Alcest: Souvenirs d’un autre monde

J’avais cette théorie que, quand un groupe de heavy metal veut évoluer, il devient un groupe de métal progressif et, quand un groupe de death ou de trash veut évoluer, il se met à faire du post-rock. Alcest, projet du multi-instrumentiste français Neige, plutôt connu pour ses compositions brutaloïdes, est une preuve supplémentaire. Souvenirs d’un …

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Protector

Une des dernières conneries sur lesquelles je passe un temps invraisemblable, c’est le site de jeux en technologie Flash Kongregate. Plus particulièrement, ces derniers jours, je m’amuse comme un petit fou avec Protector.

Protector est une (énième) variante de jeux de stratégie, dits “tower defense” — parmi lesquels le Desktop Tower Defense dont j’avais précédemment parlé. Le principe est de construire et d’améliorer une défense, composée de postes ayant des capacités offensives variables, face à des hordes d’envahisseurs suivant un chemin donné. Le genre est né, semble-t-il, d’un niveau de Warcraft 1.

Dans Protector, l’originalité est que certaines hordes ont des résistances à des éléments donnés, qui varient suivant les vagues (ce qui n’est pas nouveau), mais qu’une fois posée, une pièce de défense ne peut être changée. Ainsi, si vous construisez des mages de feu et que, plus tard, vous tombez sur une bestiole qui non seulement résiste au feu mais en plus l’absorbe pour se régénérer, ça va être très dur…

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Doctor Who (TF?)

Il y a des légendes, comme ça — même dans les séries télé — qui transcendent les barrières de la langue, de la culture, et même de la Manche, c’est dire! Doctor Who, série britannique de science-fiction, en fait partie: j’en avais beaucoup entendu parler et, jusqu’à récemment, je n’en avais jamais vu d’épisodes (à part le pilote d’une saison, dans les années 80, diffusé sur France 2 à une heure qui n’existe pas).

Lacune réparée: on est en train d’attaquer les saisons les plus récentes, celles avec Christopher Eccleston et et David Tennant dans le rôle-titre. Le Docteur est un extra-terrestre, le dernier des Seigneurs du Temps, qui voyage dans le temps et l’espace à bord du Tardis, un vaisseau qui a pris un jour la forme d’une cabine de police anglaise des années 60 (le mécanisme est tombé en panne depuis, mais il n’a jamais jugé bon de le réparer).

Première constatation: c’est très british. C’est probablement la raison pour laquelle la série n’a jamais eu de succès en France, qui a toujours du mal avec la Perfide Albion (surtout depuis la coupe du monde de rugby). Moi j’adore; en plus, ça nous change des séries où tout l’univers est américain… Deuxième constatation: c’est un petit budget et ça se voit (la série a sans doute beaucoup gagné visuellement avec la démocratisation des images de synthèse); par contre, ça compense par des acteurs bien barrés et des scénarios parfois très, très tordus (je pense notamment à l’épisode qui se passe pendant le Blitz de Londres).

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Tigres Volants en campagne

Ceux qui traînent sur différents forums ont déjà pu l’apprendre: je suis en train de bosser sur un projet de campagne pour Tigres Volants. La raison en est que c’est probablement une meilleure façon de relancer les ventes du jeu qu’un énième supplément sur la vie et les moeurs des lépidoptères d’Avadi-Arag. Certes, un supplément sur les Eyldar aurait eu un côté sexe extrêmement putassier vendeur, mais au vu du nombre d’anti-elfistes primaires qui circulent dans les milieux rôlistes, c’est aussi quelque peu risqué.

Or donc, campagne. L’accroche initiale est d’envoyer les personnages à la recherche des secrets plus ou moins honteux d’Erdorin, la Terre d’avant l’Exil. Au menu: archéologie, histoire occulte, conspirations millénaires, sectes satanistes qui n’ont pas tout compris au film, MysteryNetwork et autres babioles de la même eau; en y repensant, on devrait avoir moyen d’y mettre aussi du sexe. Les personnages, qui devraient être pour la plupart d’origine terrienne, vont pouvoir se balader dans la Sphère, affronter des adversaires implacables et gérer des alliés encombrants, voire mal intentionnés.

