Kung Fu Panda 2

Encore une séance de rattrapage DVD pour cause de 3D (et aussi un peu à cause du syndrome de la suite) avec Kung Fu Panda 2, film d’animation des studios Dreamworks mettant en scène l’improbable panda Po dans le rôle du grand “Guerrier-Dragon”, as du kung fu plus ou moins malgré lui.

Je vous casse tout de suite le suspense: cette suite n’est pas à la hauteur de l’original, mais surtout parce que la barre était tout de même placée très haut. On perd en surprises, mais on reste dans le domaine du divertissement de bon niveau.

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The Three Musketeers

Quelqu’un sur un forum a comparé The Three Musketeers, le film dont je vous avais déjà parlé dans mon article sur le Davincipunk, comme étant un nanard qui s’assume. Après l’avoir vu hier soir, avec le gang habituel, en anglais et (hélas) en 3D, je dois dire que ce n’est pas totalement faux. Pas totalement exact non plus, cela dit.

Énième adaptation hollywoodienne des aventures d’EAthos, Porthos, Aramis et d’Artagnan, ce film propose des aventures qui s’inspirent plus du pulp que de l’imagerie de cape et d’épée traditionnelle, en ajoutant suffisamment d’éléments absurdes et anachroniques (gadgets à mécanisme d’horlogerie, pièges mortels, dirigeables) pour faire tourner en bourrique les fans d’Alexandre Dumas. 

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Les aventures de Tintin: Le secret de la Licorne

“Trois frères unis, trois licornes”, qui n’a jamais lu cette aventure du célèbre reporter si belge qu’il en devient universel? Et qui ne s’est pas demandé ce que valait l’adaptation au cinéma de Les aventures de Tintin: Le secret de la Licorne?

Car dans le genre projet casse-gueule, celui-ci était quand même assez haut dans la liste: pas tout à fait film, pas vraiment dessin animé non plus, un graphisme qui est à mi-chemin entre le réalisme du cinéma et le dessin, limite caricature vivante. La présence de Steven Spielberg et Peter Jackson à la réalisation (et Steven Moffat au scénario) rassurant autant qu’inquiétant.

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The Green Hornet

Prenez Batman. Le prototype du justicier solitaire, inoffensif playboy millionnaire le jour, qui combat le crime à la force de ses poignets et de ses gadgets. Sauf que, dans le cas de Britt Reid, (super)héros éponyme de The Green Hornet, sa fortune n’a égale que son incompétence et que la survie de son alter-ego héroïque dépend à peu près entièrement des prouesses martiales et technologiques de son faire-valoir, Kato.

Pour cette séance de rattrapage en DVD, nous nous sommes donc attaqué à ce remake d’une série télé des années 1960, surtout connue pour le fait que le rôle de Kato, chauffeur et majordome du héros, était tenu par Bruce Lee. Autant dire que, dans le cas présent, le ton retenu est celui de la grosse rigolade. Absolument personne ne se prend au sérieux, à part peut-être l’équipe pyrotechnique et les cascadeurs automobiles.

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Cowboys & Aliens

On parlait récemment des stéréotypes et de leur usage, bon ou mauvais, en fiction. Le film Cowboys & Aliens que je suis allé voir hier soir avec le gang habituel est une assez bonne illustration d’un usage sinon bon, du moins fort distrayant des stéréotypes.

Déjà, le scénario tient tout entier dans le titre: une ville minière du Far-West en pleine déliquescence, probablement vers la fin du XIXe siècle, des extra-terrestres qui enlèvent la population, un cowboy taciturne et amnésique (Daniel Craig, monolithique), un éleveur brutal et paternaliste (Harrison Ford), des hors-la-loi sans scrupules, des Apaches en colère, un enfant et un chien.

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World Invasion: Battle Los Angeles

Hier soir, nous sommes allés voir World Invasion: Battle Los Angeles, le film tiré du jeu vidéo. Ah, on me dit dans l’oreillette qu’en fait, il n’y a pas de jeu vidéo. J’aurais pourtant juré…

Disons les choses ainsi, si on n’aime pas les films avec des militaires américains qui gagnent à la fin (normal: ce sont des Marines), des extra-terrestres insectoïdes vraiment très méchants qui perdent à la fin, plein de matos militaire pour faire baver les guntakus, des innocentes victimes à sauver coûte que coûte, des sacrifices héroïques, de la baston dans un chaos urbain et des grosses, très grosses explosions, alors il faut éviter d’aller voir ce film, dont le titre tient lieu de scénario.

