Destination Tokyo 2017

Destination Tokyo 2017

Donc, vendredi passé, c’était concert (et c’était cool). Le lendemain, un tunnel du Lötschberg plus tard (plus ou moins) et je retrouve ma cosplayeuse d’épouse (avec Psychée dans ses bagages) à Sion pour Destination Tokyo, édition 2017 de la convention japonaise bisannuelle du Valais.

Geekopolis 2015

Geekopolis 2015

Imaginez un salon dans lequel se retrouvent les otakus, les fondus du med-fan, les fans de superhéros, les distingués amateurs de steampunk, les auteurs, les joueurs, les cosplayeurs, les amateurs d’informatique et les créateurs de tous poils: c’est Geekopolis. Et c’est bien, mais c’est quand même un peu fatiguant.

K Project

Dans un futur proche, où des groupes de personnes dotées de pouvoirs surnaturels et emmenés par des rois dominent en sous-main la vie du Japon, le jeune et insouciant Yoshiro Isana est soudainement le centre de l’attention de deux de ces groupes, qui pensent qu’il est un des rois – et qui plus est, un meurtrier. C’est sur ces prémisses plutôt classiques que commence l’animé K, ou K Project.

“Edge of Tomorrow”, de Hiroshi Sakurazaka

Lors d’un assaut majeur contre les Mimics, les extra-terrestres qui ont envahi la Terre, la jeune recrue japonaise Keiji Kiriya, meurt. C’est ainsi que commence Edge of Tomorrow, roman – light novel, pour être précis – de l’auteur japonais Hiroshi Sakurazaka, dont est tiré le film avec Tom Cruise, dont je vous ai parlé hier (ou avant-hier, je me suis un peu pris les pieds dans les boutons).

“Avant le voyage”, les notes du créateur de Ryuutama

Je relaye ici une initiative très intéressante de Jérôme “Brand” Larré autour de son projet de traduction en français du jeu de rôle japonais Ryuutama (dont la souscription a explosé pas mal de records): il publie sur son blog les notes de conception de l’auteur de Ryuutama.

Le texte est intéressant à plus d’un titre: d’abord, parce qu’effectivement, il permet de comprendre quels sont les choix de son auteur, Atsuhiro Okada, notamment sur l’interaction entre le contexte du jeu, son système (à savoir qui joue quoi et comment; ici, c’est important) et ses règles (system matters, on ne le dira jamais assez) – ainsi d’ailleurs que son graphisme.

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Japan Expo / ComicCon 2012

Désolé pour ce hiatus de quelques  jours, mais j’étais dans mon élément naturel : la convention de geeks. En effet, cette année, grande première : je me retrouve dans un salon comme la Japan Expo / ComicCon de Paris sans la confuse impression de ne pas être exactement à ma place – outre que d’être aux côtés de mon épouse, s’entend.

La raison en est que, dans la Japan Expo / ComicCon, il y a la ComicCon, consacrée plus aux bandes dessinées américaines et européennes, et, au sein de cette même ComicCon, un fort contingent rôliste, au sein duquel j’ai pu taper l’incruste pour présenter quelques petites parties de Tigres Volants.

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Blood Stain Child: Epsilon

J’aime bien le Japon, mais je dois avouer que, quand on parle de musique, ce n’est pas exactement mon pays préféré. Du coup, Epsilon, nouvel album de Blood Stain Child, fait un peu figure d’exception avec son métal à chanteuse, tendance death et trance. Oui, ça fait un peu bizarre, dit comme ça, mais ça fait encore plus bizarre quand on l’écoute.

L’album avait titillé ma curiosité quand je l’avais vu dans les bacs de la Citadelle, mais c’est via un article dans io9 sur les musiques futuristes que je me suis décidé à l’acheter. Et c’est vrai que la musique de Blood Stain Child fait un peu penser à du cyberpunk old-skool. En fait, je trouve que ça ressemble à de la musique d’animé qui me plaît; ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas une mince affaire.

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Arrietty, le petit monde des chapardeurs

On est fanboy ou on ne l’est pas et la sortie d’un nouveau film des Studios Ghibli comme Arrietty, le petit monde des chapardeurs a pour conséquence un passage immédiat au cinéma le plus proche. Inspiré d’un livre pour enfants signé Mary Norton, le film narre la rencontre entre Shô, jeune garçon japonais atteint d’une maladie du cœur, et Arrietty, jeune fille du peuple des Chapardeurs, minuscules humains vivant cachés et qui se procurent ce dont ils ont besoin en les “empruntant” dans les demeures humaines.

