La scène grecque n’a plus grand-chose à prouver en matière de metal et même de metal progressif. Birth of a Mask, le nouvel album de Hypostasis (reçu du groupe via un service presse), est un nouvel exemple de sa vitalité.

Hypostasis est un quatuor originaire d’Athènes, qui a été d’abord actif il y a une dizaine d’années, avant de connaître un long hiatus et revenir ces derniers mois. Le groupe joue un metal progressif plutôt technique, avec des inspirations goth-doom.

Avec dix pistes et un peu plus de trois quarts d’heure au compteur, Birth of a Mask affiche un format plutôt standard. Les pistes font entre quatre et six minutes, sauf l’intro, de deux minutes, et le titre final qui dépasse les huit minutes; là encore, rien d’inhabituel pour le genre.

À la base, le metal progressif d’Hypostasis, quelque part entre Dream Theater et Pain of Salvation, est plutôt classique: énergique, complexe, bien construit et servi par des musiciens solides. Disons aussi qu’à moins que ça, on risque d’être ridicule.

Il apporte également un lot d’ambiances plus travaillées, avec un côté parfois déjanté. Il faut aussi dire que le thème de l’album est un voyage dans la psyché d’une personne sérieusement dérangée, ce qui explique la présence de voix parfois inquiétante en toile de fond.

Des pistes comme « Afraid » ou le morceau-titre fonctionnent particulièrement bien, ainsi que le diptyque final, « Visions » et « Phoenix » (un quart d’heure à eux deux).

Mais il n’est également pas toujours très maîtrisé ou, pour dire les choses autrement, Hypostasis tente des trucs qui ne sont pas toujours des réussites. Quelque part, je préfère ça que le contraire, surtout pour ce thème, mais il faut avouer que ça casse parfois un peu l’ambiance.

L’un dans l’autre, Birth of a Mask est un bon album de metal progressif, voire très bon par moments. Hypostasis n’est pas la découverte de l’année en la matière, mais il propose un album solide, avec quelques fulgurances. Il est disponible sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « Mirror »

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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