Izz: The Darkened Room

Ça faisait un moment que le nom Izz flottait au milieu dans mes recommandations Last.fm. L’été étant en général une période calme en matière de nouveautés musicales, je me suis lancé et ai acheté The Darkened Room, leur dernier album en date. On ne sait jamais: c’est comme ça, l’année passée, que j’ai découvert Indukti.

Paf! Encore un groupe de rock progressif génial que l’on m’avait caché. Certes, les New-Yorkais de Izz sont loin d’atteindre le degré d’originalité des fous furieux venus de Pologne. On est même dans le prog symphonique classique, fortement inspiré par les grands anciens – Yes et Emerson Lake & Palmer en tête – mais c’est superbement fait, suffisamment en tous cas pour que les inspirations sus-mentionnées ne restent que cela et qu’on ne s’enfonce pas dans la tendance à la copie plus ou moins bâclée que pratiquent tant de groupes récents du même genre.

The Darkened Room regorge de morceaux courts, aux mélodies imparables, yessiennes en diable et pourtant avec toujours leur personnalité: “Swallow Our Pride”, qui ouvre l’album, ou “Ticking Away”, ainsi que d’instrumentaux à l’inspiration plus ELP tel “Can’t Feel the Earth I”. Il y a quelques morceaux plus longs, qui permettent au groupe de déployer plus avant sa virtuosité et son savoir-faire en matière de compositions complexes, mais j’ai l’impression qu’Izz est un des rares groupes de prog à exceller dans l’exercice de la chanson “short and sweet”: cinq minutes maximum, mais que que du bonheur.

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Green Carnation: Light of Day, Day of Darkness

Il y a des groupes qui réservent de vraies surprises, comme ce Light of Day, Day of Darkness de Green Carnation (attention: page MySpace officieuse). Je connaissais les Norvégiens de Green Carnation au travers de leur quatrième album, The Quiet Offspring, qui proposait un rock progressif moyen, avec quelques moments de grâce surnageant dans un ensemble peu inspiré. Si je n’avais pas lu leur bio Wikipédia, j’aurais ignoré que le groupe puisait ses racines dans le death metal.

Avec Light of Day, Day of Darkness, c’est une paternité qui, sans être immédiatement évidente, devient rapidement difficile d’ignorer. Je classe volontiers cet album, qui date de 2000 et est le deuxième du groupe, parmi les multiples monuments méconnus de métal progressif.

Pour commencer, et pour poser les choses, il s’agit d’un seul morceau d’une heure. La première fois que je l’ai entendu, sur last.fm, je n’y ai pas cru tout de suite.

Light of Day, Day of Darkness est un voyage, qui a son propre rythme et son propre souffle. Tantôt épiques, tantôt atmosphériques, les multiples phases du morceau s’enchaînent et, avec elles, les différents styles distillés par Green Carnation: métal furieux, métal symphonique, rock progressif, plages carrément folk et planantes.

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Russian Circles: Geneva

Les mauvaises langues prétendront que la seule raison qui m’a poussé à acheter Geneva, le dernier album du trio post-rock Russian Circles, c’est un sentiment localo-nationaliste mal placé. Menteries pas vraies et erronées! J’ai également acheté le précédent, Station, mais il se trouve que celui-ci est le dernier en date.

The American Dollar

C’est grâce aux recommandations de Last.fm que j’ai découvert The American Dollar et je ne sais pas ce qui doit le plus le surprendre: la qualité de ce groupe naviguant entre post-rock et ambiante ou le fait que Last.fm ait réussi à me sortir une nouvelle vraie recommandation qui me plaise. À sa décharge, je suppose qu’il doit être difficile à ses algorithmes de faire le tri dans ma bibliothèque musicale entre rock progressif, métal symphonique, post-rock et autres trucs bizarres.