Soulsplitter: Connection

Il y a peu, le confrère Jean-Christophe concluait sa Chronique en Images de Connection, de Soulsplitter, par « si j’aime beaucoup Connection, je n’ai pas grand chose à en dire. » J’espère être un peu plus bavard pour cet excellent album de prog moderne.

Soulsplitter se décrit comme un collectif artistique et musical allemand. Actif depuis 2016, environ, il propose, sur cet album, un rock progressif contemporain, flirtant volontiers avec le metal et le djent, à la manière d’un Haken, mais avec des influences latino marquées. Avertissement habituel: ça growle – un peu.

Deuxième album du groupe, Connection est étonnamment court: quarante minutes, divisées en sept pistes de longueur comparable – entre quatre et sept minutes. Mais comme il y a plusieurs enchaînements fluides d’une composition à la suivante, on a parfois l’impression de quelque chose de plus long.

Avant toute chose, je suis d’accord avec l’ami JC: Connection est un excellent album et Soulsplitter me fait ici forte impression. On a un sentiment de maîtrise et d’excellence tout au long de l’album, qui jongle avec bonheur avec les parties brutales, de longues plages instrumentales envoûtantes, quelques plages plus calmes et, de façon générale, beaucoup d’émotion.

Je recommande particulièrement le final, diptyque composé de l’instrumental « Gratitude » et de « Reconnected », qui est impressionnant de technicité et d’émotion, en plus d’être splendidement construit.

On notera qu’en plus de l’instrumentation rock/metal typique – et d’harmonies vocales très réussies – Soulsplitter fait également appel à un ensemble à cordes et à deux trompettistes. Ça surprend et ça donne, en plus de la coloration latino, un côté très symphonique à l’ensemble.

Par contre, ça ressemble quand même beaucoup à du Haken. Pas au point de vérifier si le groupe habite rue de la Pompe, mais disons qu’il y a une claire influence à chercher du côté des Britanniques. En même temps, c’est normal; c’est même étonnant, quand on y pense, qu’il n’y ait pas plus de groupes qui s’en inspirent.

Et puis bon, il y a du growl. Pas que ça me dérange, en temps normal, mais dans le cas présent, je ne crois pas que ça se justifie. Cela dit, comme mentionné plus haut, il n’y en a pas tant que ça; à moins d’être particulièrement allergique, ça peut facilement s’ignorer.

Donc, très bonne pioche: avec Connection, Soulsplitter signe un album de prog contemporain remarquable – certes pas sans défaut, mais dont les qualités compensent très largement. Vous pouvez l’écouter sur Bandcamp et j’encourage fortement les amateurs du genre à le faire d’urgence.

Bonus: la vidéo de « Disconnected »

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