Ah, c’est enfin octobre et la saison d’OctoG… euh, attendez. Non, on est en mai! Mais alors, pourquoi c’est déjà OctoGônes 2026?
En très résumé, surtout parce que je ne connais pas trop les détails, la raison en est que la salle historique de la convention lyonnaise, le Double Mixte, est en cours de rénovations. Bon, là, je crois savoir qu’en fait de rénovation, ça veut surtout dire « on rase tout et on repart sur des bases saines ». Ce qui, entre nous, n’est pas du luxe. Mais qui a pour conséquence que la convention a dû se trouver un autre lieu et, partant, des nouvelles dates.
Ce lieu, c’est Eurexpo: un grand centre d’exposition moderne, situé non loin de l’aéroport de Bron. Ce qui a ses avantages, mais aussi des inconvénients.
Premier point: ce nouvel espace est grand. Probablement plus grand que les deux étages du Double Mixte utilisés en 2025, avec en plus l’avantage d’être sur le même plan: plus besoin de s’embêter avec des escaliers étroits (voire brinquebalants) pour passer de l’un à l’autre. Ce qui signifie qu’il est plus aéré et qu’il y a aussi plus d’espace pour circuler entre les stands, ce qui est très appréciable, surtout le dimanche familles-poussettes.
Le plus grand espace a également un impact sur le bruit, qui m’a paru moins fort que lors des éditions précédentes. Je pense que les panneaux en bois sur les murs doivent aussi aider sur ce point. Par contre, le système d’appel par hauts-parleurs aurait nécessité un réglage plus pointu: il était très fort! Je veux dire, j’ai l’habitude des concerts de black-metal à ras les enceintes et même pour moi, c’était fort. Et pour au moins un quart des personnes autour de moi, c’était carrément douloureux.
Mais je dirais que le plus gros défaut de ce nouvel emplacement, c’est qu’Eurexpo, c’est un peu loin de tout. Notamment du centre-ville et de ses restos sympas (oui, ça veut dire que je n’ai pas pu avoir une andouillette et je suis un peu frustré). Et des hôtels, aussi. C’est accessible par tram, mais celui-ci était régulièrement bondé (et surchauffé pour cause de températures estivales).
Avec les collègues de 2D Sans Faces, nous avons de nouveau squatté un bout de stand chez centSucres, avec notamment les gens des Éditions John Doe. On n’avait pas un gros espace, mais objectivement on n’avait pas énormément de trucs non plus. Depuis que Tigres Volants a été retiré du catalogue, y’a quand même beaucoup moins de bouquins. Mais notre activité était surtout concentrée sur La Collection Maxbrown, de l’ami Pierre Saliba (laquelle avait gagné un prix l’année passée) et sur les futurs projets, comme Les Contes du Soleil couchant (bientôt, promis), La Noiressence et Erdorin:2300.
J’ai mené la bagatelle de quatre parties, mais c’étaient des scénarios courts, d’une heure et demie. C’est un format que nous avions développé pour ce genre d’événement, plus « salon » que « convention de jeu de rôle ». L’intérêt est que les gens hésitent moins à tester un truc vaguement inconnu sur nonante minutes plutôt que sur trois-quatre heures. Et, bonus, c’est aussi moins fatiguant pour les meneurs de jeu; le brouhaha avait beau être moins intense, à la longue ça fatigue quand même.
Mais OctoGônes a aussi été l’occasion de retrouver plein de gens, et notamment de ceux que l’on croise rarement en vrai. Des gens comme l’équipe de Lapin Marteau (même si, avec Coralie, j’ai surtout causé prog-metal), Gianni dans la team Runequest, Hervé, Yann et une palanquée de fans de Tigres Volants (ceux qui ne sont pas morts). Et, plus globalement, tous les gens avec qui j’ai joué et qui ont accepté mes délires avec bienveillance – et parfois un enthousiasme qui faisait un peu peur.
Par contre, il va vraiment falloir commencer à faire quelque chose contre les produits en IA générative. Notamment un stand qui ne proposait que ça et, en plus, en mode full plagiat. C’est moche. Vous allez me dire que je suis encore trop sur mon truc, mais ce n’est pas MON truc, c’est le truc de tous les créatifs. Et s’il y a un truc sur lequel OctoGones devrait s’améliorer, c’est d’avoir une politique claire sur ce sujet.
(Et, par « politique claire », j’entends « dehors! »)
Sur un sujet plus amusant, il y avait aussi l’Opération Mémère; je n’en dis pas plus, elle se reconnaîtra (et elle va probablement se dénoncer elle-même).
Bref, c’était bien. Crevant, mais bien. On ne se fait pas plus jeunes et, même si je me suis réservé des temps de repos raisonnables, trois jours dans la foule, entre dés, t-shirts de metal, bière (artisanale), c’est intense. En plus, j’avais une pointe de frustration (oui, une autre) pour cause de cerveau à trou: j’avais oublié la lanière de mon appareil photo et, moins pardonnable, mon ordi portable (et aussi le câble pour charger mon téléphone, tant qu’à faire…).
Mais je ne peux m’en prendre qu’à moi-même et certainement pas à l’organisation d’OctoGônes, qui (hormis les quelques bémols sus-mentionnés) a une fois de plus été au top (rien n’a pris feu).


26/05/2026 at 11:05
Tu as oublié le salon de Crossfit à côté ! Amusant de jouer à qui va où dans le Tram. Bon en vérité c’était assez facile quand on regardait… Les tee-shirts geek d’un côté et les tenues de sport de l’autre (sans parler des tours de taille et je m’inclus dans le lot )
26/05/2026 at 13:58
Il y a eu quelques points de contact entre les deux salons.
26/05/2026 at 16:33
On pourrait aussi nettement faire un hyrox spécial Geek, sauf que dans les stations on fait du combat gaulois, du combat de sabre lasers, du combats de cannes, des exos de discretion GNistes etc. 🙂
26/05/2026 at 16:46
Vu que j’ai même tendance à me faire mal en roulant à vélo, je pense que je vais en rester à la partie ludique.