Visions of Dystopia: A Nightmare on Dystopian Street

Il y a certains noms d’albums qui laisse planer peu de doute sur leur contenu. Un groupe comme Visions of Dystopia invoque des sonorités power-metal, metal symphonique, avec un côté prog. Quant à A Nightmare on Dystopian Street, il fait immédiatement penser aux films d’horreur des années 80-90.

Du coup, je n’étonnerai sans doute personne en disant que le duo belge français qui compose Visions of Dystopia propose un power-prog metal cinématique, inspiré des films d’horreur de la fin du XXe siècle. La seule surprise vient du fait que l’album est instrumental, entrecoupé de bandes-sons que l’on imagine tirée des films en question.

Pour rester dans la métaphore cinématographique, A Nightmare on Dystopian Street est un moyen-métrage: huit pistes entre trois et six minutes et une durée totale de trente-trois minutes. C’est court, mais c’est intense.

En effet, Visions of Dystopia ne fait pas vraiment dans le contemplatif. Ça déboule à fond de train, avec des passages qui frisent la folie furieuse (l’halluciné et hallucinant « Kill the Fear »). Il y a somme toute peu de pauses (« The Devil Inside », « From the Death of Hell » et « Till the End ») et même dans ces cas, il y a toujours une tension sous-jacente.

Vous savez sans doute que je ne raffole pas du metal instrumental. Pour être précis, je n’en raffole plus; j’ai aimé ça un temps, mais ça m’a passé. La raison en est que c’est souvent pas mal répétitif.

Visions of Dystopia évite le problème, d’abord avec son format court, ensuite par le côté « bande-son de film qui n’existe pas ».
Le groupe arrive aussi à insuffler une ambiance horrifique et grotesque à sa musique, avec un petit côté décalé. Après, l’exercice a un aspect auto-référent, surtout sur les narrations, qui peut agacer.

« Kill the Fear », mentionné précédemment, est mon morceau préféré de A Nightmare on Dystopian Street, un vrai bijou! À lui seul, il vaut presque le prix de l’album. Ce n’est pas le seul: « Shapeless Dreams », « The Call » ou « Suffering Games » sont aussi parmi les grands moments de cet album. Ils mettent en valeur l’autre force de Visions of Dystopia: une grande maîtrise du genre power-prog metal.

Vous l’aurez compris, A Nightmare of Dystopian Street – révélé par une des dernières chroniques de feu Néoprog – est un de mes coups de cœur de 2021. Visions of Dystopia y déroule une musique puissante, furieuse, voire complètement cinglée, et pourtant maîtrisée.

Je vous aurais bien dit que l’album est sur Bandcamp, mais, pour une raison qui m’échappe, ce ne sont que des previews. Le groupe a eu la gentillesse de m’envoyer les fichiers par la suite, mais ce n’est pas très pratique. Après, si c’est le seul défaut de l’album, ça se gère.

(Anecdote: les fichiers n’avaient pas toutes les métadonnées et je ne m’en suis aperçu qu’au moment de faire cette chronique. Je les ai donc écouté par ordre… alphabétique. Et c’est presque dommage, parce que « Till the End » fonctionne super bien en dernière piste.)

Bonus: la vidéo de « The Call »

Pour soutenir Blog à part / Erdorin:

Blog à part est un blog sans publicité. Son contenu est distribué sous licence Creative Commons (CC-BY).

Si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez me faire des micro-dons sur Flattr, sur Ko-Fi, sur Liberapay ou sur uTip. Je suis également présent sur Patreon pour des soutiens sur la longue durée.

2 réflexions au sujet de “Visions of Dystopia: A Nightmare on Dystopian Street”

  1. Oui excellent album qui installe une atmosphère assez incroyable. Faut que je le réécoute à l’occasion.

    Répondre
  2. Petites mises à jour: Visions of Dystopia est un groupe français et non belge. Quant à Bandcamp, un des musiciens m’a dit qu’ils comptaient bientôt y mettre tout l’album à disposition (plutôt que les extraits).

    Répondre

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :