Résumé des épisodes précédents: Green Carnation, formation de metal progressif ayant connu une histoire plutôt agitée, s’est lancée dans une trilogie intitulée A Dark Poem, dont la deuxième partie, Sanguis, vient de sortir.

Green Carnation est né en Norvège en 1990. Elle a connu des splits, des hiatus, des changements de style et d’autres péripéties. Aujourd’hui, elle propose un metal progressif très mélodique.

Sanguis est donc la deuxième partie de la trilogie A Dark Poem. Si la version numérique compte sept pistes (la septième est une version abrégée de la première), l’album en lui-même est plus court – très court, même: trente-sept minutes. Quatre titres durent entre quatre et cinq minutes, un cinquième fait sept minutes et le morceau-titre ouvre l’album sur neuf minutes.

En général, dans une trilogie, la pièce centrale est celle qui a le plus de risque d’être qualifiée de « ventre mou ». Et, pour être franc, c’est un peu l’impression que j’ai avec Sanguis.

Déjà, sa brièveté est surprenante – même s’il n’est somme toute pas beaucoup plus court que son prédécesseur. Mais surtout, les compositions me semblent beaucoup plus contemplatives. Oui, ça veut dire « lent ».

Alors, certes, il y a des titres bien rentre-dedans, notamment les deux longues pièces de l’album, « Sanguis » et « Fire in Ice », plus « Sweet to the Point of Bitter », le premier attaquant avec des sonorités de claviers prog vintage qui fonctionnent plutôt bien, et casant même quelques growls, pour faire bonne mesure.

Mais pour les autres pistes, je suis moins enthousiaste. Je veux bien que, dans un album, il y ait un mélange de moments forts et de respirations, mais là… ben j’ai l’impression que ça respire beaucoup. Et moi, au final, je m’ennuie un peu.

Après, c’est clairement une question de goûts: il y a des gens pour qui ce genre d’équilibre passe très bien et qui apprécieront Sanguis pour ce qu’il est. Quant à moi, j’attends ce que Green Carnation nous prépare pour le troisième album. En espérant un final à la hauteur.

L’album est sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo du morceau-titre

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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