Quatre mois après les avoir vus sur scène lors du Night of the Prog, il était quand même temps pour moi de m’intéresser de plus près à la musique des Italiens de Gran Turismo Veloce. C’est chose faite avec leur dernier album en date, Di carne, di anima.
Contacté par les Luxembourgeois de Light Damage, me voici à chroniquer leur premier album (également nommé Light Damage) et à faire une coche dans ma grille de prog-bingo à « Luxembourg ».
C’est plus la curiosité qu’un réel intérêt musical qui m’a poussé à acheter Chimera’s Tale, des Français de Juke, curiosité attisée par la chronique de Neoprog qui promettait du psychédélique floydien. La promesse est tenue: on est tout à fait dans la ligne d’un rétro-progressif à la Pink Floyd, avec des grandes plages instrumentales planantes et des parties chantées qui évoquent sérieusement le Roger Waters des seventies.
En écoutant Walking on a Flashlight Beam, le nouvel album de Lunatic Soul, j’ai l’impression que Mariusz Duda – c’est son projet solo – est un de ces génies créatifs qui, même si on ne lui laissait qu’une guimbarde, un kazoo, un orgue Bontempi et un enregistreur deux pistes, serait capable de nous sortir l’album de l’année.
Soup, ça n’en est pas. Voilà, comme ça c’est fait; on peut se concentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire The Beauty of Our Youth, un remarquable album de pop-prog venu tout droit de Norvège (avec un crochet par Neoprog, qui m’a encore fait découvrir là un truc exceptionnel).
L’absurde d’un titre tel que Projective Instruments pour un groupe nommé Not Otherwise Specified nous prouve que, même contemporain, le rock progressif reste du rock progressif. Ce qui n’empêche pas ce groupe américain de nous pondre ici un très bon album, pas particulièrement original, mais très groovy.
Visiblement, Chernobyl est une influence marquante pour les artistes de rock progressif, avec notamment ce The Taste of Wormwood du multi-instrumentiste français Philippe Luttun, un concept-album sur la catastrophe elle-même (et un album solo de Steve Rothery, dont je vous parlerai plus tard).
Quand j’écoute le groupe norvégien Fatal Fusion, j’ai l’impression qu’il y a un peu tromperie sur la marchandise, car ce n’est pas de la fusion et ce n’est pas très fatal non plus. Le titre de l’album, The Ancient Tale, est déjà plus raccord, vu qu’il s’agit de rock progressif avec de grosses influences néo-prog (et, pour ceux qui se demandent pourquoi, on dira que le « néo-prog » est à peu près aussi récent que la « new-wave »).
OK, celui-ci est bizarre, même selon mes critères: Look to Windward est un groupe néo-zélandais qui, s’il emprunte son nom à un roman de Iain M Banks (déjà un bon point), n’emprunte par contre son rock progressif bizarre et discordant à pas grand-monde. C’est un peu le gamin bizarre du quartier à qui on ne prête pas ses jouets car on sait qu’on va les retrouver dans un état pas racontable et vaguement inquiétant.
Bon, qui parmi vous n’a pas deviné que Mirage – A Portrayal of Figures, kilométrique (mais néanmoins excellent) album du groupe allemand Flaming Row, est du rock progressif? Allez hop: au coin, ça vous apprendra!
Je dois faire ici un aveu: je n’aime pas vraiment Opeth. Pour être précis, j’ai toujours eu du mal avec son métal progressif growlé et, maintenant qu’il donne dans le rétro-progressif pur vintage, comme avec ce Pale Communion, j’ai toujours du mal, mais différemment.
Dans la série des lectures de bon conseil, le site Neoprog est de nouveau à créditer pour la découverte de ce Life… and All It Entails, concept-album signé Enochian Theory, groupe anglais de rock progressif, qui signe là un très chouette second opus. Comme il date de 2012, on peut difficilement le qualifier de nouveauté, mais ça n’est pas grave.
Parfois, quand on déprime un peu, on tombe sur des groupes (via Progarchives, dans le présent) qui vous redonnent confiance dans le rock progressif, le rock, la musique, voire l’humanité en général. Brighter Skies de FreddeGredde, (relativement) jeune compositeur suédois surtout connu pour ses medleys délirants sur YouTube, est de ceux-ci.
Je ne sais pas ce qu’il y a dans l’air, ces temps-ci, mais une véritable frénésie de remixage oldfieldien semble s’être emparée de plusieurs musiciens. Dernier en date, le sieur Robert Reed, qui nous livre avec Sanctuary une réinterprétation des thèmes musicaux du maître, période 1974-1982.
Ah, Saga! Toute ma jeunesse… Du coup, quand sort un nouvel album, comme ce Sagacity, je suis de nouveau tout fébrile – et souvent un peu déçu. Mon problème, c’est que les Canadiens ont somme toute assez peu évolué depuis ces quinze dernières années. À l’écoute de cet album, j’en viens même à me demander s’il ne faut pas parler d’auto-pastiche.
Deuxième jour du festival Night of the Prog. Le lendemain matin, pas de repos pour les braves – ou si peu : on reprend la route de l’amphithéâtre pour midi.
Et c’est donc reparti pour le Night of the Prog Festival treize groupes et vingt-deux heures de rock progressif dans un des plus beaux sites du monde.
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