SkeleToon: The 1.21 Gigawatts Club

Alors ça, si ce n’est pas un album à chroniquer un premier avril, je ne sais pas ce que c’est. « Ça », c’est The 1.21 Gigawatts Club de SkeleToon. Déjà, c’est un vrai album, pas comme un autre, mais pour le reste, ça tient pas mal de la grosse blague. Dans le bon sens du terme.

Découvert par une chronique plutôt enthousiaste de Angry Metal Guy, SkeleToon est un groupe italien né, en 2015, d’un tribute band de Helloween. Ça se sent. Très fort: le groupe, qui s’auto-définit comme « nerd-metal », propose un speed-power-metal ultra-mélodique et old-skool qu’on jurerait sorti des tiroirs du légendaire groupe néerlandais.

Comme vous pouvez vous en douter, The 1.21 Gigawatts Club est un concept-album sur le thème de la trilogie Retour vers le Futur (même si je pinaillerais sur le fait que ça devrait être « 1.21 gigowatts », 2.21 en français). Il compte onze pistes plutôt courtes (une seule dépasse les six minutes) et dure un peu plus de trois quarts d’heure.

Je n’ai jamais été un grand fan de Helloween; j’ai bien aimé un temps, mais j’ai lâché l’affaire après le diptyque Keeper of the Seven Keys. Par contre, je dois dire que, dans le genre, SkeleToon fait tout juste, au point que je les trouve plus Helloween que Helloween eux-mêmes (avant que vous me le demandiez, je n’ai pas écouté leur récent nouvel album, mais les extraits ne m’ont pas convaincu).

C’est clair que, pour apprécier un album comme The 1.21 Gigawatts Club, il ne faut pas être allergique à l’original, ni au concept de pastiche. Parce que, dans le genre, SkeleToon va très loin!

Et il faut reconnaître au groupe que, à l’instar de formations comme The Watch dans le rétro-prog (tiens, encore des Italiens), ils sont capables de coller au plus près du style original sans jamais que ça ressemble à une copie honteuse.

SkeleToon est clairement composé de pointures qui maîtrise leur art à la perfection, à commencer par le chanteur Tomi Fooler, qui a un nom (ou un pseudo) prédestiné. J’avoue cependant une certaine préférence pour les compositions les plus énergiques, comme « Holding On », « Outatime », « 2204 », « We Don’t Need Roads », « Pleasure Paradise » ou « Eastwood Ravine ».

Il y a aussi une reprise de « Johnny B. Goode », pour rester dans le thème, mais perso j’en reste à celle de Judas Priest.

The 1.21 Gigawatts Club est donc une bonne blague, une de celles improbables qui font rire de bon cœur. J’avais récemment conclu la chronique du dernier Beast in Black par un « grimpez dans la DeLorean », qui se justifierait bien plus ici, au vu du thème de cet album.

SkeleToon nous offre ici un grand moment de bonne humeur à l’ancienne, disponible sur Bandcamp.

Bonus: le teaser vidéo de l’album

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