World of Tanks: faites ce que je dis, pas ce que je fais

Ça fait plus d’un an que je me suis mis à World of Tanks. Oui, déjà. Et je suis toujours un joueur médiocre. Oui, encore. Ce qui ne m’empêche pas de commencer à comprendre quelques trucs.

Bon, quand je dis « médiocre », je relativise un peu. J’ai l’impression que, ces derniers mois, je commence à jouer un peu mieux. Ou moins mal. Mais bon, avec mes quinze mille parties et mon taux de victoire autour de 47%, je me débrouille. Il m’arrive de faire des parties très satisfaisantes.

Il fait voir que World of Tanks, sous ses dehors de battle royale pour chars d’assaut, n’est pas un jeu facile. Une quantité invraisemblable de paramètres rentrent jeu dans une partie. En général, ça tourne surtout au niveau des chars; il y a certes un équipage et de l’équipement, mais le tout peut se comprendre comme un bonus au char.

Cela dit, de mon expérience, le véhicule n’est pas forcément l’élément le plus important de la bataille. Oui, c’est important et j’y reviendrai, mais je dirais que ça l’est moins que la connaissance de la carte et l’appréciation de la situation.

La connaissance de la carte, c’est quelque chose de primordial à plus d’un niveau. Déjà, c’est utile de savoir quelle zone est plutôt utilisée par quel type de char, d’une part pour y aller soi-même et, d’autre part, pour savoir quelle mauvaise rencontre on peut y faire.

Typiquement, savoir quel buisson peut contenir le char léger qui va vous repérer ou le chasseur de char qui va vous balancer l’équivalent en quantité d’explosifs d’un train de marchandise. Si jamais, il y a dans le jeu un tuto d’exploration des cartes qui peut pas mal aider.

L’appréciation de la situation est peut-être encore plus importante. Déjà, World of Tanks qui – le plus souvent – se joue en 15 contre 15. Sauf que, souvent, le sens de l’équipe n’est pas vraiment là et on a l’impression de jouer à 1 contre 29.

Une erreur que je fais très souvent, par exemple, c’est d’oublier de vérifier si j’ai potentiellement du soutien. Je fonce comme un demeuré vers ma position préférée et, quand j’y arrive, je suis pris à partie par trois chars ennemis et le reste de mon équipe a pris une autre route.

Pour cela, la mini-carte est un outil à ne pas sous-estimer. Mettez-la le plus grand possible sur l’écran – même jusqu’à un quart, si nécessaire. Et regardez-la le plus souvent possible, pour vérifier si, par exemple, l’ennemi n’est pas en train de vous tourner.

Quelque part, la « vision tunnel », à savoir se focaliser sur un point et ne plus prêter attention aux alentours, est le pire ennemi du joueur en général et du joueur de World of Tanks en particulier.

Pour le jeu, Sir Havoc disait que les trois points les plus importants étaient, dans l’ordre, 1) survivre, 2) faire des dommages et 3) faire des kills. Ce qui est d’ailleurs assez bien reflété dans le système d’expérience, d’ailleurs.

Un point très important, c’est de savoir au début de la partie où on se situe par rapport aux autres. Le matchmaking – l’algorithme qui détermine la compositions des équipes – est l’objet des râlaisons les plus fréquentes dans le jeu.

Aujourd’hui, le pire qu’on peut rencontrer, c’est des véhicules de deux rangs supérieurs au sien, ce qui est déjà douloureux, mais il y a quelques années, on pouvait avoir un Maus (rang 10) face à un Renault FT17 (rang 1). Ouch.

Le fait est que savoir si on est dans le haut ou le bas du panier influence la manière de jouer. Si je me retrouve en haut, j’ai tendance à être plus agressif et, si je suis en bas, plus en retrait, en soutien.

Il y a d’autres éléments, bien sûr. World of Tanks est un jeu complexe en apparence et abominablement complexe quand on se penche dessus. Le choix de munitions, d’équipement, de consommables, de compétences de l’équipage, mais aussi la position, le camouflage, le champ de vision, les stratégies de tirs à travers les buissons, etc.

Un dernier point sur l’économie du jeu: à la base, World of Tanks est un jeu gratuit, mais dans les faits, une grande partie du jeu est fait pour inciter les joueurs à acheter des bonus: chars spéciaux, équipement, membres d’équipage, etc.

Ce n’est pas sale en soi; disons que, personnellement, je n’ai pas trop de problème moral à payer l’équivalent du prix d’un jeu « normal » pour des bonus. J’ai probablement dépensé plus sur Borderlands 2 ou sur Hearts of Iron IV que sur World of Tanks.

Si vous voulez vraiment joueur sérieusement, je vous conseille de commencer par acheter des « jours premium »: ça rapporte des bonus en expérience et en crédits, plus trois missions quotidiennes supplémentaires. Les chars premium aussi donnent des bonus aux crédits et à l’expérience.

Mais si on souhaite jouer en full gratuit, il y a pas mal d’événements en cours d’année qui permettent de gagner de l’équipement, des membres d’équipages, certains bonus, voire (plus rarement) des chars, et ce sans dépenser un rond – parfois même assez facilement. Un de mes chars préférés, le T-103 (en illustration), est un premium que j’ai acheté avec les obligations gagnées en jeu. Gardez un œil sur les informations du jeu.

Et aussi suivez les vidéastes spécialisés, il y a beaucoup de très bons conseils à y piocher.

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1 réflexion au sujet de « World of Tanks: faites ce que je dis, pas ce que je fais »

  1. Kid1 joue régulièrement (et maintenant qu’il a son PC de gamer, sur la vraie version), et il a beaucoup de plaisir, même si la compétition ne l’intéresse pas. Et je pense que c’est ce qui fait la force de ce jeu, c’est d’être ouvert à tous. Même si entre lui et Olivier, ils arrivent à râler sur les erreurs par rapport à la réalité…

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