Cydemind: The Descent

Si vous me suivez depuis un moment, vous avez sans doute noté que j’ai une tendresse coupable pour le violon, comme instrument rock. Du coup, quand Cydemind me propose, avec son nouvel album The Descent, du metal progressif instrumental au violon, je n’hésite pas longtemps.

(Bon, en vrai, j’avais raté cette sortie en novembre et je l’ai récupérée en service presse grâce à un rappel d’Asher Media, merci à eux.)

Cydemind est une formation canadienne, originaire de la région de Montréal, et qui est active depuis une dizaine d’années. Ce n’est pas ma première rencontre avec le groupe: j’avais déjà chroniqué leur album Erosion, il y a quelques années. Je ne savais pas qu’il était possible d’avoir un doctorat de violoniste, mais c’est le cas d’Olivier Allard, fondateur du groupe, qui le présente comme la rencontre entre violon et metal progressif.

The Descent totalise près d’une heure. Sur ses sept pistes, deux sont des epics de douze et quatorze minutes, deux autres dépassent les huit minutes. Non, ça ne fait pas semblant.

Si vous me suivez depuis un moment encore plus long, vous savez peut-être que j’ai eu une période « guitar-heroes », au début des années nonante. Pendant cette période, j’étais tombé sur le violin-hero Mark Woods et son premier album Voodoo Violince et Cydemind m’y fait un peu penser. Mais en plus prog.

Du coup, The Descent est un album qui présente certains des défauts du genre. Lorsqu’on a des instrumentaux avec des virtuoses – et Olivier Allard est loin d’être le seul dans Cydemind – on risque souvent d’avoir droit à des démonstrations un peu froides.

On ne va pas se mentir: il y en a. Pas mal de passages sont très techniques, acrobatiques, voire déroutants. Fort heureusement, ils ne durent jamais très longtemps. Et il y a également des compositions impressionnantes par l’émotion qu’elles dégagent.

Surtout, Cydemind joue beaucoup, et à bon escient, du contraste entre un metal progressif aux sonorités très « synthétiques », et le duo piano-violon. Ça donne une dynamique particulière aux titres, qui me rappelle un peu ce que fait Aesthesys en post-rock.

Globalement, The Descent est un bon album, avec d’excellents moments, mais aussi une tendance à vouloir jouer de la virtuosité pour la virtuosité. Je ne suis d’ailleurs pas certain que la forme instrumentale soit la plus adaptée pour ce style. Néanmoins, Cydemind est un groupe à découvrir, par exemple sur Bandcamp.

Vous: la vidéo de « Hoax »

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