Pour ce nouveau Cabinet des Curiosités, je vais vous parler des Suisses de Circus et de leur album Movin’ On, découvert par une source inhabituelle: les forums prog de Reddit. Je n’en avais jamais entendu parler auparavant et cet album est probablement le meilleur moyen de les découvrir.
Quatuor originaire de Bâle, Circus a été fondé en 1972 et va sortir trois albums studios et un live entre 1976 et 1980. Ils proposent un rock progressif teinté de jazz et de folk, avec une foule d’instruments, dont de la flotte et au moins deux types différents de saxophone.
Avec sa pochette au design très moderne, Movin’ On, sorti en 1977, est le deuxième album du groupe. Il dure quarante-cinq minutes, dont la dernière piste prend la moitié. Les quatre autres titres durent entre quatre et huit minutes.
Comme mentionné initialement, j’ai pris cet album un peu à l’aveugle. Je croyais avoir une assez bonne connaissance de la scène prog suisse, mais Circus était un nom qui m’était complètement inconnu et je ne savais pas trop à quoi m’attendre.
Musicalement, Movin’ On est un album qui est très nettement dans les années septante. Mais ce qui m’a le plus marqué à son écoute, c’est à quel point le son est clair. Bon, j’avoue qu’il s’agissait là d’un remaster datant de 2021, mais je dois souligner que le travail est remarquable et le mix très propre.
Je retrouve, dans les compositions, des éléments qui me rappellent un peu Jethro Tull, mais aussi Supertramp (l’album est contemporain de Even in the Quietest Moments). Quoi qu’il en soit, ce sont des titres plutôt complexes, avec des instrumentations élaborées (et peu conventionnelles: du saxophone, pas de claviers, peu de guitares).
À signaler « Dawn », l’instrumental de près de huit minutes, et le morceau-titre, l’epic de plus de vingt-deux minutes qui clôt l’album. Deux points d’orgue pour un album qui, dans l’ensemble, est de très haute tenue.
Il faut certes être sensible à cette scène musicale des années septante et, dans le cas de Circus, à sa frange plus expérimentale. Movin’ On est à mon avis un joyau méconnu de cette époque, qui ne devrait pas manquer d’intéresser les amateurs de rock progressif les plus exigeants.
Bonus: « The Bandsman », premier titre de l’album


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