Coheed and Cambria : The Year of the Black Rainbow

Groupe américain de métal progressif à grand spectacle, Coheed and Cambria débarque avec son quatrième album, The Year of the Black Rainbow. Après quelques hésitations, je l’ai acheté et, au final, je ne le regrette vraiment pas.

À part « métal progressif à grand spectacle », qui est bien gentil mais qui n’explique pas grand-chose, il est assez difficile de qualifier la musique de Coheed and Cambria. Il faut dire que les influences s’y télescopent avec une force et une vitesse qui donnerait le tournis au LHC du Cern ; s’il existe l’équivalent musical du boson de Higgs, il y a des chances qu’il soit observable dans cet album.

À la base, j’ai un peu l’impression d’entendre le résultat d’une folle orgie qui, dans les années 1980, aurait rassemblé les membres de Midnight Oil (pour la voix) et AC/DC (pour le côté hard rock), quelque part dans le bush australien, et dont l’enfant maudit aurait fui aux USA.

On y trouve également du métal progressif, qui est déjà en soi un mélange, une bonne portion de nu-métal et de rock alternatif, ainsi que des bouts de rock psychédélique à la Hawkwind, le tout au service d’un concept science-fiction que n’aurait pas reniés en leur temps Yes, Saga ou Ayreon (lequel concept est également décliné sous la forme de bandes dessinée et d’un roman).

Mes hésitations viennent principalement d’expériences passées avec le chanteur : sur les précédents albums, il avait une tendance désagréables à abuser des effets chantonnants. En soi, un « la la la » de temps en temps n’est pas très gênant, mais d’une part il en abusait, d’autre part il a un timbre nasillard et avec un côté moqueur qui me le rend très rapidement insupportable. Heureusement, sur The Year of the Black Rainbow, il s’en tient au minimum syndical et ça reste donc très supportable.

Du coup, mes hésitations s’étant envolées, j’ai pu pleinement profiter d’un excellent album, qui aligne de belles compositions comme « Here We Are Juggernaut » ou « The Shattered Symphony ».

Avec cet album, Coheed and Cambria livre un métal progressif très accessible sans être insipide, à la production irréprochable et libéré de ce que je considérais personnellement comme des scories musicales. À ne pas rater !

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4 commentaires sur “Coheed and Cambria : The Year of the Black Rainbow”

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