radars …

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The Tangent: Going Off on One

Ce n’est pas trop mon genre de parler des albums décevants, à part s’il y avait une grosse attente dessus (voir le dernier Linkin Park). C’est hélas le cas du Going Off On One de The Tangent.

The Tangent est un groupe que j’avais découvert récemment et qui fait du prog “à l’ancienne”, presque à un degré satirique: ils vont si loin dans le cliché qu’ils transcendent le genre. Leurs trois albums studio sont des gemmes dans le genre.

Il n’en est pas de même avec ce double “live”. Quelque part, le “live” est un exercice de style où on attend que le groupe se surpasse; dans le cas présent, pour la transcendance, vous repasserez! Mou du genou, avec un public en grande partie absent et/ou neurasthénique et une production au jus de guimauve light, c’est à peu près tout ce qu’un “live” ne devrait pas être!

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Morow.com, Radio Prog International

Tiens, au hasard de mes pérégrinations, je suis tombé sur une webradio qui passe du prog — une qui n’a pas la sale habitude de passer plein de pubs idiotes pour nous convaincre d’acheter la version sans pub, ce que je trouve d’un mesquin consommé. Celle-ci s’appelle morow.com et semble être montée par des Français. …

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Blind Guardian / Pure Reason Revolution / Diabolical Masquerade — Musique pour convalescence

Blind Guardian: A Twist in the Myth

Bon, je suis toujours officiellement cassé et ça risque de durer encore une semaine ou deux. La bonne nouvelle, c’est que ça va un peu mieux (je peux rester assis) et que ça ne m’empêche pas d’écouter quelques nouveautés.

 

Scenes / Shadow Gallery / Dream Theater — Playlist – 22 juin 2005

Ce sont probablement les derniers arrivages avant l’été, longue période de sécheresse musicale — en ce qui concerne les nouveautés –, mais c’est loin d’être négligeable: un nouveau Dream Theater, le retour de Shadow Gallery et un petit nouveau, Scenes.

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Le symphonique est à la mode

Ces temps-ci, en rotation intensive sur la platine de tonton Alias: Ayreon, The Human Equation; Therion, Lemuria/Sirius B; Nightwish, Once; et IQ, Dark Matter. Si vous n’aimez pas le grandiose, le mégalo et les morceaux de dix minutes (voire plus, si affinités), passez votre chemin! The Human Equation, de Ayreon. Ceux qui connaissent l’oiseau savent que c’est un mégalo; les autres sont prévenus. Ça …

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Et Dieu dans tout ça?

Dieu est très tendance. En tous cas si j’en crois mes dernières trouvailles musicales.

Or donc, je suis allé faire un tour (en fait, deux) chez mon disquaire préféré, une boutique genevoise microscopique qui a la bonne idée de vendre des trucs que j’aime (et qui en plus n’est pas loin du Paradoxe Perdu; double bonus!).

J’en ai ramené, entre autres blagues, les nouveaux albums de Dream Theater (Train of Thought), Magellan (Impossible Figures), et un album solo de Neal Morse (chanteur de Spock’s Beard; Testimony). Soyons clair: si on est allergique aux références chrétiennes, mieux vaut passer son chemin! Y’en a. Beaucoup. Avec Neal Morse, on entre carrément dans la catégorie “rock chrétien”, ou je ne m’y connais pas.

C’est agaçant.

Maintenant, je ne suis pas allergique aux références chrétiennes. Ce qui est heureux, quand on sait pour qui je bosse. Mais à la longue, ça fatigue. La bonne nouvelle, c’est qu’au moins, on n’est pas trop volé sur la musique: ça reste du prog, avec des vrais bouts de Yes (dans le Magellan) ou de Kansas (chez Neal Morse). Et puis bon, Dream Theater, même quand ils font de la merde (ce qui n’est pas le cas ici), ils dominent quand même la production musicale actuelle de la tête et des épaules.

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