Steven Wilson: The Harmony Codex

Il y a des artistes qui nous laissent poireauter pendant une ou deux décennies entre deux albums. Et puis il y a Steven Wilson qui, après un album solo en 2021, un album de Porcupine Tree en 2022 (et une tournée en prime), revient avec un nouvel album solo cette année, The Harmony Codex.

Musicien britannique surtout connu dans les cercles prog pour son rôle de leader, guitariste et chanteur, de Porcupine Tree, Steven Wilson explore dans sa carrière solo les frontières entre prog et pop et c’est le cas ici encore.

The Harmony Codex est son septième album solo. Il compte dix pistes et dure plus d’une heure, avec une forme d’alternance entre compositions courtes, entre quatre et cinq minutes, et quelques titres de sept, neuf, voire dix minutes.

Pas mal de fans du bonhomme avaient été méchamment échaudés par son précédent opus, le très pop The Future Bites. Moi j’avais plutôt bien aimé – probablement parce que j’y avais entendu des trucs qui n’étaient sans doute pas là – mais il est vrai qu’il y poussait les curseurs pop jusqu’à des niveaux pas toujours raisonnables.

Sur The Harmony Codex, si l’ADN pop est encore très présent, il est nettement plus amalgamé avec les aspects prog – et aussi un chouïa d’électro. Et, surtout, le mélange est à mon avis beaucoup plus homogène. Ou, en tout cas, plus agréable à mes oreilles.

Ainsi, on va retrouver des pistes très inspirées par le rock progressif classique (Genesis, Pink Floyd ou Yes), par exemple sur « Time Is Running Out », « What Life Brings » ou « Economies of Scale ». Il y a aussi quelques aspects très proches de Porcupine Tree (« Impossible Tightrope » ou l’excellent « Staircase » final) et deux ou trois compositions plus uniques, genre « Rock Bottom ». En écoutant bien, on constate que certaines sonorités sont subtilement distordues, renforçant l’étrangeté de cet album.

Vous l’aurez compris, je suis plutôt convaincu par The Harmony Codex. Certes, je n’y retrouve pas les grands moments de certains albums passés de Steven Wilson, mais il est globalement bon, par moment très bon et jamais monotone. Le fait qu’il renoue avec ses racines prog est un bonus.

Bonus: la vidéo de « Beautiful Scarecrow »

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