Parmi les nombreuses chaînes YouTube que j’ai découvertes récemment, il y a celle de Horns Up, sur laquelle le présent album, Keys to the Palace, de Dessiderium, était recommandé comme une des découvertes death-metal de 2025.

Dessiderium, c’est, depuis 2011, le projet d’Alex Haddad, guitariste américain (il officie notamment avec Atheist). Il en est le seul membre et propose un death-metal mélodique progressif particulièrement secoué.

Keys to the Palace est le cinquième album de ce projet. Il dure un peu plus d’une heure et compte six pistes plutôt longues: la plus courte fait sept minutes et trois d’entre elles dépassent les dix minutes, jusqu’à seize pour le morceau-titre.

Je pense que la façon la plus simple – quoiqu’un peu lapidaire – pour expliquer la musique de Dessiderium, c’est « Devin Townsend, mais mélodeath ».

J’y retrouve en effet pas mal des éléments des débuts du Canadien fou (la période Ocean Machine), y compris dans les vocaux (quand ils ne sont pas saturés, s’entend) et certaines parties de guitares avec beaucoup de réverbération, très typiques. Dessiderium y ajoute des passages pur death-metal, mais avec aussi plus de claviers qu’Omnium Gatherum (c’est dire!).

Les deux styles s’accordent plutôt bien, mais Keys to the Palace a un côté prog, avec ses longues compositions et ses passages acrobatiques, qui rendent parfois l’ensemble plus indigeste qu’il ne devrait. Je veux dire, OK, ce ne sont pas les musiques les plus accessibles du monde, mais il y a des fois où j’ai l’impression que ça part un peu trop dans tous les sens.

Cela dit, il y a également des moments de pure brillance dans cet album et, globalement, Keys to the Palace est un plutôt chouette album. Je serai cependant moins enthousiaste que le collègue, parce qu’en toute honnêteté, Dessiderium ressemble quand même beaucoup à l’équivalent musical d’un fan-art de Devin Townsend. Mais ça reste un album tout à fait recommandable pour les amateur de metal progressif et de mélodeath.

L’album est disponible sur Bandcamp.

Bonus: la non-vidéo de « Dover Hendrix »

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Pour soutenir Blog à part / Erdorin:

Blog à part est un blog sans publicité. Son contenu est distribué sous licence Creative Commons (CC-BY).

Si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez me faire des micro-dons sur Ko-Fi, sur Liberapay, sur Patreon et sur Ulule.

Mastodon