Auri: Those We Don’t Speak Of

Si je vous dis Tuomas Holopainen, Troy Donockley, ou Kai Hahto, il y a des fortes chances pour que vous pensiez immédiatement à Nightwish. Sauf que, dans le cas présent, Auri est un projet à part, beaucoup plus folk, comme le prouve leur deuxième album, Those We Don’t Speak Of.

Associés à la chanteuse Johanna Kurkela (épouse Holopainen à la ville), le trio propose une musique folk, certes, mais aussi très influencée par la musique de films symphoniques (la musique) et épiques (les films, mais la musique aussi du coup) et. Grosso-modo, on pourrait dire que c’est du Nightwish sans toutes les parties metal, avec des grosses inspis à chercher du côté de Clannad ou Enya.

Deuxième album du projet, Those We Don’t Speak Of – titre inspiré par le film The Village, là où le nom du groupe vient d’un personnage des romans de Patrick Rothfuss – n’est pas un gros album: dix pistes, cinquante minutes, aucun epic à l’horizon, seuls trois morceaux dépassent les six minutes.

Et malgré ce format très classique, un souffle épique balaie cet album. Bon, j’imagine qu’il faut être sensible au folk celtique, surtout quand celui-ci est revu et corrigé à la sauce hollywoodienne. Vu que j’ai un peu baigné dans le Mike Oldfield quand j’étais jeune, ça me va.

Puisque j’en parle, je signale que Those We Don’t Speak Of n’est pas vraiment proche des canons oldfieldiens. Peut-être dans l’esprit, mais pas vraiment dans la forme. En plus des inspirations citées plus haut, Auri propose plutôt une musique qui rappelle ce que Tuomas Holopainen avait créé avec l’excellent The Life and Times of Scrooge McDuck. Au reste, la patte du claviériste est très reconnaissable.

Le défaut de cet album est qu’il prend son temps. Il faut attendre le milieu de la deuxième piste, « The Valley », pour qu’il prenne vraiment son envol. Mais, tout de suite après cette mise en bouche, on est happé par les grands espaces évoqués par la musique d’Auri. Le mélange entre folk, pop-rock et musique symphonique fonctionne remarquablement.

Maintenant, c’est clair que ceux qui sont allergiques au côté « disney-metal » de Nightwish ont toutes les chances d’être également rebutés ici. Pour ma part, j’aime beaucoup. Peut-être pas au point de le mettre dans le top de l’année, mais il y a d’excellents passages dans ce Those We Don’t Speak Of.

Disons que pour finir l’année sur un album aussi feel-good que celui-ci (découvert via le blog Prog Female Voices) me paraît adéquat. Peut-être plus adéquat que mon actuel état de santé (devinez ce que j’ai reçu pour Noël?…). Mais, pour reprendre le titre d’un des meilleurs morceaux de cet album, « It Takes Me Places ».

Bonus: la vidéo de « The Valley »

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