Seventh Station: Heal the Unhealed

Tiens, encore un album qui semble venir de nulle part. Des musiciens biélorusses, israéliens et turcs regroupés en Slovénie, repérés par un label canadien pour une épopée en URSS: c’est Heal the Unhealed, de Seventh Station.

Seventh Station est donc un projet international, dans lequel on retrouve en invité Vidi, le chanteur de Subterranean Masquerade, Musicalement, on est dans quelque chose voisin du metal progressif, mais passablement bigarré et déjanté.

Histoire de poser les choses, le matériel promotionnel de Asher Media mentionne Pain of Salvation, certes, mais aussi King Crimson et Frank Zappa. Vous êtes prévenu.

Heal the Unhealed est un concept-album de près d’une heure sur l’Union soviétique à l’époque de Staline. Il compte six pistes, dont trois de plus de douze minutes et une seule de moins de sept.

Si le casting a un côté multinational, on notera quand même qu’il y a une nette dominance de régions marquées par une histoire que l’on qualifiera de compliquée par goût de l’euphémisme: Russie, Moyen-orient, Balkans…

Et, du coup, la musique de Seventh Station l’est également. Compliquée, donc. Ce qui est aussi un euphémisme: « bordélique » et « barrée de la tête » iraient tout aussi bien.

Les passages calmes et mélodiques se télescopent avec des déchaînements de metal, de la musique qui semble sortie tout droit d’un Tex Avery sous LSD, de bande originale de vieux films patriotiques soviétiques, voire de discours d’époque.

Autant dire que, dans Heal the Unhealed, il y a à boire, à manger, à priser, à fumer et mêmes quelques produits qui s’administrent par des voies moins conventionnelles.

Dit autrement, il y a des passages très impressionnants, comme l’epic final « A Final Bow » ou le pont instrumental au milieu de « Heart of a Nation », et d’autres plus difficilement supportables, comme le discours patriotique à la fin du même morceau.

Je ne déteste pas. Mais.

Heal the Unhealed n’est pas un album facile. Il est même spécifiquement conçu pour être difficile – le groupe utilise le terme « kafkaïen » dans sa bio. Il est cependant fascinant dans sa complexité et, quelque part, très raccord avec son thème.

Si tout ceci ne nous a pas déjà fait fuir très loin et très vite, Seventh Station est sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « Unspoken Thoughts »

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4 réflexions au sujet de “Seventh Station: Heal the Unhealed”

  1. Ben là pour le coup, ça me donne envie d’aller y jeter une oreille 😉 Tu vois quand tu veux tu peux.

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