Plusieurs choses m’ont attiré vers cet EP Fragile, d’Avalanches. D’abord, la conjonction du nom du groupe et du titre de l’album, qui a titillé ma fibre absurde. Ensuite, la chronique de CORE&Co, qui me promettait « une bande-son pour un film au scénario apocalyptique ». Ces gens savent comment me parler.
Avalanches est un trio originaire de Nantes, en France, qui semble être né dans les années 2020. Comme indiqué au préalable, le groupe joue un post-rock instrumental cinématique, dont les sonorités flirtent avec le metal.
Fragile est le deuxième opus du groupe, un EP de vingt-huit minutes (un quasi-album, selon mes critères) composé de cinq titres: trois de cinq minutes, un de quatre minutes et demie et un dernier de sept minutes.
À l’écoute, aucun doute, c’est du post-rock. Et, aucun doute là-dessus non plus, c’est différent. Avalanches joue avec les structures classiques du post-rock, les montées en puissance et les apothéoses, mais joue sur des sonorités différentes. Le fait que le groupe soit un trio n’est sans doute pas étranger à ça, mais on est assez loin du « mur de son » traditionnel du genre.
Les compositions de Fragile sont plutôt lumineuses, avec certes une puissance certaine, mais des mélodies qui évitent le côté plombé du genre. Elles sont plus proches d’un rock assez aéré; en matière de post-rock, je les rapprocherais de God Is an Astronaut, par exemple. J’ajouterais que la tonalité cinématique des titres instrumentaux fonctionne plutôt bien.
Pour être franc, le post-rock d’Avalanches n’est pas du genre à retourner la tête, mais il a son identité propre, ce qui n’est pas à négliger par les temps qui courent. Tout ceci fait de Fragile un album très agréable et intéressant. Il est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la non-vidéo de « Lune rouge »


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