Ce que ce ne sera pas, c’est une révolution de l’univers de Tigres Volants. Au final, les personnages vont découvrir certains des secrets de l’univers, les révéler au grand public… qui s’en fout. Oh, bien sûr, ça va faire un certain bruit dans le landerneau académique et un certain nombre de vieux Eyldar conservateurs vont probablement sombrer dans l’hystérie, la catatonie ou la boisson, mais c’est un peu tout.

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Fail! La victoire par l’échec

The bridge to Fail Country

Un rien m’amuse. Par exemple, ce mème désopilant, car souvent très méchant, qui illustre l’échec par l’usage du mot “Fail” en conjonction avec une image de désastre ou de plantée majeure. Le “You Fail At Failing” précédemment blogué ici même en est un exemple. Vous en trouverez une jolie collection sur le FAIL Blog. Il …

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National Treasure: Book of Secrets

Il paraît qu’il existe des zigotos pour qui aller voir un film en version originale est un signe de pédanterie. Possible, mais quand on voit des mous du bulbe traduire la série (ou peu s’en faut) des National Treasure en “Benjamin Gates et…”, histoire de souligner une parenté avec Indiana Jones qui n’existe que dans leur tête, je préfère être pédant. De toute façon, j’ai un Mac, alors…

Bref, National Treasure: Book of Secrets.

Je ne vais pas prétendre que c’est un bon film: il a ses longueurs et plus d’invraisemblances qu’un rapport sur la croissance en France. J’ai néanmoins adoré ce film. Au risque de me répéter, Benjamin Gates n’est pas Indiana Jones: c’est un intellectuel qui résout les problèmes auxquels il est confronté comme un intellectuel; je ne crois pas qu’il fasse le moindre acte de violence physique directe de tout le film.

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L’art classique expliqué aux geeks

Il est parfois difficile pour un djeunz contemporain de nos jours d’aujourd’hui, nourri à la double mamelle d’Internet et des jeux vidéos, de comprendre le glorieux héritage artistique du passé. Gloire soit donc rendu à Paul The Wine Guy, qui nous propose une magnifique galerie d’art classique, expliqué aux geeks. Ça a quand même une autre …

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Electrocution 250: Electric Cartoon Music From Hell

De temps en temps, j’aime bien m’écouter des trucs complètement barrés de la tête. Le genre de trucs que je qualifiais tantôt d’asymptote musicale: des groupes (souvent de métal) tellement extrêmes et techniques qu’ils représentent une sorte de limite de ce que je peux écouter. Electrocution 250 fait partie de cette catégorie. Le moins que l’on …

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“Fables”: belles fées gore

Bon, j’admets que le titre est juste une excuse pour faire un jeu de mot foireux qui me trottait dans la tête depuis un moment. Jeu de mots néanmoins plus ou moins en rapport avec le sujet, car Fables, de Bill Willingham, est une série américaine en bandes dessinées, qui raconte l’exil de créatures du monde des contes de fées dans notre univers à nous.

Et, même si on y croise Boucle d’Or, Blanche-Neige, le Prince Charmant et le Grand Méchant Loup, ce n’est pas exactement du Disney: ça flingue à tout va, ça baise aussi pas mal, merci pour eux, ça grenouille beaucoup (surtout un certain prince) et, surtout, ça se prépare à une guerre face à un Adversaire inconnu, qui a pris le contrôle des terres féériques.

Je viens de finir les neuf volumes reliés qui existent à ce jour en anglais et c’est du tout bon. Il y a un vrai travail sur les personnages et leur insertion d’un monde de contes de fées vers un monde contemporain, qui va au-delà de la simple caricature. Loin des histoires manichéennes de papa Walt (et probablement plus proches des histoires originelles), tout le monde y est un peu gris, mais sans être terne. L’histoire est également au niveau et c’est un vrai régal.