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The Expendables

Je dis souvent que la nostalgie, c’est pour les cons, mais il faut quand même avouer que, quand c’est géré avec intelligence et humour, ça peut être plaisant. Témoin The Expendables, film-hommage au cinéma d’action de la fin du XXe siècle et ses héros à gros bras, gros flingues et petit scénario. D’ailleurs, c’est bien simple, ils sont à peu près tous au générique: Sylvester Stallone (également réalisateur), Jet Li, Dolph Lundgren, Micky Rourke, Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, plus Jason Statham pour faire jeune.

L’idée de base est simple: un groupe de mercenaires, emmené par Stallone, est engagé par la CIA pour aller flinguer un général encombrant dans une petite île des Caraïbes; après, les choses ne se passent pas comme prévu, mais on s’en fout parce que c’est une bonne excuse pour flinguer tout ce qui est flinguable et faire sauter le reste. Le tout en une heure trente chrono, ce qui permet au bruit des explosions et des rafales de couvrir celui du pop-corn.

Tout le film tient dans ce simple paragraphe; c’est un énorme clin d’œil aux films du genre, qui utilise et revisite tous les clichés du genre, à commencer par les noms crétins (mention spéciale au personnage joué par Jet Li, Yin Yang), les dialogues dégoulinants de testostérone et de calembours douteux, le fétichisme des gros flingues, le décor qui explose (à peu près tout peut exploser dans ce genre de film), les cascades improbables, la bande originale mitigée symphonique martial et hard-rock, le thème de la rédemption et les méchants très méchants.

Les rôlistes joueurs de Feng Shui ou de Extreme Vengeance peuvent se passer les scènes au ralenti pour en décortiquer les actions selon les mécanismes de leur jeu favori et arriver à un catalogue assez exhaustif. Au reste, si je devais faire un gros reproche à ce film, c’est que les scènes d’actions sont parfois abominablement bordéliques et à la limite de la lisibilité; si on peut laisser un truc aux réals de l’époque, c’est qu’il savaient faire dans la chorégraphie lisible.

Bref, n’allez pas voir ce film pour autre chose que des gros muscles, des gros flingues et des grosses explosions. Mais allez le voir quand même, ça défoule!

Inception

Des quatre du gang habituel parti voir Inception, le dernier film de Christopher Nolan, je suis le seul à avoir plutôt bien aimé. C’est un peu Avatar à l’envers. Et, à vrai dire, je les comprends un peu, parce que je n’arrive pas à me départir d’une confuse impression qu’Inception rime avec déception. Je vais essayer de limiter les spoilers au minimum, mais si vous n’avez pas vu le film, c’est peut-être une bonne idée de ne pas continuer au-delà.

Inception est fondamentalement une histoire d’arnaque, où un groupe de mercenaires spécialisés embarquent dans le rêve d’une autre personne, non consentante, dans le but de lui soutirer des informations. Ou, dans le cas présent, de lui implanter une idée. C’est un peu le principe de la mémétique: faire de la culture d’idée comme on fait la culture de souches virales, pour en infecter une personne donnée.

Visuellement, on en a pour son argent, avec des effets spéciaux et des trouvailles visuelles très bien balancées, que ce soit la bagarre dans le couloir à la gravité changeante, le train de marchandise dans les rues de New York ou la ville-rêve qui s’effondre. Auditivement aussi, avec une omniprésence de la musique, avec des thèmes et des codes similaires à ce qui était déjà présent dans The Dark Knight, précédent film de Nolan.

Le problème se trouve au niveau du scénario: si on fait abstraction du côté science-fiction/fantastique et de la dimension onirique, il s’agit d’un bête film d’arnaque pas très enthousiasmant: la bande de zozos monte son mille-feuille onirique et piège son pigeon et c’est un peu tout. Soit, il y a une certaine tension quant à la réussite du plan et de l’objectif secondaire du personnage principal, mais c’est un peu tout. Franchement, c’est un peu “tout ça pour ça?”

J’aurais aimé quelques retournements, de la trahison, et quelques coups de théâtres du même genre. Pour un film aussi copieux au niveau des concepts, je le trouve un peu vide du point de vue de la trame. Ses deux heures et demie auraient pu être mieux remplies. Il y a sans doute une question de rythme, mais personnellement, ça m’a moins gêné que ceux de mes petits camarades; je suppose que c’est plus gênant si on n’entre pas dans le film.

Fondamentalement, je soupçonne surtout que la source principale de ma déception vient du fait qu’Inception est un film dont j’entend parler en long, en large et en travers depuis près de six mois et qui me faisait l’effet d’être une tuerie majeure. Au final, c’est un film agréable, mais sans plus, un peu mi-chair mi-poisson, le cul entre le blockbuster de saison et le film à concept.

