Rhapsody of Fire: The Frozen Tears of Angels

Si j’ai choisi The Frozen Tears of Angels, dernier album de Rhapsody of Fire, pour faire suite à la chronique sur Kwoon, c’est histoire d’avoir un contraste maximum. Au reste, même si vous n’avez jamais entendu parler de ce groupe italien, le simple intitulé de cette chronique devrait suffire à vous faire comprendre qu’on entre dans le domaine du Métal Symphonique! Les majuscules, c’est fait exprès; le point d’exclamation, aussi.

Les enfants, dites au revoir au minimalisme et aux ambiances éthérées: il y a sans doutes plus de notes dans les deux minutes de l’intro de The Frozen Tears of Angels que dans tout l’album When the Flowers Were Singing. En soi, ce n’est pas vraiment un gage de qualité, notez-le bien; c’est juste que ce n’est pas pas vraiment le même monde. Libellules contre dragons, couleurs pastels contre noir, rouge et argent. Avec des clous.

Dans le domaine de l’emphase, de l’épique, de l’héroïque et du symphonique à grand spectacle, Rhapsody of Fire parviendrait même à donner des leçons à Blind Guardian, que j’ai chroniqué précédemment, et faire passer Symphony X pour une bande de Mormons. Seulement, “plus” ne veut pas toujours dire “mieux” et, s’il ne manque pas de qualités, cet album m’a fait ricaner par moment; je dirais bien que Rhapsody of Fire caricature le genre si je n’avais pas la sale impression qu’ils sont abominablement sérieux.

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Elias Viljanen: Fire-hearted

Lorsque j’ai vu en boutique Fire-hearted, album solo d’Elias Viljanen, guitariste de Sonata Arctica entouré de guest-stars prestigieuses (Marco Hietala de Nightwish, par exemple), je me suis fait des idées. Ça m’arrive souvent, surtout en matière de musique. Il m’arrive également souvent d’être déçu.

Dans le cas présent, j’ai du mal à parler de déception: Fire-hearted est un bon album. Bon, c’est juste que là où j’attendais du power-metal à la Sonata Arctica ou quelque chose du même genre, je me retrouve avec du hard-FM lorgnant lourdement vers les premiers albums de Satriani.

Certes, c’est du bon, voire parfois du très bon hard-FM: “Last Breath of Love” et “Kiss of Rain”, pour ne citer que ces deux morceaux, sont très bien foutus, carrés, imparables. C’est juste que les albums de guitaristes est un genre que je pensais avoir oublié depuis une quinzaine d’année, époque où j’achetais sans coup férir tout ce qui ressemblait à du Vinnie Moore ou Yngwie Malmsteem.

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