Gojira: Fortitude

Ce n’est pas très souvent que je m’intéresse aux productions des « grands » groupes de metal. Rare, mais pas inconnu, surtout quand le groupe flirte avec le prog – comme c’est le cas avec Gojira et son nouvel album, intitulé Fortitude.

En étant large, je pourrais dire que cette chronique a été écrite à la demande populaire. J’entends par là que plus qu’une personne m’a demandé si j’allais en faire une. Bon, il n’a pas fallu me pousser beaucoup non plus. Je veux dire, j’avais déjà chroniqué les trois précédents.

Pour les rares lecteurs qui ne connaîtraient pas Gojira, c’est un groupe français actif depuis vingt-cinq ans, dont vingt sous ce nom. Leur musique, plutôt extrême à leurs débuts, est aujourd’hui un mélange entre metal progressif et death-metal, avec pas mal de sonorités plus exotiques.

Fortitude, septième album du groupe, compte onze pistes pour une durée totale d’un peu plus de cinquante minutes. Une seule piste dépasse les six minutes, les autres restant entre quatre et cinq minutes – sauf le morceau-titre, « virgule » instrumentale de deux minutes au milieu de l’album.

Je vais être honnête (qui a dit « pour changer » ?): je suis très partagé sur cet album. Pas tant pour savoir s’il est bon ou non, mais plutôt pour savoir si je l’aime bien ou pas.

Soyons clair: il est objectivement bon. Les mélodies sont à la fois accrocheuses et pas simplistes, il y a de l’énergie et de l’intensité en gros et demi-gros, les musiciens de Gojira sont des monstres et le tout est produit aux petits oignons. Rien à redire.

Quant à savoir si j’aime ça, c’est plus difficile. Bon, à la base, je ne déteste pas, c’est clair. Il y a des très belles choses dans Fortitude (« Amazonia » ou « New Found », notamment), mais globalement j’ai un peu du mal à rentrer dans l’album. De plus, j’ai l’impression diffuse que je devrais l’aimer beaucoup plus que ça.

C’est un des sentiments les plus agaçants et les plus frustrants que je connaisse: un album dont je sais qu’il a tout pour me plaire, mais qui me laisse plutôt tiède. J’aime bien m’enthousiasmer pour des trucs et je n’arrive pas à m’enthousiasmer pour Fortitude.

J’ai conscience que c’est une réponse qui ne va sans doute pas satisfaire ceux qui m’avaient demander cette chronique. Désolé. Je dirais bien que c’est la preuve qu’il ne faut pas forcer, mais j’ai tellement de contre-exemples que ça ne serait pas crédible.

Gojira est un très bon groupe, Fortitude est un très bon album. Mais je reste en dehors.

Bonus: la vidéo animée de « Another World » (levez la main si vous n’aviez pas vu venir la chute)

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4 réflexions au sujet de “Gojira: Fortitude”

  1. Ben je comprends que cet album puisse faire cet effet. Il y en a un peu pour tous les goûts, du coup c’est bien mais certains le trouveront trop consensuel. Pour ma part je l’aime toujours autant.

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    • Je ne sais pas si c’est une question de consensualité (je suis suisse, donc le consensus, c’est dans mon ADN), c’est plus un côté “OK, y’a plein de sonorités zarbis intéressantes et un effort dans la construction des morceaux, mais chaipatrop…” Ça aurait dû me parler plus que ça.

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  2. Une prod très calibrée US sur ce single et c’est vrai que c’est bien fait mais que ça ne m’a jamais vraiment touché. C’est efficace.

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