Je ne sais pas ce qu’il y a dans l’air, ces temps-ci, mais une véritable frénésie de remixage oldfieldien semble s’être emparée de plusieurs musiciens. Dernier en date, le sieur Robert Reed, qui nous livre avec Sanctuary une réinterprétation des thèmes musicaux du maître, période 1974-1982.
Ah, Saga! Toute ma jeunesse… Du coup, quand sort un nouvel album, comme ce Sagacity, je suis de nouveau tout fébrile – et souvent un peu déçu. Mon problème, c’est que les Canadiens ont somme toute assez peu évolué depuis ces quinze dernières années. À l’écoute de cet album, j’en viens même à me demander s’il ne faut pas parler d’auto-pastiche.
Deuxième jour du festival Night of the Prog. Le lendemain matin, pas de repos pour les braves – ou si peu : on reprend la route de l’amphithéâtre pour midi.
Et c’est donc reparti pour le Night of the Prog Festival treize groupes et vingt-deux heures de rock progressif dans un des plus beaux sites du monde.
— Tu disparais pendant trois jours, puis tu nous appelles depuis un communicateur public pour nous demander de venir te chercher après un festival de musique ? Enfin, si on peut considérer cette hystérie comme de la musique.
IQ m’impressionne. Plus de trente ans de carrière derrière eux, on pourrait croire que ces vétérans du néo-prog britannique auraient pu prendre leur retraite et voilà qu’ils nous pondent The Road of Bones, un double album d’une profondeur impressionnante.
Le groupe italien The Watch est surtout connu pour être un cover-band, c’est-à-dire un groupe qui joue des reprises, dans le cas présent du Genesis période Peter Gabriel. Leur dernier album Tracks from the Alps, sorti il y a peu, prouve qu’ils font aussi des reprises de morceaux de Genesis qui n’existent pas.
Plus ça va, plus je me dis que la récente carrière d’Anathema n’aura connu qu’un seul faux pas et ce n’est pas ce nouvel album, intitulé Distant Satellites, qui viendra me contredire. Cela dit, ce n’est pas non plus l’album de l’année, même s’il reste très plaisant.
En général, j’aime bien le néo-prog. Pourtant, avec le projet chilien Aisles et leur troisième album intitulé 4:45 AM, je suis un peu frustré. Peut-être parce qu’il est un peu trop néo et pas assez prog.
Il y a deux catégories de gens qui liront cette chronique de Homo Erraticus: les prog-heads qui vont tout de suite reconnaître le nom de Ian Anderson et ceux chez qui toute cette histoire va passer au-dessus de la tête. Je précise juste, au cas où, que le monsieur est le chanteur-flûtiste de Jethro Tull, groupe légendaire des Temps Héroïques.
Je dois avouer qu’une des raisons principales qui m’incitent à suivre l’actualité de Fromuz, notamment leur nouvel album Sodom and Gomorrah, c’est que c’est un groupe de rock progressif ouzbèke. Les combos exotiques, c’est un peu mon snobisme à moi.
Mick Pointer, premier batteur de Marillion, puis membre fondateur d’Arena, est à l’origine de ce Marillion’s « Script » Revisited, publié sous le nom de Mick Pointer Band. Et j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas quel est l’intérêt de la démarche.
Il y a des groupes qui, l’air de rien, ont su tracer leur chemin, même dans un genre aussi balisé que le rock progressif. Les Norvégiens de Gazpacho sont de ceux-ci et leur dernier album, Demon, en est une preuve supplémentaire.
Perfect Beings (attention: autoplay à la con), ce fut un peu le buzz de ce début de l’année dans la petite communauté du rock progressif. L’album du groupe éponyme (et néanmoins américain) a été chroniqué par un peu tous mes sites préférés et, du coup, je n’ai pas pu passer à côté. Oui, parfois je suis très influençable, mais en même temps, à quoi sert de suivre ce genre d’info, sinon?
Il y a des groupes que l’on retrouve, d’album en album, comme on retrouve un vieil ami. Lazuli est de ceux-ci et, trente secondes après avoir lancé Tant que l’herbe est grasse, je me prenais à sourire en pensant que ça faisait longtemps – trop longtemps – qu’on ne s’était plus croisé.
Or donc, si vous avez suivi mon actualité récente, vous avez pu apprendre que le groupe de rock progressif suisse Dawn a sorti son nouvel album, Darker. Il est fort possible que ça vous en touche une sans faire bouger l’autre, mais pour ceux qui aiment le prog, lisez encore un peu, c’est du bon.
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