Evergrey: A Heartless Portrait (The Orphean Testament)

Evergrey est un de ces groupes qui semble avoir décidé de mettre en avant une certaine forme de régularité, avec des albums qui tombent sans faillir tous les deux-trois ans. Encore que ce nouvel album, A Heartless Portrait, sort un peu plus d’un an après le précédent.

Evergrey est une formation suédois active depuis plus de vingt-cinq ans et qui, depuis pas mal de temps maintenant, propose une forme de metal progressif qui emprunte beaucoup au power-metal, avec un côté très rentre-dedans. Un metal progressif qui n’a pas oublié la partie « metal », en quelque sorte.

Autre symbole de régularité, A Heartless Portrait – sous-titré The Orphean Testament – compte dix pistes pour une durée de cinquante minutes. Les compositions font entre quatre et six minutes. C’est plutôt carré et direct – et plutôt étonnant pour du metal progressif.

À dire vrai, Evergrey est sans doute plus proche du power-metal épique que du metal progressif sur cet album. Je ne plains pas trop, notez: cet aspect puissant, épique, limite symphonique et le côté hymnique de la plupart des titres est ce qui m’a attiré en premier vers ce groupe.

Et, de ce point de vue, on n’est pas volés: A Heartless Portrait regorge de compositions de ce genre, à commencer par l’archétypique « Mindwinter Calls », « Call Out the Dark », « The Great Unwashed ».

Evegrey n’innove pas vraiment, mais il distille à la perfection ses ambiances sombres, quelque peu futuristes et son talent pour l’agression musicale mélodique. Qui plus est, Tom Englund, le charismatique chanteur du groupe, est ici au top de sa forme.

Il y a un « mais ». Sur A Heartless Portrait, Evergrey a tendance à se répéter. J’entends par là que, vers la fin de l’album, arrive le moment gênant où l’auditeur un peu distrait se demande s’il n’a pas déjà entendu la piste actuelle. Plusieurs fois. En d’autres termes, Evergrey fait un peu trop de l’Evergrey…

Disons que je me pose un peu la question de si cet album n’est pas sorti un peu trop tôt. Pas qu’il soit mauvais en soi, au contraire: Evergrey nous balance une cargaison de brûlots impressionnants, mais je me demande si un album un peu plus court, en sept ou huit pistes, n’aurait pas été plus pertinent.

À ma grande surprise, j’ai découvert que A Heartless Portrait était disponible sur Bandcamp – mais pas à l’écoute dans son intégralité. Quoi qu’il en soit, je vous le recommande – j’allais dire « chaudement », mais par ces temps de canicule, ce n’est peut-être pas l’épithète le plus heureux.

Bonus: la vidéo de « Midwinter Calls »

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2 réflexions au sujet de “Evergrey: A Heartless Portrait (The Orphean Testament)”

  1. Oui c’est du classique avec un peu plus de niaque que sur les deux précédents. Au début (chronique), je l’ai trouvé un peu au dessous, maintenant je l’écoute très très souvent avec beaucoup de plaisir en fait. Il a une sacré patate. J’ai vu Wardruna en live hier en plus de plein d’autres trucs, ben finalement je vais me pencher sur leur cas, car en live ça le fait, même chose pour Cellar Darling, c’était très sympa, crevant mais sympa.

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  2. J’ai testé sans que ça me laisse un souvenir impérissable. Pas désagréable mais sans plus.

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