Oui, je sais, je suis en retard: Too Like the Lighting, d’Ada Palmer, premier ouvrage d’une tétralogie, est paru en 2016. Mais comme le quatrième tome n’est prévu que pour 2020, j’ai bon espoir de pouvoir les enchaîner les quatre sans trop de pause.
Une jeune femme et un robot, tirant un kayak, traverse une zone aride au milieu d’une tempête de sable. Ainsi commence The Electric State, le dernier ouvrage de Simon Stålenhag. Il se déroule dans ce qui était autrefois les États-Unis, mais en cette année 1997 alternative, c’est un no man’s land entre les USA et Pacifica.
Ce qu’il y a de bien avec un roman comme New York 2140, de Kim Stanley Robinson, c’est qu’avec le titre, on a déjà une bonne idée de quoi ça va parler. Ce qu’il y a aussi de bien, avec ce bouquin, c’est que ce n’est pas la seule chose de bien dedans.
Dans un avenir proche, mais mal défini, la Métaquine est la drogue-miracle, qui booste la productivité des cadres dynamiques, soigne les cyber-addicts, régénère les victimes d’AVC et calme les élèves turbulents. Trop beau pour être de vrai? C’est là tout l’enjeu du roman de François Rouiller.
Le moins que l’on puisse, c’est que je ne suis pas un grand fan des jeux massivement multijoueurs – oui, les fameux meuporgues qui fascinent tant la jeunesse d’aujourd’hui. Pourtant, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt Communities of Play, la thèse d’ethnographie de la chercheuse américaine Celia Pearce, qu’elle co-signe avec Artemesia, son avatar.
Elle s’appelle Chien du Heaume, elle est mercenaire et c’est son histoire que nous raconte Justine Niogret. Quelque part, c’est un peu tout ce que l’on saura vraiment sur cette protagoniste étonnante, femme de guerre dans un Moyen-Âge d’hommes.
Il est Adjaï, elle est Sélène ou une myriade d’autres personnes, pour une minute ou pour plusieurs années. Adjaï aux mille visages, héros éponyme du roman d’Aquilegia Nox, est un changelin, un doppelgänger, un changeur de forme qui essaye de survivre, voire de vivre dans un monde où son peuple est pour le moins mal vu.
Void Star, de Zachary Mason, c’est notre planète dans un avenir proche, mais mal défini – peut-être un siècle dans l’avenir, peut-être moins. Trois personnes, trois destins: Irina, spécialiste en intelligences artificielles, Thalès, fils d’un politicien brésilien et mathématicien de génie, et Kern, accro du parkour et du combat de rue sorti d’un bidonville par une voix mystérieuse au téléphone.
Qui était Ernest Gary Gygax? Les rôlistes, ne répondez pas tout de suite! Bon, d’accord: un peu tout le monde sait que Gary Gygax est le créateur de Dungeons & Dragons (D&D pour les intimes) et, partant, du jeu de rôle. Mais qui était-il vraiment? C’est à cette question que tente de répondre l’ouvrage de Michael Witwer, L’Empire de l’imaginaire (Empire of Imagination en VO).
Barne Mustii est un comptable. Pas vraiment le héros des légendes: il est harcelé par son patron, sa femme l’a quitté et il s’engueule tous les matins avec son miroir. Il faut aussi préciser que, dans le monde imaginé par Simon « Gee » Giraudot dans ce roman Working Class Heroic Fantasy, le miroir est magique, l’ex-épouse une elfe et le patron un gobelin.
Paris, 1935: des gagnants de la Loterie nationale meurent dans des circonstances étranges. Un trio de « gueules cassées » – des vétérans de la Grande guerre mutilés de la face – enquêtent, pendant que des scientifiques se livrent à des expériences étranges et que des agents étrangers conspirent dans l’ombre. Malheur aux gagnants, le dernier roman de Julien Heylbroeck, ressemble à du pulp, mais ça n’en est pas. C’est mieux que cela.
La Légion est un assemblage de vaisseaux-mondes qui naviguent aux confins de l’univers et qui sont en guerre les uns avec les autres pour récupérer les précieuses ressources qui permettront aux gagnants de survivre. The Stars are Legion, de Kameron Hurley, raconte comment deux femmes, Zan et Jayd, vont tenter de sauver ce qui peut l’être. Peut-être.
Cthulhu revient parmi les siens! Eh oui, le réveil du Dieu ancien et néanmoins poulpique est proche. Sauf que la clé de ce réveil est une jeune femme, Celle qui n’a pas peur de Cthulhu, et c’est l’histoire de cette derrière que nous narre le fort narrant Karim Berrouka dans son dernier roman.
Sérieux? Vous apprenez que Neil Gaiman a écrit un bouquin sur la mythologie nordique et vous ne vous ruez pas immédiatement pour l’acheter? Bon, j’avoue que, personnellement, il a fallu attendre que je tombe sur une édition poche à pas cher pour acquérir ce Norse Mythology.
Eh oui, encore un ouvrage de la collection Les Saisons de l’Étrange; ils ont l’avantage de se lire vite. Les Compagnons de Roland, signé François Peneaud, est une aventure pulp à grand spectacle. Au menu: aéronefs, superscience, pouvoirs psychiques, complots et années 1930!
Il y a quelques années, Thierry Crouzet a décidé de faire un break, de « débrancher ». Il en a profité pour écrire un livre sur le sujet, mais ce n’est pas de celui-ci dont je vais vous parler. En effet, il a aussi écrit « Ya Basta », un essai quelque peu pamphlétaire, manifeste pour l’autogestion en réponse à notre société actuelle.
De Paul Féval, écrivain français du XIXe siècle, on connaît surtout Le Bossu, mais il a également écrit des ouvrages d’épouvante, tel ce « Ann Radcliffe contre les Vampires », paru en 1875 sous le titre « La Cité-Vampire » et republié par les Moutons Électriques dans leur label Les Saisons de L’Étrange, précédemment mentionné.
Jan Marcus Bodichiev est détective privé. Il opère à London, capitale de l’Empire anglo-russe au tournant de l’an 3000 et c’est son histoire que Viat et Olav Koulikov racontent – le second ayant récupéré les carnets du premier, son père, qui fut son assistant et ami – dans Mémoires d’un détective à vapeur.
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