C’est en lisant une chronique parue sur le site Neoprog.eu que j’ai acquis Abyssal, le tout récent album du groupe de rock progressif français Gambit. J’étais pourtant dubitatif, mais le chroniqueur était suffisamment enthousiaste et la vidéo qui accompagnait l’article était suffisamment intéressante pour que je passe outre.
Décidément, les albums de The Flower Kings ne sont pas faciles à chroniquer. Le nouvel opus des Suédois, fer de lance du courant rétro-progressif, s’appelle Desolation Rose et, comme le précédent Banks of Eden, se caractérise par une avalanche de mélodies très bien troussées, malheureusement mises au service d’un manque d’originalité certain.
Il y a des jours comme ça où, au hasard d’un mot-clé, on découvre des trucs bizarres. Témoin un article de Progressive Area sur Backdrop, le dernier album en date de The Healing Road, décrit comme étant « pour les fans de Mike Oldfield ». C’est en même temps très vrai et très optimiste.
Je l’ai déjà dit maintes fois, il y a le bon et le mauvais rétro-progressif, la différence principale résidant souvent dans les détails. Out of the Barnyard, du passionnant projet de prog porcin Fright Pig, en est un exemple.
Lorsque j’avais chroniqué Reset, le précédent album de Crystal Palace, j’avais espéré que ce groupe de néo-prog allemand fasse preuve à l’avenir d’un peu plus d’originalité. Je n’ose espérer avoir été entendu, mais sans aller jusqu’à parler d’originalité, The System of Events, leur nouvelle production, se démarque quelque peu de leurs influences les plus évidentes.
Tiens, je parlais récemment de ma tendance au moubourrage en matière de rock progressif, nouvel exemple avec Yes is the Answer (and other prog rock tales), une anthologie de textes sur (précisément) le rock progressif compilée par Mark Weingarten et Tyson Cornell. Encore plus fort: il s’agit d’auto-moubourrage, car je m’étais persuadé qu’il s’agissait de nouvelles de SF ou de fantastique sur ce thème.
S’il y a bien un domaine où je semble être particulièrement susceptible au moubourrage, c’est bien celui du rock progressif. Ainsi, la palanquée de chroniques extrêmement positives de l’album Return to Mingulay du projet Oceans 5 (ou, plus précisément, Andy John Bradford’s Oceans 5; attention, le site pique les yeux), m’a incité à acheter l’album.
Il y a un an, une bande de potes originaires de Boston se lançait dans la production d’un petit album de rock progressif improvisé, sous le nom de Perhaps. Cet album, c’était Volume One, qui se taillait alors un petit succès d’estime par son approche radicale. Il y a quelques semaines, Volume Two est sorti et il montre à mon avis les limites du genre.
En ces jours où la brume et le froid reviennent et où les nuits s’allongent, il est bon de pouvoir compter sur le rock progressif solaire d’un groupe comme Moon Safari, qui nous revient avec Himlabacken vol. 1, leur nouvel album. Encore qu’on pourrait dire qu’à l’instar de la météo de ce début d’automne, cet album réserve d’excellents moments, mais également quelques douches froides.
Si The Octopus, le précédent album du groupe anglais Amplifier, m’avait perplexifié par son trop grand éclectisme, Echo Street rectifie le tir en proposant une musique bien plus cohérente, empruntant à la fois au rock progressif mélancolique et aux anciens « grands maîtres » du genre, mais au détriment d’une certaine originalité.
Psychoanorexia de T est un album qui m’impressionne et m’enthousiasme, une sorte de panorama de quarante ans de rock progressif.
L’album éponyme du groupe canadien Space Monster, nonobstant le fait que c’est un premier album, ne m’impressionne pas vraiment pas son rétro-progressif à la production catastrophique.
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