Riverside: Eye of the Soundscape

Riverside: Eye of the Soundscape

Eye of the Soundscape n’est pas un album de Riverside comme les autres, et c’est peu de le dire – même si beaucoup d’autres l’ont dit avant moi. Ceux qui ont suivi l’actualité du groupe ont appris le décès soudain de Piotr Grudziński, leur guitariste. Riverside, qui est un des pionniers du rock progressif contemporain, puisant ses inspirations aussi bien dans le metal que dans l’électro, livre ici un double CD qui tient plus du second que du premier.

Riverside: Love, Fear and the Time Machine

Riverside: Love, Fear and the Time Machine

C’est curieux, les impressions: j’écoutais Love, Fear and the Time Machine, le dernier album de Riverside, sur mes écouteurs à la caf’ du bureau et, soudainement, j’avais l’impression d’avoir Mariusz Duda et sa bande à la même table que moi. Un peu comme si je retrouvais des vieux amis et qu’on déconnait ensemble du dernier épisode de Doctor Who.

Night of the Prog 2015, deuxième jour

Night of the Prog 2015 samedi
Cet article est le numéro 3 d'une série de 5 intitulée Night of the Prog 2015

La météo, radieuse la veille, nous gratifie d’ondées matinales. Rien de tel pour se réveiller de bonne humeur qu’une tente dont l’atmosphère est saturée d’humidité et des douches privées d’eau chaude. Qu’à cela ne tienne: on n’est pas là pour se la couler douce, y’a Night of the Prog, deuxième jour! Avec un programme de folie, en sus.

Sylvium: The Gift of Anxiety

Découvert via un article du site Clair & Obscur (encore eux!), The Gift of Anxiety du groupe néerlandais Sylvium est un de ces joyaux méconnus qui vous donne envie de faire votre hipster, tant il est évident qu’ils ont tout pour devenir célèbres et que, du coup, vous les connaissez d’avant.

Riverside: Shrine of New Generation Slaves

Depuis le temps que je répète à qui veut l’entendre (et aussi à un certain nombre de gens qui ne veulent pas) que Riverside est probablement ce qui est arrivé de mieux au rock progressif ces dix dernières années, c’est peu de dire que j’attendais l’arrivée de ce nouvel album, Shrine of New Generation Slaves (SONGS, pour faire court; et oui, c’est voulu) avec une certaine impatience. Ou appréhension.

Je dois avouer une petite pointe de déception, en ce que je trouve que cet album n’est pas à la hauteur du précédent, Anno Domini High Definition. Mais bon, ça revient un peu à dire qu’il est moins bon que l’album parfait. Le rock progressif moderne de Riverside, qui évolue sereinement entre néo-prog à la Marillion, progressif atmosphérique façon Porcupine Tree, avec des pointes prog-métal, se pare ici également d’un côté hard-rock-blues.

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Lunatic Soul “Impressions” et Naïve “The End”, mes albums de l’année 2011

Encore une année difficile pour la sélection de mon album de l’année à moi que j’ai, mais j’ai fini par choisir Impressions, de Lunatic Soul, comme album de l’année 2011. C’est un peu un prix “pour l’ensemble de son œuvre” attribué à Mariusz Duda et son orchestre, puisqu’on peut l’y adjoindre Memories in my Head de Riverside, également sorti cette année, ainsi que la prestation de ces derniers au Night of the Prog Festival.

La difficulté du choix a cette fois-ci été double: d’une part, 2011 a quand même été une année riche en nouveautés et découvertes très valables, tels le Communication Lost de Wolverine, Visions de Haken, One de TesseracT ou 3603 battements de Lazuli, pour n’en citer que quelques-uns. Sans parler de Nightwish et son Imaginaerum, déboulant en fin d’année avec la délicatesse habituelle d’un éléphant bourré à l’aquavit.

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Lunatic Soul: Impressions

N’ayons pas peur des mots, ni des jugements à l’emporte-pièce: Impressions, troisième album de Lunatic Soul (le projet solo de Mariusz Duda, de Riverside), est un très sérieux candidat au titre d’album de l’année! Décidément, ils sont forts, ces Polonais…

Les huit parties du morceau-titre sont autant d’instrumentaux magnifiques, d’un rock progressif mélancolique qui emprunte tout autant à Riverside, Mike Oldfield ou Peter Gabriel. Deux reprises complètent l’album qui, avec quarante minute au compteur, a de nouveau (après l’EP Memories in my Head de Riverside) le défaut d’être court – mais c’est bien le seul.