Si je ne vais pas plus loin dans la narration de la trame, ce n’est pas pour éviter d’en dire trop, mais bien parce qu’il n’ a pas grand-chose de plus à raconter. C’est très contemplatif, genre “tranche de vie” autrement banale s’il n’y avait pas cette présence des Chapardeurs, un peu comme des fées sans tout le côté mystico-magique qui va avec. Du surnaturel qui, au final, est très naturel; je me demande si ce n’est pas un peu la “touche japonaise” dans ce genre d’histoire: même le surnaturel le plus absurde paraît complètement banal.

Visuellement, rien à redire. Déjà, ce n’est pas de la 3D, ouf! Ensuite, c’est de l’animation de qualité dans le style Ghibli, avec des couleurs somptueuses, toujours le petit détail qui tue et, par-dessus le marché, une technique et une fluidité sans pareille. Les décors de la campagne japonaise sont magnifiques et les détails du monde des chapardeurs, entres les murs et sous les planchers des maisons humaines, sont très bien pensés. Ajoutez à cela une très belle musique signée Cécile Corbel, dont les tons celtisants s’accommodent curieusement bien avec cette histoire.

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Japan Expo Sud 2011

Et allez, encore un week-end au milieu des otakus, des cosplayers et autres fans de trucs plus ou moins japonais et autre geekeries assimilées: Isa et moi sommes allé à Marseille ce week-end pour la Japan Expo Sud. Je dois avouer une certaine lassitude après ces deux jours, lassitude qui m’est pas entièrement due aux choix télévisuels d’Isa – même si je connais peu de choses plus dangereux pour ma santé mentale que ma chère et tendre armée d’une télécommande.

Le vrai problème, c’est qu’un évènement comme la Japan Expo est prévu pour les fans absolus ou le grand public qui n’y connaît pas grand-chose, mais pour des semi-intéressés comme moi, c’est d’un intérêt beaucoup plus limité. À peu près les trois-quarts de l’intérêt de ce salon, c’est les costumes, les gadgets, les bouquins et DVD en eux-mêmes et les dédicaces – et à part les bouquins et les DVD, que j’achète en général ailleurs, ça ne coïncide pas avec mes intérêts (pour rester poli).

Bon, tout n’est pas complètement perdu: j’ai quand même pu voir quelques extraits de séries potentiellement intéressantes, comme Jellyfish Princess ou Durarara, et assister à deux mini-concerts pas complètement inintéressants: Keisho Ohno, qui fait une sorte de rock avec des instruments traditionnels japonais et Yume Duo, un pianiste et un violoniste plutôt doués qui jouent des génériques de dessins animés, de films ou des musiques de jeux vidéos. Mais disons que j’ai surtout passé beaucoup de temps à lire du San-Antonio ou à faire le drapeau derrière Isa en mode shopping aggravé.

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Chiko, l’Héritière de Cent-Visages

Je viens de finir une série japonaise pas banale: Chiko, l’héritière de Cent-Visages. Pas banale par ses thèmes, sa construction et la toile de fond historique. Commençons par cette dernière: l’action se déroule dans le Japon des années 1950-1960, pendant la reconstruction du pays. Et, contrairement a beaucoup d’animés que je connais, il n’occulte en rien cette période: les personnages adultes sont issus de la guerre et ont leurs démons et psychoses nés des évènements.

Sa construction ensuite: si la série semble se placer dans la droite ligne des histoires de gentlemen-cambrioleurs façon Lupin III, à travers le personnage de Cent-Visages, elle bascule brusquement après un tiers, avec massacre de la presque totalité des seconds rôles et un retour à la case départ (ou presque) pour Chiko, la jeune fille que Cent-Visages avait enlevé en même temps que le bijou qu’elle portait pour la soustraire à son empoisonneuse (au sens littéral) de tante et dont il avait fait son héritière.

Commence alors une période creuse où Chiko se rhabitue à une vie “normale”, tout en essayant d’échapper aux tentatives d’assassinat orchestrées par sa chère tante. Elle est entraînée par une des amies d’école dans un plan de “demoiselles détectives” qui est l’alibi officiel du générique de fin (autant dire qu’avant la moitié de la série, on se demande bien le rapport avec la choucroute), avant que l’histoire ne bascule une seconde fois avec une chasse à l’héritage réel de Cent-Visages.

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