Split, ou la vie de palais

Split, septembre 2015; Palais de Dioclétien
Cet article est le numéro 1 d'une série de 3 intitulée Croatie 2015

Je ne vous en ai pas parlé avant, parce que je préfère ne pas trop mentionner en public le fait que je suis loin de chez moi, mais je reviens d’une semaine de vacances. Spoiler: c’était bien.

Huit jours sur la Côte dalmate, entre Split et Dubrovnik: ses plages, ses eaux chaudes, son soleil… Sauf que comme nous sommes un couple de geeks, c’était surtout musées, sites archéologiques, balades dans les vieilles pierres et restos divers. Bon, et un peu de plage, aussi.

Par « entre Split et Dubrovnik », il faut comprendre « quatre jours à Split, quatre jours à Dubrovnik et un trajet en car entre les deux ». Le choix s’est fait un peu à l’arrache; la Croatie me tentait un peu et on a eu des tuyaux intéressants. Si on vous demande, c’est de la faute à Loris; si on ne vous le demande pas, je n’ai rien dit.

Donc, hop! un gros jet orange avec un service à bord toupourri plus tard, nous voici à Split. L’endroit est, au premier abord, une sympathique cité sur les bords de l’Adriatique, entourée d’îles. Il fait chaud et lourd, mais le premier soir, un gros orage vient poutzer tout ça et, pour le reste de notre séjour, le temps est agréablement chaud-mais-pas-trop.

Le côté le plus impressionnant de Split, c’est bien sûr la vieille ville. Il fait savoir que, par « vieille ville », on entend « le palais de Dioclétien ». Construit par l’empereur romain à la fin de sa vie, vers la fin du IIIe siècle de notre ère, il a été squatté par les habitants de la ville voisine. D’où un palais romain transformé, adapté, récupéré, upcyclé comme disent les barbus à la mode. On peut certes le visiter comme un musée (et un centre commercial), mais il est habité, vivant.

Le contraste est d’ailleurs saisissant quand on visite ladite ville voisine, Salone: 60 000 habitants du temps de sa grandeur, réduite à une petite bourgade, Solin, qui compte aujourd’hui 15 000 âmes. Pour l’époque, c’est un peu comme si Lyon disparaissait pour être remplacée par Villeurbanne, ou Londres remplacé par Oxford (ce qui, en y repensant, est exactement ce qui arrive dans l’univers de Tigres Volants en 1992).

Comme souvent, quand on est rôliste, on trouve dans l’histoire des lieux des inspirations qui paraîtraient à peine crédibles si on les écrivaient telles quelles dans un contexte de jeu de rôle.

C’est d’ailleurs un peu dommage, en visitant le site de Salona Antica, de constater que, pour une capitale majeure de l’Empire romain, il n’est pas vraiment mis en valeur. Certes, ce n’est pas Pompei non plus, mais le terrain est immense et très mal balisé – au point que nous n’avons jamais pu trouver comment accéder au théâtre et au forum. De façon générale, en dehors du palais de Dioclétien, les vestiges archéologiques ne sont d’ailleurs pas très bien mis en valeur.

Nous avons également profité de ce que la région est réputée pour ses sites pour tenter de faire de la plongée. Enfin, j’ai tenté de faire de la plongée: ma dame a déjà une certaine habitude de la chose. Moi non. Disons les choses ainsi: dans l’absolu, la plongée est une activité qui n’est pas immédiatement évidente pour un grand anxieux qui a des problèmes de respiration. Ce n’est pas que ce n’est pas fait pour moi, mais plutôt moi qui ne suis pas fait pour ça.

Ah, et les tenues moulantes, ce n’est pas mon truc non plus. Mais ça, je m’en doutais un peu.

J’ai beaucoup aimé Split. C’est touristique, mais pas trop: même dans la vieille ville, on peut trouver des coins sympas. On y mange bien – si on n’est pas végétarien – et pour pas très cher. Il y a aussi du wifi sur la plupart des grandes places, mais avec des débits plutôt poucraves.

J’en ai profité pour tester une astuce de photographe: si on veut faire de belles photos, il faut se lever tôt. Je me suis donc réveillé à six heures du matin pour aller déambuler dans les rues du palais et, effectivement, c’est bien plus sympa quand tous les touristes sont en train de roupiller.

Vous pouvez retrouver mes photos de Split et de Salona Antica sur Flickr, sous licence Creative Commons.

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La route dalmate

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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