Ça faisait un moment que je cherchais à me trouver les premiers albums de Black Sabbath à pas cher. Finalement, j’ai pu trouver le premier, communément appelé Black Sabbath, et le troisième, Master of Reality, à un prix « normal » (= cher). Ce n’est pas idéal, mais bon.

Bon, Black Sabbath: groupe britannique, pionnier du doom et du heavy-metal en 1970. La base. Dans le cas présent, on est sur les débuts du groupe, avec une musique qui a certes ses qualités propres, mais qui rappelle le blues, le hard-rock, le psychédélique et plein de trucs encore.

Ces deux albums paraissent à des dates très rapprochées: 1970 pour Black Sabbath, 1971 pour Master of Reality (avec Paranoid entre les deux, début 1971). Tous deux ont des formats similaires: environ trente-cinq minutes, sept ou huit pistes entre trois et six minutes (sauf « Warning » sur le premier, dix minutes au compteur, plus deux « virgules » sur le second). Précisons aussi que les CD que j’ai écoutés datent de 2016 et 2009, respectivement.

Je ne vous cacherais pas que j’appréhendais un peu ces écoutes. D’autant qu’au final, comme je le craignais, je ne suis pas particulièrement retourné. Disons plutôt que le moi de 2026 n’est pas retourné; je pense que la temporalité est un élément clé ici. En 1970-1971, c’est sans doute un son révolutionnaire.

Et, pour être franc, il y a quelques passages qui laissent voir ce côté – littéralement – inouï pour l’époque. Sur Black Sabbath, le morceau-titre ou « Sleeping Village » sont impressionnants. Par contre, il y a d’autres pistes qui tirent plus sur le blues lent (il y a même de l’harmonica…) et ça, c’est nettement moins ma came.

Master of Reality est nettement plus lourd que son prédécesseur. Je le trouve plus impressionnant, plus moderne. J’ai par exemple été étonné d’entendre dans « After Forever » un riff que l’on retrouve dix ans plus tard dans le « Wrathchild » d’Iron Maiden. Le groupe a eu deux albums pour affiner son identité et ça se ressent.

Donc, oui, Black Sabbath est sans doute un groupe important. Mais, cinquante-cinq ans après leur sortie, j’ai du mal à m’enthousiasmer pour ces deux albums, Black Sabbath et Master of Reality. Quelque part, Born Again m’a plus impressionné… Ça m’attriste un peu, mais ça ne m’étonne pas outre mesure. Au moins, maintenant, je sais.

Bonus: la non-viéo de « Children of the Grave »

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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