Deep Sun: Dreamland – Behind the Shades

Confession: j’aime bien Nightwish. Mais ça, vous le saviez déjà. Et, sans être particulièrement chauvin, je m’intéresse pas mal à la production susse en matière de metal. Or, il se trouve que Dreamland – Behind the Shades, le nouvel album de Deep Sun, coche les deux cases.

Et donc, Deep Sun est un groupe suisse, originaire d’Aarau – ville de référence en ce qui concerne le metal et le prog. Actif depuis 2005, il propose un metal symphonique à voix féminine, en l’occurrence la soprano Debora Lavagnolo.

Quatrième album du groupe, Dreamland – Behind the Shades compte onze pistes. Hormis les deux premières – un prologue d’une minute et demie et un mini-pic de sept minutes – elles durent entre quatre et cinq minutes, pour une longueur totale autour de trois quarts d’heure.

Je découvre Deep Sun avec cet album et grâce à une chronique d’Angry Metal Guy; coïncidence amusante, mon épouse a reçu le CD quelques jours après que je l’ai acheté. Donc j’arrive dans ce Dreamland – Behind the Shades sans bagage préalable.

Enfin, si: une connaissance plutôt extensive de la discographie de Nightwish. Et ne nous voilons pas la face: ça y ressemble beaucoup (je suis même étonné qu’AMG n’ait pas utilisé son expression favorite de « nightwishcore ». Particulièrement à la période Tarja. Pas de bol: c’est celle que j’aime le moins.

Ça peut être un problème. Notamment parce qu’il y a des fois où ça y ressemble vraiment beaucoup, au point de reprendre certains maniérismes des Finlandais (l’intro de « Secret Garden », mais c’est loin d’être le seul exemple). Et aussi parce que Deep Sun n’est pas Nightwish, notamment au niveau des moyens, et les parties symphoniques sonnent parfois plus synthétiques.

Ceci posé, comme je le dis souvent il faut quand même un certain niveau pour jouer ce genre de musique sans avoir l’air complètement ridicule. Deep Sun a du métier, les compositions tiennent la route, les mélodies sont accrocheuses et il y a de l’épique. Et puis Debora Lavagnolo assure, avec des accents à la Simone Simons, d’Epica (par exemple sur « Killer in a Dream »).

Le plus gros défaut de Deep Sun est donc d’avoir des influences un peu trop envahissantes. C’est un peu gênant – surtout sur un quatrième album – mais dans l’absolu, ça ne fait pas de Dreamland – Behind the Shades un mauvais album. Loin de là.

Si vous êtes amateurs de metal symphonique à voix féminine, dans la veine de Nightwish et Epica, sans avoir le côté snob qui râle quand c’est trop proche des glorieux modèles, je vous le conseille.

Bonus: la vidéo de « Dreammaster »

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