Affector: Harmagedon

Attention: si vous n’aimez pas les supergroupes, le métal progressif et les prophéties bibliques, Harmagedon, le concept-album de Affector, n’est définitivement pas pour vous! Une fois ceci posé, si ces trois éléments ne vous posent aucun problème particulier, il y a matière à intérêt – mais je ne vous garantis pas non plus que vous allez adorer. Moi-même, j’avoue être quelque peu partagé.

Affector, c’est surtout le projet du guitariste allemand Daniel Fries et du batteur hollandais Collin Leijenaar; à ces deux Européens pur sucre se rajoutent deux Américains, le bassiste Mike LePond (Symphony X) et le chanteur Ted Leonard (Enchant et Spock’s Beard), avec en plus Neal Morse, Jordan Rudess (Dream Theater) et Derek Sherinian (aussi) en invités et un orchestre symphonique en renfort. Du beau linge!

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DGM / Symphony X à Monthey

Je ne sais pas ce qu’il y a de particulier à Monthey et sa région, par rapport à Genève, pour qu’ils arrivent à attirer des noms raisonnablement connus du métal – comme Symphony X ou Evergrey, par exemple. Ah, si, je sais: des salles!

Donc, nous voici repartis, Isa et moi, dans le bled de mes ancêtres pour une soirée métal avec, donc, les Américains de Symphony X et, en première parte, le groupe italien de métal progressif DGM.

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Symphony X: Iconoclast

Symphony X est un groupe que je mentionne souvent en passant mais dont, jusqu’à présent, je n’avais pas chroniqué d’albums. Ce pour une bonne raison: depuis l’album V, paru en 2000, ils n’avaient à mon goût produit que des albums semi-médiocres. Bonne nouvelle: Iconoclast, le double album qui vient de sortir, est nettement plus proche de ce que j’attends de ce groupe.

Parce que Symphony X, c’est quand même un peu le groupe qui, à lui tout seul, a lancé le métal progressif symphonique, sur les cendres du métal à guitares en folie façon Yngwie Malmsteem et morceaux épico-kilométriques à base mythologique. Du métal à grand spectacle, très américain, façon blockbuster de Michael Bay, avec des explosions improbables (mais avec des anges ou des demi-dieux à la place des robots de combat).

Bon, en fait, dans le cas d’Iconoclast, le thème est plutôt du côté des robots de combat ou, pour être plus précis, de la technologie qui envahit et prend le contrôle de nos vies. Autant dire que c’est un album dans lequel il ne fait pas bon s’appeler Sarah Connor! Ou être allergique aux solos de guitares, parce que ça débaroule de partout, au point que ça en devient presque gênant: on ne peut pas faire deux minutes sans se prendre une descente de manche tout schuss (non, ce n’est pas une blague eyldarin, cette fois)!

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Allen-Lande: The Showdown

Retour aux bases. S’il fallait trois mots pour résumer ce The Showdown du duo Jørn Allen – Russell Lande, ce seraient bien ceux-là. Ici, point de symphonique à grand spectacle avec orchestre de 200 musiciens ou de progressif alambiqué avec douze changements de rythme à la seconde: on donne dans le heavy-métal mélodique, façon hard-FM de nos folles jeunesses. Au reste, la pochette de Rodney Matthews (Magmum, Asia) annonce la couleur, si je puis dire – pas forcément très heureuse, stylistiquement parlant, mais très dans l’ambiance.

Les duettistes de cet album ont du reste un casier plutôt chargé: Jørn Allen joue avec Masterplan et Yngwie Malmsteem et Russell Allen est membre de Symphony X. Associés au guitariste Magnus Karlsson et au batteur Jaime Salazar, leur troisième album compense une absence quasi-totale d’originalité par une énergie débordante et un savoir-faire évident en matière de mélodies imparables et fignolées aux petits oignons.

Ce qui est vraiment impressionnant, c’est la facilité avec laquelle le duo enchaîne les tubes potentiels: que ce soient “The Showdown”, “Judgement Day”, “Turn All Into Gold”, “We Will Rise Again” et autres “The Guardian”, ça déboule comme à la parade. Même des morceaux moins pêchus, comme “Bloodlines” ou “Copernicus” ont toujours un ou deux petits trucs qui tapent juste là où il faut (probablement au niveau de la glande qui contrôle la nostalgie des années 1980).

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Rhapsody of Fire: The Frozen Tears of Angels

Si j’ai choisi The Frozen Tears of Angels, dernier album de Rhapsody of Fire, pour faire suite à la chronique sur Kwoon, c’est histoire d’avoir un contraste maximum. Au reste, même si vous n’avez jamais entendu parler de ce groupe italien, le simple intitulé de cette chronique devrait suffire à vous faire comprendre qu’on entre dans le domaine du Métal Symphonique! Les majuscules, c’est fait exprès; le point d’exclamation, aussi.

