Si vous êtes comme moi, vous avez lu le titre de cette chronique et vous avez pensé, « tiens, du prog obscur ». Pas tout à fait: Estuary, le nouvel album de Electric Sun Defence, c’est du post-metal. Mais un peu prog quand même.
À vrai dire, Electric Sun Defence se définit, sur sa page Bandcamp, comme « dirty progressive music ». Duo originaire de Glasgow, et fondé sur les cendres de The Massacre Cave, le groupe joue un post-metal avec de fortes influences progressives dans les structures et les ambiances.
Estuary est le premier album du groupe. Il dure cinquante minutes et compte dix pistes, la plupart entre trois et six minutes, mais avec deux titres plus long, de près de huit minutes, et deux autres beaucoup plus courts.
Quand on pense « post-metal », le nom de Cult of Luna arrive souvent comme une évidence. On ne va pas se mentir: Electric Sun Defence y fait pas mal penser, avec son mélange entre passages atmosphériques, riffs écrasants, voix claires et saturées.
Mais le duo écossais a aussi sa propre personnalité et propose des titres plus ramassés, parfois plus agressifs, mais qui jouent quand même sur des compositions complexes. Et s’il s’agit de leur premier album, on sent bien que ce ne sont pas des perdreaux de l’année: les compositions sont solides, leur exécution carrée et, par-dessus, la production est remarquable: puissante et claire.
Alors, certes, le post-metal d’Electric Sun Defence n’est pas renversant d’originalité, mais il a tout de même sa patte. Ce n’est pas juste un copier-coller des Grands Anciens, mais une musique qui allie les ambiances éthérées et les paysages épiques, la mélodie et la saturation.
Et tout ceci fait d’Estuary un excellent album de post-metal, découvert grâce à Angry Metal Guy. Surtout, pour un premier album, Electric Sun Defence sort une œuvre impressionnante de maturité, chaudement recommandée aux amateurs du genre et disponible sur Bandcamp.
Bonus: la vidéo du morceau-titre


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