Resolve: Between Me and the Machine

Il y a des groupes, comme ça, qui poppent sur le pas de votre porte – ou peu s’en faut – et vous mettent une grosse claque dans la tronche. Musicalement parlant et dans le respect des distances sanitaires. Le présent exemple, c’est Resolve et son premier album, Between Me and the Machine.

C’est à Pierre, un photographe/vidéaste que je croise régulièrement dans des concerts locaux (quand il y en a) qui m’a présenté ce trio lyonnais. Leur musique part sur une base metalcore et y incorpore des éléments très techniques qui rappellent le metal progressif.

Le côté metalcore est assez évident sur le format de Between Me and the Machine: onze pistes, quarante-huit minutes. Hormis le morceau-titre et ses huit minutes et demie, aucun titre ne dépasse les cinq minutes.

Parce que le metal de Resolve, c’est du genre pêchu. Ça poutre assez sérieusement, j’aime autant vous dire. Déjà, rien que l’intro de « Beautiful Hell » vous explique clairement qu’on n’est pas là pour cueillir des violettes.

Ah oui: ça growle méchant. Ça hurle, aussi. Mais il y a également pas mal de passages en voix claire et, de façon générale, beaucoup de mélodies et de claviers. Resolve joue beaucoup sur le contraste entre les deux propositions.

Alors en vrai, le metalcore, même mélodique, c’est pas forcément ma came. Mais l’adjonction de sonorités qui empruntent au metal progressif – les claviers, notamment, ou quelques jeux techniques sur la guitare et la basse – font que ce Between Me and the Machine (titre qui, au passage, rappelle Between the Buried and Me) me botte bien.

Des titres comme le déjà cité « Beautiful Hell », « Sing Me to Sleep » le très étrange et très électro « With Love », « Cycles », « Surrender » (qui me rappelle Pendulum par moments) ou le très prog morceau-titre.

Je suis conscient que, pour apprécier un tel album, il faut d’une part avoir une petite habitude du metalcore et, d’autre part, de ne pas avoir peur des mélanges. Mélanges qui, en d’autres temps, auraient sans doute été qualifiés de « contre-nature », genre metal et électro.

Pour ma part, je sors de l’écoute de Between Me and the Machine avec l’impression que Resolve démarre avec un potentiel impressionnant. Si tout ce que j’ai précédemment écrit ne vous fait pas peur, intéressez-vous à ce groupe d’urgence!

Bonus: la vidéo de « Forever Yours »

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