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Martigan / Sky Architect / Threshold / Riverside / Eloy au festival Night of the Prog VI

Cet article est le numéro 2 d'une série de 3 intitulée Lorelei 2011

Première journée du Night of the Prog Festival, le 8 juillet 2011. On commence par des revenants, des jeunots doués, des grands noms de la nouvelle et de l’ancienne génération.

Riverside : Memories in My Head

C’est un fait, sinon scientifique, du moins vérifiable : les bons albums sont toujours trop courts. Ce Memories in My Head de Riverside vérifie doublement cet adage, car non seulement c’est un excellent album, mais en plus il est réellement trop court : trente minutes.

Et comme on parle de Riverside, une des têtes de file du rock progressif contemporain, ces trente minutes se composent de trois morceaux de longueur à peu près égale. Probablement moins avant-gardistes que le précédent album Anno Domini High Definition, cet EP déroule néanmoins le savoir-faire Polonais dans leur style qui mélange le rock progressif traditionnel, des sonorités néo-prog à la Marillion et des instrumentations très métal.

Emmené par un Mariusz Duda au mieux de sa forme, ce qui marque surtout dans ces trois morceaux, ce sont les parties instrumentales somptueuses, comme la transition entre « Goodbye Sweet Innocence » et « Living in the Past » ou le final de ce même « Living in the Past ». Riverside est un groupe de monstres de virtuosité, mais qui ne laisse jamais ses individualités se mettre en travers des compositions.

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Night of the Prog Festival

Décidément, il est dit que je vais passer mes mois de juillet en Allemagne! Cette fois-ci, pas pour le travail, même si je risque tout aussi peu de dormir: le sixième Night of the Prog Festival, qui se tient dans la Lorelei, affiche un tel programme que j’ai acheté les billets avant de discuter.

Lunatic Soul: II

Et voici le deuxième album de Lunatic Soul, le projet solo de Mariusz Duda, et c’est toujours aussi bien. Comment, vous ne savez pas qui est Mariusz Duda? Le chanteur-compositeur du groupe polonais Riverside? Comment, vous ne savez pas qui est Riverside? Dehors!

Bon, maintenant qu’on est entre gens de bonne compagnie, parlons un peu de ce deuxième album, toujours sans titre et baptisé par la presse, selon les cas, II ou The White Album (la pochette étant l’inverse de celle du précédent).

Oubliez toute idée de rupture, on est ici dans la continuité du premier, un album de rock progressif atmosphérique aux ambiances mélancoliques et aux sonorités moyen-orientales (peut-être l’influence du batteur d’Indukti?). Par moment, on dirait une version masculine de Lisa Gerrard ou de Loreena McKennit croisée avec du Porcupine Tree dépressif.

Bon, c’est vrai que, dit comme ça, ça a le côté enthousiasmant d’un documentaire sur un orphelinat pendant la Grande Dépression, mais bon, d’une part, les gens qui connaissent Riverside savent que l’ami Mariusz n’est pas musicalement le plus joyeux des drilles, mais aussi que, quand il s’agit de composer de la belle musique (mais triste), il ne craint pas grand-monde.

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Division By Zero: Tyranny of Therapy

La Pologne, l’autre pays du métal. Et du prog. Impressionnant la quantité de groupes de qualité que ce pays est capable de produire. Sur la base de leur premier album Tyranny of TherapyDivision By Zero (leur site MySpace est plus à jour, avec notamment l’annonce d’un nouvel album) est un groupe qui n’a pas à souffrir de la comparaison avec certains de ses compatriotes prestigieux, comme Indukti, Votum ou Riverside.

Tiens, parlons donc un peu de Riverside: il est clair que c’est une des influences majeures du groupe pour ses vocaux clairs (non growlés) et le mélange de mélodies progressives suivies de gros riffs qui tachent (par exemple sur “Your Salvation”). Car Division By Zero, c’est certes du métal progressif, mais c’est nettement plus métal que prog, et même très très technique, parfois à la limite de l’expérimental façon Spiral Architect.

On peut aussi citer Evergrey et Opeth dans les influences, mais ce qui impressionne chez Division By Zero, c’est comment ses influences somme toute très diverses se mélangent pour donner une nouvelle sauce qui n’hésite pas à passer abruptement d’une ambiance à l’autre avec une virtuosité qui donne un peu le tournis.

