Il y a vingt ans, je publiais un billet qui, s’il faisait la part belle à Milliontown, de Frost*, mentionnait également un album de Wolverine. Groupe qui vient de sortir son nouvel opus, Anomalies, après dix ans de silence.
Wolverine est une formation suédoise, fondée en 1995. Si, à ses débuts, elle était proche du death-metal, elle a évolué vers un metal progressif mélancolique, que l’on pourrait rapprocher de formations comme Katatonia, mais avec des aspects plus lyriques.
Anomalies est le cinquième album du groupe; comme mentionné, il arrive dix après son prédécesseur, Machina Viva, mais tout en restant dans sa lignée. Il compte neuf pistes, entre trois et sept minutes, mais surtout autour de six minutes et plus, pour une durée totale de cinquante-deux minutes.
Ce que j’appelle le metal progressif mélancolique est un genre qui a fini par me lasser. J’ai du mal à m’enthousiasmer pour ce genre de groupes, peut-être parce que leurs albums tendent à être un peu lents, un peu mous – pas très metal, en somme. En plus, ils ont souvent tendance à se ressembler. Je ne vous cacherai pas que Wolverine a un peu ce souci – mais un peu seulement.
Anomalies ressemble en effet beaucoup à Machina Viva, sauf pour un format plus classique. Il se démarque cependant du genre, d’une part par des compositions tendues par une intensité certaine, d’autre part par la voix de Stefan Zell, qui joue sur un registre nettement plus lyrique que de coutume. L’album comporte également quelques accélérations bienvenues (« Nightfall ») et aussi quelques pistes plus surprenantes (« Circuits »).
Wolverine a clairement du métier: musiciens solides, sens de la composition et de la mélodie. Et si, après dix ans d’absence, on aurait pu s’attendre à une baisse de régime ou un changement de direction, Anomalies continue dans la même lignée. Ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose: rien une change, mais comme c’était très bien avant, c’est toujours très bien maintenant.
J’ai récupéré l’album lors de mon passage à Paris, mais il est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la lyric-video de « A Perfect Alignment »
(Et est-ce que j’ai re-re-regardé la bande-annonce de Deadpool & Wolverine pendant que j’écrivais cette chronique? Vous n’avez aucune preuve!)


20/07/2026 at 11:13
Damned ! Déjà que Katanonia ne décolle pas, là, c’est juste mortellement soporifique.
Je passe mon tour 😉
20/07/2026 at 13:50
Étonnant, parce que de mon point de vue, Wolverine est quand même plus nerveux que Katatonia.