C’est traditionnel: en juillet, il y a la Japan Expo à Paris. Et ma dame et moi en profitons pour prendre quelques jours de vacances à Paris. De vacances, certes, mais pas de repos.
Japan Expo, c’est un des plus gros événements geek de la planète. Comme son nom l’indique, il est nettement centré sur le Japon, sa culture et (surtout) sa pop-culture: mangas, animés, cosplay et autres. Mais au-delà, c’est aussi un rendez-vous plus vaste des cultures de l’imaginaire: illustration, animation, écriture, édition, jeux vidéo, mais aussi jeux de plateau et… jeu de rôle.
Parce que oui, déjà depuis un moment, Japan Expo accueille un espace dédié au jeux de rôle, avec pas moins vingt-cinq tables et l’ambition de grandir encore et d’accueillir des éditeurs. J’ai pu un peu discuter avec les nouveaux organisateurs et même eu l’occasion de faire une partie (courte) d’Erdorin:2300.

Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était le seul point positif de la convention, mais je ne vous cacherai pas non plus que j’ai été un peu déçu par cette édition. Certes, elle est plus grande, avec une nouvelle halle ouverte. Il m’a aussi semblé qu’il y avait plus d’espace pour les créateurs indépendants (quatre zones au lieu de trois, ce qui je pense est une bonne chose). Une fois encore, même si beaucoup de créations sont à la limite entre fan-art et plagiat, je n’ai pas constaté d’usage visible d’IA générative… sauf pour certaines affichettes.
Mais j’ai vu moins de streamers, ce que j’ai trouvé un peu dommage, parce que c’est un thème qui m’intéresse et j’avais bien aimé échanger et parler technique avec certains d’entre eux. Également moins d’offices de tourisme et de voyagistes spécialisés dans le Japon. Il y avait par contre beaucoup de jeux de cartes à collectionner (que je déteste avec l’intensité d’un millier de soleils) et il j’ai aussi constaté des incohérences dans les placements de certains stands, notamment chez les cosplayeurs

Après, j’avoue que, dans ce genre d’événement, il y a beaucoup de choses pour lesquelles je n’ai qu’un intérêt très relatif – notamment le cœur de cible, à savoir les mangas et les animés (j’en regarde peu et j’en lis encore moins). J’ai passé le plus clair de monter à crapahuter dans les coursives (littéralement) kilométriques de la convention à prendre quelques photos (mises en ligne sur Flickr) et à me poser dans les coins café avec mon ordi. Je ne le regrette pas, notez, mais j’ai trouvé l’ensemble moins convaincant que les années précédentes (au moins, cette année, je n’ai pas eu de torticolis).
Et puis la Japan, c’est juste la moitié de nos vacances, l’autre moitié consistant à voir des potes et piller des boutiques, ce qui est toujours cool, malgré les températures caniculaires (pas de pluie cette année). Et, comme de coutume, on rentre avec les valises blindées de loot (bouquins, BD et CD pour ma part, un mètre cube de tissus pour ma dame) et les papotes en vrac. En espérant que 2027 ne sera pas la dernière année où on pourra aller à la Japan Expo avant que le pays ne bascule définitivement dans le fascisme, mais c’est une autre histoire.


Laisser un commentaire