De femmes, des fantômes, des secrets, des légendes, des histoires. Douze, précisément, dans ce recueil de nouvelles signées de l’autrice argentine Mariana Enriquez, Un lieu ensoleillé pour personnes sombres.
Avant toute chose, et sans aller jusqu’à dire que j’ai lu cet ouvrage contraint et forcé, il est fort probable que j’en serais resté très loin s’il n’était pas dans la shortlist du Prix Planète SF des Blogueurs 2026, dont je suis un des jurés cette année. En effet, les nouvelles sont quasiment toutes dans un genre qui ne me parle pas du tout: l’horreur, avec en prime un côté très body horror. Et du body horror au féminin, ce que je trouve encore plus dérangeant.
Ainsi, on a des histoires qui parlent souvent de maladie, de corps abîmés, de putréfaction. Ce n’est pas toujours au centre de la trame, mais c’est une coloration que l’on retrouve dans presque toutes les nouvelles. Et vu que ce n’est vraiment pas ma came, ça me gâche le plaisir de la lecture.
L’autre point commun, c’est l’Argentine. Terre d’origine de Mariana Enriquez, elle apparaît dans toutes les histoires, sous une forme ou une autre. Une terre qui semble avoir comme principale ressources les angoisses et les promesses non tenues.
Du coup, Un lieu ensoleillé pour personnes sombres est un recueil qui ne m’a pas vraiment parlé. J’ai bien aimé certaines des histoires qui avaient un côté légendes urbaines / creepypasta (y compris directement, comme avec l’hôtel Cecil) et je ne peux pas nier que Mariana Enriquez (et sa traductrice, Anne Plantagenet) fait du très bon travail dans son écriture, mais globalement, c’est un genre auquel je n’accroche pas.
Ou trop.
Bref, Un lieu ensoleillé pour personnes sombres n’est pas un bouquin pour moi. Je lui ai trouvé des qualités d’écriture et je retiens quelques idées fortes, mais je ne le recommanderais qu’à ceux qui ont un goût prononcé pour l’horreur.


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