Prince of Persia – The Sands of Time

Je ne sais pas au juste si je dois plus avoir honte d’être allé voir au ciné le film Prince of Persia – The Sands of Time ou de l’avoir trouvé plutôt sympa. Parce qu’enfin, c’est juste de la grosse machine hollywoodienne comme on n’en fait plus (enfin non: comme on en fait beaucoup, justement): un couple de bishi, Jerry Bruckheimer à la production, un énième clone de Hans Zimmer à la musique et un réalisateur dont le nom échappe sans doute à tout le monde pour un concentré d’aventures exotiques. En plus, c’est tiré d’un jeu vidéo; la seule bonne nouvelle est qu’on évite Uwe Böll…

Seulement voila: s’il y a une raison pour laquelle Hollywood produit encore de la grosse machine hollywoodienne, c’est parce que c’est diantrement efficace. L’aventure exotique rapporte, surtout si elle est servie par des bishi et complétée par des scènes d’action bien jouissives comme il faut. Et, de ce point de vue, force est de constater que Prince of Persia remplit clairement le contrat. On passe deux heures à regarder Jake Gyllenhall voltiger sur les toits de villes moyen-orientales, évitant flèches et assassins vicieux et volant au secours de Gemma Arterton, la princesse/prêtresse semi-nunuche.

L’histoire tourne autour d’un artefact qui peut contrôler le temps, une dague qui permet de remonter quelques secondes en arrière et d’utiliser une débauche d’effets spéciaux numériques forts jolis à l’œil. De pouvoir et de trahison, aussi, mais franchement, qui se soucie de l’histoire? On est là pour manger du pop-corn – au sens propre comme au sens figuré: on garde du film quelques belles images, et l’impression de passer un moment agréable (et du pop-corn, des bouts de maïs entre les dents et plein de vitamine Q).

Il est assez évident que Disney a essayé ici de lancer la même genre de plan que Pirates of the Caribbean, mais on est assez loin du compte. Pourtant, Prince of Persia mérite de passer deux heures dans une salle climatisée, au plus fort des chaleurs de l’été.

Iron Man 2

Deuxième film à l’affiche de ce week-end, Iron Man 2, la suite des aventures de l’inénarrable Tony Stark, le super-héros le plus cool et le plus puant de l’histoire. Dans ce deuxième épisode, le milliardaire mégalomane doit affronter des nouveaux ennemis, à commencer par son propre organisme et le Sénat américain. C’est très postmoderne.

Il y a bien évidemment un vrai super-méchant, joué par un excellent Mickey Rourke qui se donne des faux airs de Danny “Machete” Trejo, un plan machiavélique qui implique un concurrent de Stark et des cascades spectaculaires, servies par des effets spéciaux sans faille. Pour le reste, disons que l’effet de surprise du premier étant quelque peu passé, cette suite, malgré la surenchère visuelle, donne l’impression d’être un ton en-dessous.

Cela étant, “un ton en-dessous” du premier place Iron Man 2 nettement au-dessus de la soupe superhéroïque, même si c’est principalement dû au décalage du personnage principal par rapport aux canons du genre.

Clash of the Titans

Dimanche ciné, deuxième. Les avis des forums rôlistes sur Clash of the Titans oscillant entre “bouse infâme” et “divertissement honnête”, je n’attendais pas grand-chose de ce remake à gros budget d’une série B des années 1980. Au final, même si j’ai envie de dire “les deux, mon général”, je dois avouer que mon coeur balance plutôt du côté de la seconde option.

Officiellement, l’histoire est celle de Persée, fils de Zeus, figure mythologique qui défait Méduse, sauve Andromède et autres exploits du même tonneau (des Danaïdes). Bon. Maintenant, pour ce qui est du film, vous prenez cette belle légende, vous tapez dessus jusqu’à ce que ça fasse de la mousse et rajoutez par-dessus un salmigondis d’aventures plus ou moins bâtardes, à base de monstre géant, de querelles entre dieux et de libre arbitre.

Ne me demandez pas non plus pourquoi le film s’appelle ainsi, vu qu’en fait de titans, on n’a droit qu’une vague mention au début.

Saupoudrez l’ensemble de batailles épiques et très agitées de la caméra, d’effets spéciaux allant du raisonnable (Méduse, les scorpions géants, le Kraken) au calamiteux (les costumes des dieux grecs, Zeus en tête, probablement volés chez un accessoiriste pour sentai) et d’acteurs plus ou moins inspirés. Vous obtiendrez au final un machin qu’on hésite à prendre au sérieux, tant le contraste est saisissant entre le côté dramatique du scénario et de la mise en scène et l’aspect franchement risible de certains des éléments du film, mais rythmé et énergique.

