Il est temps de dépoussiérer votre Livre des Morts et de ressortir ankh et vases canopes: le plus égyptien des groupes de metal rhônalpin – j’ai nommé Amon Sethis – revient avec un nouvel épisode de sa saga power-prog-metal: Part III – Dawn of an Apocalyptic World.
Fondé il y a presque vingt ans, Amon Sethis propose un metal progressif puissant et épique, qui nous raconte une histoire fantastique de rois et de dieux dans l’Égypte ancienne (période 6e et 7e dynastie, pour être précis, parce qu’eux le sont).
Même si le titre annonce « Part III », Dawn of an Apocalyptic World est le quatrième album du groupe (le précédent était le « Part 0 »). Il est plus court que ce à quoi le groupe nous avait habitué: quarante-huit minutes pour dix pistes entre quatre et six minutes.
Amon Sethis est un groupe impressionnant: concept fort, maîtrise des compositions, niveau des musiciens. Rien à redire; c’est même étonnant qu’une formation de ce calibre ne soit pas plus connue. OK, peut-être un truc à pinailler: même si la thématique Égypte ancienne apporte un petit quelque chose, musicalement le groupe reste quand même dans des créneaux assez classiques du genre.
Le créneau en question, on peut le situer entre le metal progressif symphonique et le power-metal épique, ce qui nous permet de déterminer que c’est un créneau à grand spectacle. Ce qui tombe bien, parce que Dawn of an Apocalyptic World ne fait pas exactement dans l’intimiste. Et d’ailleurs, l’album démarre sur les chapeaux de roue, avec une courte intro, « Lamentations » et « The Curse of Ra ». Plus loin, je citerais également le très prog « The Lord of the Dark Waters » et « Kubatalawa » dans un registre plus folk.
Anecdote amusante: j’ai appris de source sûre que le groupe, s’il est originaire de Grenoble, aurait son local de répétition à un jet de plectre de chez moi. Il faudra que je leur en touche un mot quand je les verrai en concert. Deuxième anecdote amusante: ce sera au Ready for Prog? Festival, à Toulouse, là où je les ai découverts il y a huit ans.
Pour en revenir à Dawn of an Apocalyptic World, c’est un très bon album, hautement recommandable pour les amateurs de power-metal progressif symphonique égyptien épique (et colegram). Ce n’est peut-être pas le plus impressionnant de la discographie d’Amon Sethis, mais il est solide.
L’album est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la vidéo de « At the Threshold of Doom »


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