Nektar: Time Machine

Encore un album ramassé un peu au hasard lors de ma dernière visite au rayon prog de Gibert Musique, à Paris: Time Machine, de Nektar. Une semi-vieillerie à plus d’un terme. Un peu comme moi, quoi.

Nektar est un groupe de rock progressif. Il a déjà la particularité d’être né en Allemagne, à la fin des années 1960, mais composé de musiciens anglais expatriés à Hambourg. La formation a connu un hiatus entre 1982 et 1999 et son fondateur, Roye Albrighton, est décédé en 2016, mais deux versions du groupe (une basée aux USA et une en Allemagne) continuent à exister.

Time Machine est le treizième album studio du groupe, sorti en 2013. Il compte dix pistes, dont quatre entre huit et dix minutes, pour une durée totale de soixante-huit minutes.

Une des raisons pour lesquelles j’ai pris cet album, c’est un peu aussi pour me faire une culture. Nektar, c’est un de ces groupes de prog des seventies qui, sans être dans les grosses têtes d’affiche de l’époque, ont quand même une certaine réputation.

Du coup, j’ai débarqué dans cet album un peu sans savoir à quoi m’attendre. D’autant qu’avec ces groupes très anciens qui font un retour trente ou quarante ans après avoir été à leur plus haute notoriété, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur. Il y a des exceptions, comme Starcastle. Mais qu’en est-il ici?

Disons qu’il y a du bon et, sinon du moins bon, du moins du plus WTF. J’en veux pour preuve la juxtaposition des deux premières pistes, le très prog « A Better Way » suivi du « Set Me Free, Amigo » et ses sonorités mexicaines clichées. Il va sans dire que je suis largement plus convaincu par le premier que par le second.

Le truc c’est que, dans l’absolu, Time Machine est plus proche du prog tendance classic-rock des années huitante (genre Asia). Mais il y a aussi des grandes disparités entre les pistes.

Globalement, j’aime bien, mais ça n’est pas renversant d’originalité. Il y a également quelques faiblesses – je ne voudrais pas salir la mémoire de Roye Albrighton, mais sur cet album, sa voix me semble parfois très fatiguée. Certaines compositions ne sont pas non plus toujours très inspirées.

Mais il faut avouer qu’à l’époque de ce Time Machine, Nektar a encore de beaux restes. Surtout sur les pistes les plus longues et les plus prog. Maintenant, ce n’est pas forcément un album que je vais recommander avec enthousiaste: il peut plaire aux amateurs de prog à l’ancienne ou à ceux qui se demandent comment « sonne » un groupe actif depuis plus de quarante ans.

Time Machine est disponible sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo du morceau-titre:

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1 réflexion au sujet de « Nektar: Time Machine »

  1. Ce groupe n’est pas franchement du nectar justement. Je dois avec quelques vieilleries d’eux à la maison mais je n’ai jamais accroché. Encore moins aujourd’hui fatalement.

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