Vorbid: A Swan by the Edge of Mandala

Hasard du calendrier, ce mois de janvier semble placé sous le signe du metal progressif à la Between the Buried and Me. Et Vorbid illustre ici cette tendance avec ce nouvel album, A Swan by the Edge of Mandala.

Vorbid est un quatuor norvégien qui a commencé sa carrière dans le thrash-metal avant de prendre ici un virage sur l’aile et foncer plein pot vers un prog-metal très secoué et contrasté.

Avec presque une heure pour huit pistes, A Swan by the Edge of Mandala affiche déjà ses ambitions prog. Il compte deux pistes de huit minutes et deux epics de dix et onze minutes.

En y repensant, la combinaison du nom du groupe, très typé metal extrême, et du nom de l’album, qui donne dans le turboprog, donne une assez bonne idée d’à quoi s’attendre.

Et, encore une fois, si on ne s’arrête qu’aux deux premiers morceaux, on a l’impression de tomber sur un combo de death-prog particulièrement perché, avec un chanteur qui donne dans le screech black-metal.

Sauf qu’ensuite, Vorbid va alterner des passages effectivement très techniques et très brutaux avec des éléments de pur rock progressif, qui rappellent même par moment du Yes. Oui, un peu comme Between the Buried and Me sur Colors II, par exemple.

C’est réellement sur « Ex Ante », le premier epic de l’album (les deux epics sont d’ailleurs de très haut niveau), que la dimension prog de A Swan by the Edge of Mandala prend son essor, avec voix claires et mélodies, en plus des multiples décrochages. Le reste de l’album est aussi plus contrasté, avec des compositions où les deux styles cohabitent et se répondent.

Disons-le, ce n’est pas toujours très réussi, ni très digeste. Les multiples décrochages peuvent facilement désorienter l’auditeur non averti, mais globalement, Vorbid maîtrise son sujet et perd somme toute rarement le contrôle sur ses propres compositions. Ce qui est plutôt rassurant, quand on y pense.

La chronique d’Angry Metal Guy, qui m’a fait découvrir cet album, était aussi nettement moins indulgente que je ne le serai ici. A Swan by the Edge of Mandala est un album qui demande d’avoir les esgourdes bien attachées et qui, certes, n’est pas exempt de boursouflures.

C’est un album extrême – même doublement, puisqu’il risque de déconcerter à la fois les amateurs de metal extrême et ceux de prog. Mais, dans l’ensemble, j’ai trouvé Vorbid extrêmement convaincant dans l’exercice et je le recommande. Il est disponible sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « By the Edge of Mandala »

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