Lors de ma chronique de leur précédent album, Mantiis, j’avais parlé d’Obsidian Kingdom comme d’un groupe capable d’incorporer à sa musique de multiples influences, du post-rock à l’électro, en passant par le death-metal. A Year with No Summer, leur nouvel album, confirme et amplifie cette tendance.
On a déjà vu des « Part One » sans « Part Two », mais ce n’est pas le parti-pris de Vanden Plas, qui vient de sortir Chronicles of the Immortals: Netherwold (Path 2), la suite de leur concept-album de métal progressivo-symphonique avec des vrais bouts de vampire dedans.
Amis du contraste, bonjour! Après un impressionnant The Flesh Prevails, il y a deux ans, Fallujah revient avec son death-metal atmosphérique, concrétisé sous la forme d’une nouvelle galette au visuel somptueux – pour dire, c’est mon fond d’écran au bureau, ce qui me vaut quelques regards bizarres de mes collègues pasteurs – intitulée Dreamless.
Les années 1980, c’était génial. Oui, je sais: d’une part, cela va complètement à l’encontre d’un mème populaire et, d’autre part, j’étais censé vous causer de Affinity, le nouvel album de Haken. Mais il y a un rapport, faites-moi confiance!
Après les Hâvres Gris de Tolkien, voici les Cieux Gris – Grey Heavens – de Omnium Gatherum! Rassurez-vous, vous avez échappé au jeux de mots sur les cinquante nuances. Encore que: comme on parle ici de death-metal mélodique, il y a des chances qu’on ait du brutal qui fait du bien.
Je suis toujours mystifié avec les albums de Ihsahn: je ne sais pas si c’est lui qui change constamment de style ou moi qui oublie d’un coup sur l’autre, mais ce Arktis. m’a une fois de plus pris par surprise avec un mélange détonnant de heavy-metal classique et de black-metal, avec un – gros – soupçon de progressif par-dessus.
Si vous croyiez que vous en aviez fini avec les incarnations bizarroïdes de metal cinématique, détrompez-vous: il me reste encore quelques OVNIs en réserve, à commencer par le nouvel album de Thy Catafalque, intitulé Sgùrr. C’est hongrois et c’est concept.
Le hasard a voulu que, sur ma playlist, Shores of the Asbtract Line, le dernier album de Hypno5e, suive directement les deux opus de Have the Moskovik dont je vous ai parlé hier et donne ainsi naissance à une longue plage cinématique. D’où cette chronique dos à dos.
Quand Clair & Obscur titre « du death progressif qui décoiffe » pour parler de Kardashev, un trio originaire de l’Arizona, ils ne mentent pas: sur la base de Peripety, album paru l’année passée, je confirme que ce qui me reste de cheveux est en train de passer un sale quart d’heure.
Après un premier album plutôt sympathique, j’attendais beaucoup de Æ Sense of Life, le nouvel opus du groupe suisse Ticket to the Moon. Trop, sans doute; non que celui-ci soit mauvais, mais il n’est pas exceptionnel, non plus. Il faudrait vraiment que j’apprenne à arrêter de m’auto-moubourrer…
The Art of Loss, titre du dernier album de Redemption, est un peu prémonitoire, hélas. J’ai l’impression, à son écoute, que j’ai définitivement perdu le Redemption de The Fullness of Time et de n’avoir plus qu’un groupe de métal progressif lambda et pas toujours très inspiré.
Et si l’avenir du rock progressif s’appelait Earthside? Ce projet, originaire de la Nouvelle-Angleterre, vient de sortir son premier album, A Dream in Static avec une palanquée d’artistes invités et, si le résultat est un chouïa inégal, quand il est impressionnant, il ne fait pas semblant!
Je suis faible. Notamment, quand on me propose, en service presse, un groupe originaire d’un pays exotique, je dis « oui » d’abord et j’écoute ensuite. C’est ainsi que je me suis retrouvé avec Theory of Mind, du groupe de death-metal émirati Svengali.
Il y a quelques temps – deux ans et demie, une paille – je vous avais servi une petite chronique sur la démo du groupe valençois Scarlean, qui balançait un métal progressif influencé par Tool, plutôt pas mal. Aujourd’hui, le groupe revient avec un premier vrai album, intitulé Ghost et ce n’est plus vraiment le même cierge qui pleure, comme on dit vulgairement.
Je ne sais pas trop s’il y aura jamais une version de Progressionsque je pourrai un jour considérer comme « finale », mais disons que celle que j’ai mise en ligne hier sur Wattpad est un bon candidat à ce titre.
Lorsque Dream Theater a annoncé son nouvel album, The Astonishing, les prog-heads de la planète ont doublement dressé l’oreille. D’abord, parce que Dream Theater et ensuite parce que le groupe américain annonçait un double album, trente-quatre pistes et deux heures et demie de musique.
Du défaut d’avoir un nom de groupe qui commence par un Z: il se retrouve automatiquement en bas de ma liste de lecture. Ce qui est très con, parce que ce ESC de Zierler est un putain de bon album de taré! Attention chérie, ça va poutrer!
En écoutant Solar Storm, le premier album des Norvégiens de Rendezvous Point, découvert grâce à une récente chronique de Neoprog, je commence à croire que Haken et Leprous ont eu un impact considérable sur le rock progressif contemporain.
Ce sont un peu les hasards des rézosocios qui m’ont mis sur la piste de ce concert de Sugarfields, dans la microscopique salle du Bouffon de la Taverne. Le nom est récent, mais les lecteurs se souviendront peut-être que j’avais chroniqué un concert de Primasch il y a un peu plus de deux ans: c’était le même endroit, au sous-sol de la Taverne de la République.
En écoutant l’album Her Halo de Teramaze, je me suis demandé qui pouvait bien faire un métal progressif aussi soigné et aussi bien foutu. Un rapide coup d’œil sur la chronique de Neoprog qui m’avait incité à m’y intéresser a confirmé mes soupçons: des Australiens. Encore. Y’a un nid.