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2007, l’année Sylvan

Cet article est le numéro 2 d'une série de 17 intitulée Albums de l'année

L’année qui s’en est allée a surtout été, musicalement, l’année des déceptions: beaucoup d’attentes, peu de réussites. Au final, il ne me reste que quelques belle découvertes: Quantum Fantay et Maserati, par exemple. Ou Sylvan. Du coup, je pense que je vais accorder le titre d’album de l’année 2007 à Presets, de Sylvan. Ce n’est …

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Le Prix Champignac 2007

Comme chaque année, l’Académie champignacienne des fondus lausannois de La Distinction (un des rares médias suisses qui me fasse rire) a remis ses “Prix Champignac“. La cuvée 2007 est brillante, avec comme lauréats: Champignac d’Or 2007 Christian Constantin, président du FC Sion, pour: «L’avenir nous dira ce qu’on va faire dans le futur!» Champignac d’Argent 2007 …

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Kuro

Après avoir longuement hésité, j’ai finalement profité de mon dernier passage à Paris pour acheter Kuro, le dernier jeu de rôle en date du 7e Cercle. C’est un jeu se déroulant dans le futur proche, dans un Japon hypertechnologique, mais isolé à la suite d’un incident bizarre, et dans lequel monstres et fantômes réapparaissent; ça fait un peu “The Ring vs. Ghost in the Shell“.

Après plusieurs lectures, j’ai l’impression d’avoir sous les yeux un bon concept, mais rédigé de façon très décousue. Par exemple, j’ai dû m’y reprendre à trois fois avant de comprendre qu’il y avait un blocus du Japon et non pas que l’archipel était isolé comme par un machin intangible. Ça veut sans doute dire que je ne sais pas lire, mais j’ai plus l’impression d’y voir un symptôme d’une écriture peu inspirée.

Le ton est extrêmement plat et truffé de maladresses: non seulement l’écriture me donne l’impression de n’avoir aucun “souffle”, elle ne me renvoie aucune image mentale de ce que peut être Shin-Edo (le Tokyo de Kuro). Et ça, pour un jeu futuriste dans un univers très visuel, c’est Mal.

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Minorité de Blocher

Aujourd’hui, on sait qui est le mouton noir représenté sur l’affiche de l’UDC: Christoph Blocher lui-même. L’Assemblée fédérale ne l’a pas réélu à son poste de Conseiller fédéral. En plus de l’ironie évidente de l’expulseur expulsé, il y a le fait qu’un Conseiller fédéral en poste ne soit pas réélu. C’est plutôt rare; du reste, …

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“Excession”, de Iain M Banks

Le vol de retour, entre Nairobi et Amsterdam, m’a non seulement permis (selon toute vraisemblance), d’attraper la tourista à laquelle j’avais jusque là échappé lors de mon séjour en Tanzanie, mais aussi de finir Excession.

Excession est un des ouvrages de science-fiction de Iain M Banks, qui se déroule dans l’univers de la Culture (lien en anglais). La Culture est une gigantesque civilisation galactique, principalement humaine, dont les caractéristiques majeures sont d’être parvenus à un niveau de bien-être matériel global (à peu près tout ce qu’ils veulent, ils peuvent le construire à coups de nanotech) et d’intégrer des intelligences artificielles (drones et, surtout, vaisseaux). Dans le livre, cette civilisation se retrouve confrontée à un événement qui la dépasse complètement, ce qui réveille un certain nombre de vieux complots et de plans absurdes.

C’est, jusqu’à présent, un des meilleurs ouvrages de Banks que j’ai lu. À vrai dire, si j’aime beaucoup l’univers de la Culture, j’avais eu tendance à préférer ses ouvrages en dehors (The Algebraist ou Against a Dark Background). Ce que j’aime particulièrement, c’est qu’une fois libérés des contingences matérielles, l’auteur peut plus facilement se concentrer sur le côté “humain” de ses personnages — même les intelligences artificielles. Ça n’empêche pas les grosses bastons interstellaires et les bricolages hypertechnologiques à grand spectacle, mais c’est principalement pour le décor. L’essentiel est ailleurs.

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Relativité culturelle et bande passante

Cet article est le numéro 4 d'une série de 4 intitulée Tanzanie 2007

Rien de mieux qu’une connexion à un débit rappelant furieusement les modems 56K de nos grands-mères pour se rendre compte que, décidément, on n’est plus dans le Kansas. Et je ne vous parle même pas des coupures de courant. (Note: la geekitude, c’est quand on va en Tanzanie et qu’on blogue sur des questions de bande passante.)