The Watch: The Art of Bleeding

Comme je le mentionnais dans la chronique musicale précédente, le rétro-prog est un genre qui a plutôt tendance à s’inspirer des Grands Anciens du rock progressif. Dans le cas de The Watch, qui vient de sortir ce The Art of Bleeding, l’inspiration est nettement Genesis, période Peter Gabriel.

The Watch est une formation italienne active depuis plus de vingt ans, d’abord comme un cover-band de Genesis, puis en sortant ses propres albums. toujours dans un style très proche du Genesis des débuts, dominés par la voix très gabriellienne de Simone Rossetti.

The Art of Bleeding est le huitième album du groupe. En quarante-cinq minutes, il propose huit pistes, d’une durée variant entre trois et neuf minutes. Les compositions sont cependant plutôt courtes pour du prog: seules deux dépassent les sept minutes.

Le couplet habituel de votre tonton Alias sur les albums de rétro-prog, c’est de d’abord chouiner sur ces albums qui s’inspirent tellement fort qu’ils tiennent plus de la ventouse, puis de dire que c’est quand même vachement plaisant.

On ne va pas se mentir: il y a clairement de ça dans The Art of Bleeding. Mais ça fait aussi plus die vingt ans que The Watch se livre à cet exercice et, s’ils auraient pu tourner en rond, en vrai je trouve qu’ils sont impressionnants dans cet exercice.

Quelque part, The Watch est non seulement un cover-band pour les albums de Genesis qui ont existé, mais aussi sur ceux qui n’existent pas – mais qui auraient pu. Le groupe excelle à reprendre les sonorités de l’époque et à les rappliquer dans des compositions originales qui sonnent redoutablement justes.

Bon, de même que je n’aime pas tout le Genesis de cette époque, je n’aime pas tout dans cet album, mais des pistes comme « An Intro », « Abendlicht », « Hatred of Wisdom » et le diptyque final « Black Is Deep » / « Red Is Deep » sont très réussies.

The Watch est néanmoins un groupe qui ne parlera qu’à un public particulier: les fans de la musique de Genesis qui sont prêts à accepter le côté « pastiche » de cet album. Pour ceux-ci, The Art of Bleeding est hautement recommandé, mais les autres peuvent aussi y jeter une oreille. L’album est disponible sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « Howl the Stars Down »

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3 réflexions au sujet de “The Watch: The Art of Bleeding”

  1. Je trouve que cet album va au-delà de Genesis contrairement aux précédents. Mais oui faut être quand même fan du prog symphonique des seventies pour apprécier. Moi j’adore sans être un nostalgique à tout-va.

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