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Sound of Contact: Dimensionaut

C’est par la recommandation du site Néoprog, découvert récemment, que je me suis intéressé à Dimensionaut, premier album de Sound of Contact, groupe britannique emmené par Simon Collins (qui, comme de bien entendu, chante et joue de la batterie), qui prouve qu’on peut être fils de et ne rien devoir à personne.

Enfin, question talent, parce qu’au niveau musique, il y a quand même beaucoup d’inspirations multiples. Si on peut difficilement manquer les références à Genesis, on trouvera également d’autres grands noms du rock progressif (Yes et Pink Floyd) ainsi des touches de Police ou d’Asia.

En fait, Dimensionaut semble viser une synthèse du prog et du AOR des années 1980. J’en connais qu’une telle comparaison fera fuir plus sûrement qu’une rétrospective Yvette Horner.

Pour ma part — et toute nostalgie mise à part — je trouve l’alchimie plutôt réussie. Sound of Contact ne réalise peut-être pas l’album parfait (il y a quand même un gros “ventre mou”), mais il livre quelques très belles pistes.

Par exemple, le yessien “Sound of Contact” qui ouvre l’album avec des harmonies vocales enchaîne sur l’exceptionnel “Cosmic Distance Ladder”, puis sur un “Pale Blue Dot” que n’auraient pas renié Asia ou Toto. D’ailleurs, de façon générale, les enchaînements et la reprise de thèmes tout au long de l’album semble indiquer une volonté de concept.

Quand je parle de ventre mou, je suis un peu méchant, mais les morceaux qui suivent s’enquillent facilement, mais marquent peu (à part peut-être “Remote View”) avant le grand tableau final, “Möbius Slip”, apothéose prog pour conclure l’album.

On pourrait reprocher à Dimensionaut de manquer de génie propre ou d’être trop pop et pas assez prog. Personnellement, je trouve que cette alchimie pop/rock/prog est ce qui fait une bonne partie de l’attrait de cet album. Ça ne fonctionne certes pas à tous les coups, mais c’est plutôt convaincant dans l’ensemble.

Ce n’est pas forcément nécessaire d’être un enfant des années 1980 pour apprécier cet album, même si je suppose que ça aide. Je le recommande chaudement à ceux qui cherche du rock intelligent et bien construit, progressif ou pas

En bonus, la vidéo officielle de “Cosmic Distance Ladder”, qui est à mon avis le meilleur morceau de l’album, ainsi que “Not Coming Down”, qui est moins enthousiasmante, mais peut-être plus représentative.

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