Quantum Fantay: Yemaya Orisha

Accrochez-vous à votre réserve de psylocibes, éteignez la lumière et allumez les ultraviolets, allongez-vous confortablement: le groupe belge Quantum Fantay est de retour avec Yemaya Orisha pour vous emmener aux limites de l’espace-temps et de la conscience!

D’accord, le space-rock de Quantum Fantay est probablement un des trucs les moins originaux qui existent. Surtout si on connaît Ozric Tentacles (ou, pour les encore plus anciens, Hawkwind), on est terrain ultra-connu: rock instrumental entre prog et world-music, saupoudré de claviers planants et sonorités électro diverses.

Yemaya Orisha, huitième album du groupe, ne compte que cinq pistes, mais vu qu’elles durent entre sept et treize minutes, on atteint facilement trois quart d’heure. Ce qui est loin d’être excessif, tout en restant satisfaisant.

Au reste, « satisfaisant » est un épithète qui s’applique fort bien à la musique de Quantum Fantay. Comme mentionné, ce n’est pas très original vis-à-vis du genre, mais, d’une part, c’est super bien fait et, d’autre part, c’est un style musical qui est vraiment très dépaysant.

Quantum Fantay est passé maître dans l’art d’empiler des couches et des couches de musique, un peu à la façon d’un post-rock ultralumineux. Ainsi, les sonorités afro-orientales, électroniques, rock et autres s’entremêlent pour former une tapisserie musicale très riche, sans perdre de la lisibilité.

La maîtrise du groupe dans ce registre est très notable sur « Riddles of the Sphinx » et surtout sur « Serra da Estrela », la dernière piste de l’album. Mais, fondamentalement, un peu tout l’album est de très haut niveau.

Je n’irais pas jusqu’à dire que Quantum Fantay transcende ses glorieux modèles britanniques, mais il s’érige depuis pas mal d’années en digne successeur du space-rock instrumental à la Ozric Tentacles. Yemaya Orisha n’apporte pas grand-chose de nouveau au genre, mais c’est un album de très bonne qualité; vous pouvez le retrouver sur Bandcamp.

Bonus: la non-vidéo de « Gemini Flower »; désolé, mais je n’ai rien trouvé d’officiel

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3 réflexions au sujet de “Quantum Fantay: Yemaya Orisha”

  1. Ozric Tentacles a toujours été pour moi un groupe inaudible. Étonnamment, Quantum Fantay qui lui ressemble énormément arrive jusqu’à mes oreilles sans trauma, et même avec un certain plaisir. Je ne sais à quoi c’est dû, mystère.

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    • Ça, je dois dire…

      Personnellement, si je prends deux morceaux au hasard, je serais à peu près incapable de dire si c’est d’Ozric, de Quantum Fantay, d’Hydria Spacefolk ou d’un autre groupe de ce genre – à moins de le reconnaître, bien sûr.

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      • Ozric est peut-être plus électro, je ne sais pas. Mais probablement que si tu me soumettais en aveugle un titre, je serai incapable de dire de qui il est. Si je le trouve sympa je répondrais Quantum Fantay, c’est ce que l’on appelle être impartial 😉

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