Les enfants, dites au revoir au minimalisme et aux ambiances éthérées: il y a sans doutes plus de notes dans les deux minutes de l’intro de The Frozen Tears of Angels que dans tout l’album When the Flowers Were Singing. En soi, ce n’est pas vraiment un gage de qualité, notez-le bien; c’est juste que ce n’est pas pas vraiment le même monde. Libellules contre dragons, couleurs pastels contre noir, rouge et argent. Avec des clous.

Dans le domaine de l’emphase, de l’épique, de l’héroïque et du symphonique à grand spectacle, Rhapsody of Fire parviendrait même à donner des leçons à Blind Guardian, que j’ai chroniqué précédemment, et faire passer Symphony X pour une bande de Mormons. Seulement, “plus” ne veut pas toujours dire “mieux” et, s’il ne manque pas de qualités, cet album m’a fait ricaner par moment; je dirais bien que Rhapsody of Fire caricature le genre si je n’avais pas la sale impression qu’ils sont abominablement sérieux.

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Neverland: Ophidia

Avec sa pochette très style-genre et son nom à rallonge, l’album Ophidia de Neverland (ou, plus officiellement, “Dreamtone & Iris Mavraki’s Neverland”) est bien plus intéressant qu’il n’y paraît de prime abord. Ne serait-ce que parce qu’il s’agit d’un groupe turco-grec, né de la rencontre entre le groupe de power-métal turc Dreamtone et Iris Mavraki, chanteuse grecque, et que le groupe a bénéficié sur ses deux albums de la complicité de grands noms du genre, comme Tom Englund (Evergrey), Mike Baker (Shadow Gallery) ou Jon Oliva (Savatage).

Du coup, le style du groupe a glissé du power-métal vers un métal plus symphonique et lorgnant sur le progressif. Dans l’absolu, c’est un style qui rappelle beaucoup Sonata Arctica, Kamelot ou Symphony X: une musique qui allie puissance, rapidité, technique, mélodie et beaucoup, beaucoup d’emphase. C’est du métal à grand spectacle, comme peuvent en témoigner des morceaux comme “Ophidia”, “The Invisible War” ou l’instrumental “Into the Horizon” qui conclut l’album.

Même si le style général n’est pas follement original, il y a beaucoup de variété dans cette album, sans pour autant qu’il paraisse décousu. Tout n’est pas parfait non plus et on sent parfois que, si le groupe essaye de faire autre chose que des mélodies quelque peu c0nvenues, c’est tout de suite beaucoup moins maîtrisé. Notamment certaines parties chantées un peu acrobatiques sonnent comme improvisées et tombent à plat. Cela dit, c’est le genre de pinaillage que je ne m’autorise que parce que si je ne dis pas un peu de mal d’un album, je me donne l’impression de m’assagir avec l’âge.

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Agnost Dei: Tree of Life

Mini-billet pour attirer votre attention sur Tree of Life, un mini-album – en fait, une sorte d’échantillon gratuit, disponible sur le site du groupe (en passant hélas par le fort pénible site de téléchargement Rapidshare) – du groupe russe de métal progressif Agnost Dei. En un peu moins de vingt minutes, le groupe fait là une …

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Fairyland: Score to a New Beginning

Plus que jamais, il faut se méfier des idées reçues, surtout en ce qui concerne la scène métal: alors que le power-métal mélodique semblait être l’apanage des scandinaves et des germaniques, voilà-t-y pas qu’en terre de France, un candidat sérieux du nom de Fairyland arrive avec Score for a New Beginning. Fairyland, c’est surtout Philippe …

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Qantice: The Cosmocinesy

Les eaux musicales qui se situent aux confluents des tendances prog-métal, power-métal et métal symphonique ne sont pas des plus calmes qui soient; sans aller trop loin dans la métaphore nautique, on va dire que ce n’est pas pour les marins d’eau douce. Le groupe français Qantice, avec son premier album The Cosmocinesy, s’y lance avec beaucoup d’enthousiasme et suffisamment de talent pour éviter le naufrage.

On va encore me reprocher de donner dans le compliment assassin; qu’on ne s’y trompe pas: à mon avis, c’est un bon album, mais la vérité est qu’avec ce style musical, être juste un “bon” album ne suffit qu’un temps. La bonne nouvelle, c’est qu’un certain nombre d’éléments ne laissent à penser que Qantice a les moyens d’être plus qu’un “bon” groupe.

De façon générale, la musique rappelle beaucoup des groupes comme Symphony X, avec ses morceaux emphatiques avec des avalanches de notes et ses soli de virtuose. Côté virtuosité, rien à redire: ça reste de bon niveau. Côté compositions, il y a quand même pas mal de choses qui ont déjà entendues un peu partout, mais il y a également des approches originales et ce sont même ces originalités qui forment les points forts du groupe.

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