Starfish64: Scattered Pieces of Blue

Marrant comme le nom d’un groupe peut inspirer des idées reçues: quand j’ai vu pour la première fois mention de Starfish64, pour cet album Scattered Pieces of Blue (via ProgCritique), j’ai cru qu’il s’agissait de chiptune ou d’un truc similaire. En fait, pas vraiment.

Starfish64 (aussi orthographié starfish64), c’est le projet solo du musicien allemand Dieter Hoffmann. Plus tellement solo maintenant, vu qu’il est entouré de musiciens, mais il y a encore un côté un peu « moi tout seul dans mon garage » dans son mélange de rock progressif, de classic-rock et d’électro planante.

Scattered Pieces of Blue, c’est dix titres et un peu plus de quarante minutes; autant dire qu’on ne s’attarde pas. Avec des compositions entre trois et cinq minutes – à l’exception d’un interlude d’une minute et demie et d’un quasi-epic de près de dix minutes, l’album a même un côté pop prononcé.

Et sans aller jusqu’à prononcer le mot qui fâche, il faut admettre que les morceaux de cet album sont très, très accessibles. Un peu lisse, certes, un peu douceâtre, Scattered Pieces of Blue joue à fond la carte d’une musique qui rappelle un peu le pop-rock des années huitante ou des groupes comme Eloy.

Disons que si vous cherchez du gros metal qui poutre ou du prog avant-gardiste, Starfish64 n’est clairement pas fait pour vous. Avec ses compositions mélancoliques, ses claviers planants sur lesquels une guitare ou une basse précises viennent se placer et la voix rêveuse de son chanteur, le groupe est sur un créneau plus classique.

Peut-être trop. On ne va pas se mentir: ça ronronne. Ce n’est pas désagréable, c’est clairement écrit et joué par des gens compétents et ça ne manque pas d’émotion, mais c’est un style entendu et ré-entendu depuis… ben, les années huitante.

Alors moi j’aime bien, mais pas trop. Starfish64 est une découverte sympathique, mais je ne crois pas que je vais suivre ce groupe avec assiduité. Scattered Pieces of Blue est clairement un album que je ne conseille pas forcément aux plus excités et/ou exigeants de mes lecteurs. Les deux qui restent peuvent aller l’écouter sur Bandcamp.

Bonus: la lyric-video de « Forget Me Not »

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5 réflexions au sujet de “Starfish64: Scattered Pieces of Blue”

  1. On les avait chroniqué à l’époque de Neoprog il me semble. Ça ne casse pas des briques. Le genre de truc dont on parle pour soutenir l’artiste.

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    • Non, ça ne casse pas des briques, mais c’est plutôt sympathique. C’est un peu la lamelle de gingembre entre un nigiri synthwave-horreur cosmique et un maki metal-extrême.

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      • Aller à Paris et ne pas passer par ses restaurants japonais topissimes… Bon ceci dit, la dernière fois que j’y étais, j’ai manger coréen…

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