Intraveineuse: Chronicles of an Inevitable Outcome

Après Visions of Dystopia, voici un deuxième groupe français qui, en cette année 2021, vient prouver qu’on peut faire du metal progressif instrumental sans être chiant. C’est Intraveineuse et son court album Chronicles of an Inevitable Outcome.

(Je vous ai mis le lien vers le site pour être exhaustif, mais franchement, c’est du bizarre. À mon avis, il n’est pas fini ou alors le community manager a paumé les mots de passe en route.)

Duo parisien, Intraveineuse propose donc un metal progressif instrumental, avec un côté à la fois cinématique, mélancolique et sombre et pas mal d’influences à chercher du côté du post-metal, du doom et du gothique.

Petite particularité de Chronicles of an Inevitable Outcome: il ne compte qu’une seule piste, qui donne son nom à l’album et qui dure la bagatelle de trente-deux minutes.

L’album est à l’image de l’illustration de la pochette: une scène nocturne dans une grande ville européenne, que l’on imagine volontiers dans les parages plus ou moins sordides d’une gare.

Chronicles of an Inevitable Outcome fait penser à ces voyages à travers les rues jamais complètement désertes d’une métropole à ces heures qui n’existent pas pour les honnêtes gens. Une musique faite de clairs-obscurs, où les néons criards côtoient les allées obscures.

On s’imagine, au gré des tableaux qui s’enchaînent sans pause, des scènes surréalistes à la lueur des lampadaires et des vitrines. Le demi-monde de la nuit, entre réel et imaginaire, parfois ébloui par les phares d’un taxi en maraude.

Intraveineuse fait montre d’une maîtrise certaine; il faut au moins ça pour ne pas se couvrir de ridicule avec un premier album qui ne compte qu’un seul morceau de trente minutes. La composition est claire, variée et l’instrumentation de très haute tenue.

Découvert au détour d’une chronique de Core&Co, Chronicles of an Inevitable Outcome est un album plutôt impressionnant. S’il contient son lot de flashes et d’accélérations, il est clairement plus orienté ambiance que poutre.

Du coup, si ce genre de metal vous parle, je vous conseille instamment d’y jeter une oreille. Mais une oreille attentive: c’est un album qui se mérite. Vous pouvez le trouver sur Bandcamp.

Bonus: la non-vidéo du morceau/album

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