Jupiter Hollow: Odyssey

Jupiter Hollow: Odyssey

Tiens, il me restait encore un EP dans ma besace: Odyssey, du jeune duo canadien de metal progressif Jupiter Hollow. Bon, pour être honnête, il est venu après les trois de samedi et par des chemins un peu détournés, vu que c’est un service de presse de Asher Media Relations. Et, comme j’ai plutôt bien aimé ce que j’écoutais, je me suis dit que j’allais me fendre d’une chronique complète.

Borealis: Purgatory

Borealis: Purgatory

Disons-le tout de suite: Purgatory, dernier album en date du groupe canadien Borealis, n’est pas l’album le plus original du siècle. La bonne nouvelle, c’est que s’ils inspirent très fort d’un groupe bien connu, ce n’est pas non plus le plus bateau du genre, puisque leur métal progressif énervé est très proche de celui d’Evergrey.

Last Scattering: Eidolon

Last Scattering: Eidolon

Recommandé par Clair et Obscur, j’avoue que l’album Eidolon des Canadiens de Last Scattering m’a surtout tapé dans l’œil pour son titre, me rappelant le Tryptique Milkweed. La musique y étant proposé étant une forme très chaotique de death-metal progressif, ça a effectivement des accents d’invocation en énochien.

Sarin: Burial Dream

Sarin: Burial Dream

Découvert via contact direct dans ma boîte mail – c’est beau, la gloire! – Sarin est un groupe canadien qui, avec Burial Dream, s’affiche dans le post-métal à la Isis/Cult of Luna. L’exercice est un peu casse-gueule, en ce que le genre a déjà été balisé dans les grandes largeurs par les deux pointures précités et quelques myriades d’autres, mais ces petits jeunes de Toronto se débrouillent plutôt pas mal.

Saga: Sagacity

Ah, Saga! Toute ma jeunesse… Du coup, quand sort un nouvel album, comme ce Sagacity, je suis de nouveau tout fébrile – et souvent un peu déçu. Mon problème, c’est que les Canadiens ont somme toute assez peu évolué depuis ces quinze dernières années. À l’écoute de cet album, j’en viens même à me demander s’il ne faut pas parler d’auto-pastiche.

“Il faudra repartir”, de Nicolas Bouvier

Eh oui, encore un livre de Nicolas Bouvier! Encore faut-il préciser que ce Il faudra repartir n’est pas à proprement parler un livre, mais une collection de ce que l’on pourrait appeler vulgairement des fonds de tiroir, publiés douze ans après la mort de l’auteur. Seulement, quand il s’agit de Nicolas Bouvier, je pourrais citer plusieurs auteurs qui n’arrivent pas, dans leurs ouvrages publiés, à la cheville de ses fonds de tiroir.

Et puis il y a de vraies curiosités, comme ce premier récit de voyage, écrit à 18-19 ans (en 1948) sur les routes d’une Europe encore marquée des stigmates de la guerre. À peine adulte, le style de Nicolas Bouvier – descriptif, parfois moqueur et attaché aux gens et aux lieux – point déjà, avec des sorties comme “les Français sont sans rivaux pour installer des garages dans des maisons Louis XIV.”

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Space Monster

Il y a le bon rétro-progressif et le mauvais rétro-progressif. Comme je n’aime pas être négatif, je ne dirai pas que l’album éponyme du groupe canadien Space Monster est dans la seconde catégorie, mais nonobstant le fait que c’est un premier album, je ne peux pas dire que je suis très impressionné par la performance.

En fait, le souci n’est pas seulement dans le côté “à la manière de” (enfin, si, aussi, un peu; mais bon, vous me connaissez, depuis le temps), mais surtout dans la production, qui donne l’impression d’écouter une cassette démo réalisée par un clone de Yes dans les années 1970. Même si, musicalement, il y a de bonnes idées, le son est plat, étouffé.

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Voivod: Target Earth

Il y a des sujets sur lesquels je suis clairement trop influençable: ainsi, lorsque Ghislain balance sur Twitter et Facebook que Target Earth, le nouvel album de Voivod, est trop bien, trop prog, trop tout, ma décision de l’acheter séance tenante a été prise. Bon, j’avoue aussi que cela faisait un moment que l’envie de tâter de ce groupe de métal légendaire me tenaillait.

Parce qu’avec plus de trente ans d’existence dans les franges les plus extrêmes du métal (trash et progressif), on peut parler pour cette bande d’excités québécois, de légende. Seulement le monde est plein de légendes qui ne m’intéressent pas et je dois avouer, malheureusement, qu’à l’aune de cet album, Voivod entre dans cette catégorie.

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Tumbleweed Dealer: Death Rides Southward

Mini-billet pour un mini-album: l’EP Death Rides Southward des Montréalais de Tumbleweed Dealer est arrivé dans ma boîte mail (à deux ou trois clics près) et, après quelques écoutes des trois morceaux disponibles en téléchargement gratuit, je dois dire que c’est plutôt prometteur.

Le groupe se définit comme stoner-psychédélique et, si l’on en croit l’historique sur le site de l’album, ça implique une grande quantité d’herbe-qui-fait rire. Mais comme c’est aussi de l’herbe-qui-fait-faire-de-la-bonne-musique, on leur pardonne.

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Godspeed You! Black Emperor: ‘Allelujah! Don’t Bend! Ascend!

Je dois avouer que, si j’aime bien le post-rock, je n’ai jamais été un grand fan d’un des plus illustres représentants du genre, Godspeed You! Black Emperor. Il faut un début à tout et, dans le cas présent, il s’agit du dernier album en date, sobrement intitulé ‘Allelujah! Don’t Bend! Ascend!.

Le collectif canadien, actif depuis plus de vingt ans (mais avec sept ans d’interruption entre 2003 et 2010), n’en est qu’à son quatrième album – cinq si on compte une cassette publiée en 1994 à 33 exemplaires… –, mais de l’avis des critiques, ce sont des albums qui marquent. Il faut aussi dire que c’est un groupe qui a essaimé en une multitude de projets divers.

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