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Avatar

Histoire de céder à l’hystérie médiatico-geek de cette fin d’année, ceci est donc l’article quasi-obligatoire sur Avatar, le nouveau film de James Cameron. Non, ça n’a aucun rapport avec le dessin animé dont j’avais parlé ici même il y a quelques temps. On peut en résumer l’intrigue par une pirouette genre “Un homme parmi les loups dans l’espace” ou par un descriptif plus élaboré du genre “un marine paraplégique utilise un corps de synthèse pour infiltrer une tribu aborigène sur une planète qui regorge d’un minerai rare et cher”. Mais ce n’est pas très important.

À moins d’avoir passé les derniers mois au fin fond de Bornéo, dans la Creuse ou sous un gravillon, il est difficile d’être passé à côté du fait qu’Avatar est un film 1) très cher, 2) en images de synthèse et 3) visuellement ébouriffant. Pour l’avoir vu en 3D, je confirme: ça en jette! C’est d’ailleurs heureux, parce que c’est à peu près la seule chose qui évite que ce film sombre rapidement dans un semi-oubli.

Le point fort du film est indéniablement le degré d’immersion qu’amènent le travail visuel sur la planète en elle-même et ses indigènes et la 3D accentue encore cet état de fait (et tend à me rendre malade avec des points de vues vertigogènes).

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Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Passage obligé du geek moyen que je suis, le dernier opus des aventures du professeur Henry Jones, Jr. joue sur à peu près tous les trucs que j’aime: du pulp (revisité à la sauce nucléaire anticommuniste, années 50 obligent), des gadgets soviétiques plus ou moins indestructibles, des personnages qui ne se prennent pas (trop) au …

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Iron Sky, le projet

En 1945, les Nazis sont allés sur la Lune. En 2018, ils reviennent! C’est le pitch de Iron Sky, un projet de film qui ne peut que faire dresser l’oreille (entre autres) à l’amateur de pulp, d’histoire secrète et de science-fiction barré de la tête que je suis. Comme le machin est en cours de production …

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Shoot’em Up

Au festival du film sans scénario – ou, à tout le moins, dont le résumé peut tenir sur la tranche d’un ticket de bus – Shoot’em Up a toutes ses chances! Un type dégomme une pelletée de fâcheux de façon exotique pour sauver un bébé et… ben, c’est à peu près tout.

Oh, bien sûr, vous trouverez quelques éléments vaguement scénaristiques pour expliquer le pourquoi du comment, mais, franchement, on s’en fout. Les gentils et les méchants sont clairement identifiés dès le départ: il y a là le gentil, un semi-clodo qui est capable d’émasculer une musaraigne à un kilomètre et qui bouffe des carottes (un critique l’avait comparé à un Bugs Bunny trash); le méchant, un tueur à gages observateur, opiniâtre, qui passe sa vie au téléphone avec sa femme; la fille, Monica Belucci.

Après, vous avez un concours pour trouver la manière la plus exotique de mettre des sbires hors de combat, de la violence parfois trash et souvent très grotesque, des flots d’hémoglobine sur la caméra, des poursuites en voiture, le tout baignant dans un climat d’invraisemblance très cartoonesque (la référence à Bugs Bunny n’est pas innocente). On y rit beaucoup et on en ressort en étant sûr que les auteurs ont voulu se faire plaisir. C’est réussi!

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Transformers

Je vais être clair: Transformers est l’archétype du film à pop-corn de l’été. Fort en effets spéciaux, jolies images et grosses explosions, léger en scénario.

On pourrait résumer en disant que c’est l’histoire de deux groupes de robots géants, qui ont la possibilité de se transformer en d’autres objets divers, et qui se frittent parmi pour la possession d’un McGuffin cosmique. Ah, il y a aussi des humains, au milieu, mais c’est accessoire.

Quelque part, on pourrait attendre le pire d’un film dont les acteurs peuvent être qualifiés d’accessoires et, très franchement, ce n’est pas du grand art. Cela dit, c’est du grand divertissement et, qui plus est, un bon gros film de geeks avec une grosse dose de référence pop-culturelles.

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Harry Potter et l’Ordre du Phénix

Hier, je suis allé voir Harry Potter et l’Ordre du Phénix. Oui, en français, en plus. Projection spéciale avec pop-corn et menu M*cD* en prime. La honte absolue avec un extra de cholestérol (à la place, je suis allé au St*rb*cks, mais je doute que ce soit beaucoup mieux)… (Article incomplet, en attente de reconstitution)