Tristania: Rubicon

Je suis perplexifié. La raison de ma perplexifitude a pour nom Tristania et, plus précisément, le dernier album de ce groupe norvégien, intitulé Rubicon. Le motif de cette perplexifimacation est qu’entre le nom du groupe, le fait que ce soit un groupe de métal scandinave avec une chanteuse et l’illustration de la pochette, je m’attendais à un énième avatar plus ou moins réussi de Nightwish, du métal à chanteuse nordique lambda.

À la place, j’ai droit à… je ne sais pas trop quoi, au juste. Du métal, certes; avec un chanteuse, j’en conviens. Mais pas que. Et, surtout, une musique qui navigue assez loin des standards du genre. En fait, on est plus proche d’un métal beaucoup plus gothique, genre Paradise Lost ou The Gathering (période Mandylion). Mais pas que.

Pourtant, avec “Year of the Rat”, on a droit à un morceau d’introduction dans le presque plus pur style “Walt Disney-métal” à base de métal mélodique et de chanteuse (la remarquable Mariangela Demurtas, originaire de Sardaigne). La chanson suivante, “Protection”, plus folk, peut également passer pour sortie du moule classique. “Patriot Games” marque déjà un tournant dans l’album avec un morceau dominé par les vocaux forts goths du petit nouveau Kjetil Nordhus, qui s’était déjà illustré dans Green Carnation.

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Green Carnation: Light of Day, Day of Darkness

Il y a des groupes qui réservent de vraies surprises, comme ce Light of Day, Day of Darkness de Green Carnation (attention: page MySpace officieuse). Je connaissais les Norvégiens de Green Carnation au travers de leur quatrième album, The Quiet Offspring, qui proposait un rock progressif moyen, avec quelques moments de grâce surnageant dans un ensemble peu inspiré. Si je n’avais pas lu leur bio Wikipédia, j’aurais ignoré que le groupe puisait ses racines dans le death metal.

Avec Light of Day, Day of Darkness, c’est une paternité qui, sans être immédiatement évidente, devient rapidement difficile d’ignorer. Je classe volontiers cet album, qui date de 2000 et est le deuxième du groupe, parmi les multiples monuments méconnus de métal progressif.

Pour commencer, et pour poser les choses, il s’agit d’un seul morceau d’une heure. La première fois que je l’ai entendu, sur last.fm, je n’y ai pas cru tout de suite.

Light of Day, Day of Darkness est un voyage, qui a son propre rythme et son propre souffle. Tantôt épiques, tantôt atmosphériques, les multiples phases du morceau s’enchaînent et, avec elles, les différents styles distillés par Green Carnation: métal furieux, métal symphonique, rock progressif, plages carrément folk et planantes.

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