Si je vous dis que Amnesia, le nouvel album de Monosphere, est du post-metal qui tire vers le prog, ça ne devrait pas vous étonner: les deux genres ont depuis longtemps des accointances prononcées.
Formé en 2015, Monosphere est un quatuor originaire de la région de Mainz, en Allemagne. Il se définit comme post-metal atmosphérique, mais comme mentionné, il comporte également des fortes influences prog, des éléments électro assez marqués et même quelques touches de black-metal.
Amnesia est le troisième album du groupe. Il dure quarante-deux minutes. Ses neuf pistes varient fortement en taille, avec cinq titres entre trois et cinq minutes, deux « virgules » de moins de deux minutes et deux semi-epics entre huit et dix minutes.
Comme beaucoup de formations qui opèrent dans ces parages musicaux, Monosphere joue énormément la carte du contraste. Ses compositions comportent des parties agressives, brutales même, où tout est saturé, même les silences, mais également des passages beaucoup plus atmosphériques.
Et si la plupart des titres ont une taille raisonnable, leur construction ne manque pas de complexité. Je citerais par exemple « Nadir » ou « Idiomorph ». Le fait est aussi que plusieurs des titres s’enchaînent, ce qui donne également à Amnesia un impression de long cours, voire de concept-album.
Si vous suivez un petit peu mon actualité, vous savez que cette chronique ne doit rien au hasard et que j’ai récupéré cet album après le concert où Monosphere ouvrait pour Between the Buried and Me.
(Oui, promis, le live-report vient bientôt).
Et si, comme c’est souvent le cas dans ce genre de style musicaux, la prestation live du groupe valait plus par son énergie, ce que j’y ai entendu m’a paru suffisamment intéressant pour que je me penche sur Amnesia.
Et je ne le regrette pas. Il faut accrocher au style souvent très agressif de la musique (et notamment des voix saturées), mais c’est techniquement irréprochable et les contrastes musicaux fonctionnent très bien.
Amnesia est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la vidéo de « Idiomorph »


23/03/2026 at 09:12
Il est tout simplement énorme cet album, j’adore !
23/03/2026 at 09:13
Tu l’avais chroniqué? Je ne me souvenais pas l’avoir vu passer chez toi.
23/03/2026 at 09:33
La chronique est enregistrée, mais elle ne sortira pas avant 15 jours.