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Votum: Metafiction

Je vous avais déjà parlé, l’année passée, de Votum, groupe polonais oscillant aux frontières entre progressif sombre et métal prog; j’avais conclu ma chronique par “prometteur”. Le nouvel album, Metafiction, est donc là et il est temps de vérifier si les promesses sont tenues.

La première constatation qui me vient à l’écoute de cet album, c’est que Votum s’est trouvé un modèle. Il n’a d’ailleurs pas eu à chercher très loin, car c’est de leurs compatriotes de Riverside que le groupe s’est inspiré pour leur nouvel opus. Personnellement, j’aurais préféré qu’il s’entichent d’Indukti, mais franchement, il y a bien pire comme modèle.

Du coup, Metafiction sonne beaucoup comme un album de Riverside, mais avec quand même suffisamment de points de divergence pour qu’on ne puisse pas hurler tout de suite au plagiat. N’empêche que des pistes comme “Glassy Essence” ou “December 20th” comportent des sonorités — mélanges de claviers planants et de riffs de guitare agressifs — qui ne trompent pas. Le thème de l’album semble également en phase avec les introspections de la bande à Mariusz Duda.

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Indukti « Idmen »: Mon album de l’année 2009

Bon, donc 2009, c’est fait! C’est donc le moment des rétrospectives, best-of et autres palmarès de la même eau. Je sacrifie donc à la tradition en commençant par l’habituel Album de l’année 2009 – principalement parce que c’est le plus facile à choisir: Idmen, d’Indukti (chroniqué en août), a écrasé toute compétition cette année.

Relisez donc la chronique et celle de S.U.S.A.R, son prédecesseur: tout y est. Indukti, c’est juste une des plus grosses baffes musicales que j’ai eues, au moins depuis When Dream and Day Unite, de Dream Theater.

Idmen, d’Indukti, donc. Et pas de discussion!

Notez que ça a failli: la fin de cette année m’a amené deux belles perles avec les deux album éponymes de God Is an Astronaut et Aucan et le reste de 2009 a également été riche en albums d’excellente facture. En progressif contemporain, je citerai le Amor Vincit Omnia, de Pure Reason Revolution, ainsi que Anno Domini High Definition, de Riverside, avec mentions spéciales à Lazuli, Gazpacho et à VIII Strada.

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Indukti: S.U.S.A.R

Ceux qui me suivent sur ce blog, sur Facebook, sur Twitter et sur quelques dizaines de forums ont pu se rendre compte que la découverte d’Indukti m’a sérieusement mis la tête à l’envers. Y’a pas: c’est une bombe atomique antiplanétaire et, à moins d’une énorme surprise ces trois prochains mois, Idmen va être mon album …

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Riverside: Anno Domini High Definition

Les trois derniers albums studio de Riverside (ainsi que le Lunatic Soul de leur chanteur, Mariusz Duda), m’ont suffisamment impressionné pour que la perspective du nouvel album, Anno Domini High Definition, éveille un sentiment d’anticipation rare chez un vieux blasé dans mon genre.

2007, l’année Sylvan

Cet article est le numéro 2 d'une série de 14 intitulée Albums de l'année

L’année qui s’en est allée a surtout été, musicalement, l’année des déceptions: beaucoup d’attentes, peu de réussites. Au final, il ne me reste que quelques belle découvertes: Quantum Fantay et Maserati, par exemple. Ou Sylvan. Du coup, je pense que je vais accorder le titre d’album de l’année 2007 à Presets, de Sylvan. Ce n’est …

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Sylvan: Presets

Fan de rock progressif: plus qu’une passion, un sacerdoce! Le problème majeur, c’est qu’au niveau médiatique, on a une visibilité comparable à celle des rôlistes — Mireille Dumas en moins, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Hormis les résurrections ponctuelles de quelques groupes des dinosaures, c’est un peu difficile de savoir ce qui se passe. Heureusement pour moi, j’ai découvert il y a quelques temps Prog Archives, qui propose des critiques d’albums; avec un flux RSS, ça permet de se tenir un peu au courant.

Tout ceci pour dire que, grâce à ce site, j’ai découvert Sylvan, un groupe allemand de néo-prog, qui, malgré près de dix ans de scène, était passé jusqu’à présent complètement en-dessous de mon progdar personnel. Leur dernier album, Presets, est une des excellentes nouvelles de cette année.

Certes, au niveau originalité, il n’y a pas de quoi estropier d’innocents palmipèdes: c’est du néo-progressif très classique, avec une pointe d’iQ par ci, un soupçon de Marillion par là et probablement de grosses influences croisées avec les Polonais de Riverside.

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